‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 284 sur 312 · Ibid., fol · texte numérisé non relu

Ibid., fol

pontife auquel on attribuait une part dans sa guérison, avait perdu toute sa confiance. Elle ne le croyait plus quand il lui apparaissait pour lui annoncer une vision surnaturelle ; elle ne le croyait plus, parce que, de son vivant, il Tavait déçue, il lui avait menti ^ Benoit Xlll lui-même, dont elle avait reçu tant de marques d'intérêt, était blâmé de n avoir pas promis d*une façon claire et nette d abdiquer au cas où son rival, le pape de Rome, voudrait en faire autant ^. On voit que la recluse ne se laissait guère tromper par les engagements illusoires que Benoit XIII avait consenti à prendre, pour apaiser ses adversaires, le 10 avril précédent 3.

Enfin Marie Robine avait perdu probablement jusqu'à Tespoir de modifier la conduite de la royauté. Déjà, si le gouvernement persévérait dans sa politique, elle voyait la France devenir la proie de TAntéchrist ^, des flots de sang couler à travers le royaume et Tinsurrection victorieuse jeter Charles VI à bas du trône ^. Une de ses dernières paroles semble avoir été une prédiction de Tanéantissement de la capitale ^.

En proie à ces sombres pressentiments, Marie Robine expira le 16 novembre 1399. Elle avait eu le temps d'afHrmer une dernière fois, devant la mort, la réalité et l'origine divine de ses révélations ^.

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