‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 286 sur 312 · Pièces justificatives^ II · texte numérisé non relu

Pièces justificatives^ II

2. P. Lanéry d'Arc, Mémoires et consultations en faveur de Jeanne d'Arc par les juges du procès de réhabilitation (Paris, 1889, in-S"), p. 400, 402, 418, 450, 451, 453.

3. « Hec igitur omnia et alias revelaliones quas Maria tradidit, ips* posait correctioni S. matris Ecclesie... » (Ma. cité, fol. 128 t^,)

JE4NNE d'arc ET LA PROPHÉTIE DE MARIE ROBINE 463

même précisément la vision au cours de laquelle la recluse crut recevoir, pour la première fois, des instructions à l'adresse de Charles VI K Ces instructions étaient relatives aux moyens de terminer le schisme ; mais rien n'empêche de supposer qu^elles avaient également trait aux moyens de sauver le royaume, et Tannonce de la vierge guerrière et libératrice a pu y trouver place à côté des recommandations d'ordre purement religieux. Une rédaction plus complète des révélations de Marie Robine dans laquelle se trouvait le récit de cette vision a pu exister et parvenir à la connaissance de Jean Erault. Ou encore Texaminateur de Poitiers a pu recueillir, à cet égard, un renseignement oral.

Nous n'avons, ce qui est fâcheux, aucune donnée certaine sur la personnalité de Jean Erault. Si pourtant il se confond, comme il y a lieu de le croire, avec un certain Jean Héraud du diocèse de Clermont, il aurait commencé vers 1393 à étudier en la faculté de théologie de Paris ^. Sa présence dans la capitale au moment de la visite qu'y fit Marie Robine, en 1398, lui aurait^ en ce cas, permis de se renseigner sur le langage tenu au roi par la voyante avignonnaise.

Quoi qu'il en soit, et dans Tétat actuel de nos connaissances, il est difficile de dire si les prophéties de Marie Robine purent, en 1429, fournir un argument plausible en faveur de la vocation patriotique de Jeanne d'Arc ^.

Noël Valois.

1 . « Faciat unionem in Ecclcsia per média illa que ego ei per te alUts mandavi. » {Ibid.y fol. 115 r«.)

2. H. Denifle, Chartularium UniversUalis ParisiensiSy t. IV, p. 89.

3. Plusieurs auteurs se sont figuré que les révélations de « Marie d'Avignon » avaient été faites, non à Charles VI, mais à Charles VII lui-même. Cette erreur a passé de ï Histoire générale de France de Scipion Dupleix (Paris, 1629, in-fol., t. II, p. 829) dans Les mémorables journées des François du P. Antoine Gérard (Paris, 1647, in-4°, p. 13J) et jusque dans l'i/istoire de France de Henri Martin (t. VI, p. J36). On a même été jusqu'à prétendre que le souvenir de cette prédiction avait été évoqué par le roi à Chinon, lors de la première annonce de la venue de la Pucelle (Baudot de Juilly, Histoire de Charles VII, Paris, 1697, in-12, t. I, p. 336; Rapin de Thoyras, Histoire d'Angleterre, la Haye, 1724, in-4®, t. IV, p. 57; marquis de Cambis-Velleron, Annales historiques d'Avignon ; ma. 2779 d'Avignon, fol. 32 v«).

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