‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 302 sur 312 · De Rossi, Inscriptiones, t. I, p. vu, note · texte numérisé non relu

De Rossi, Inscriptiones, t. I, p. vu, note

MéUnget Paul Fabre. 31

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tion : ne leur demandons pas de les décrire, ils en seraient incapables, tant leur attention est absorbée par d'autres spectacles. Les sépultures des martyrs d'abord, les ruines antiques ensuite : voilà ce qui frappe les pèlerins qui se succèdent, des siècles durant, dans la Ville Eternelle. Les créations des papes n'arriveront jamais à égaler dans leur estime les glorieux souvenirs de l'Empire romain. Obélisques et statues équestres, arcs de triomphe et cirques, thermes et amphithéâtres, c'est là ce qui, à leurs yeux, faisait de Rome la capitale du monde; les basiliques chrétiennes pâlissaient à côté de ces ruines colossales. Excusons leur partialité : jusqu'à nos jours, sur ce sol si souvent ravagé, les vestiges de la puissante antiquité n'écrasentils pas l'œuvre des « secoli di mezzo » ! De là vient que les Itinéraires, la Notitia ecclesiarum urbis Romœ \ la Descriptio plenaria totius Urbis, la Graphia aureœ urbis Romœ^ les Mirabilia, nous apportent si peu d'éclaircissements sur les incrustations des églises romaines.

Les monographies composées dans la ville même ne témo^nent guère d'une indifférence moindre pour cette classe de monuments. L'histoire de la basilique vaticane, écrite au xii® siècle par le chanoine Pierre Mallius -, sert tout au plus à nous apprendre si telle ou telle mosaïque existait encore de son temps ; bien souvent même il est impossible de savoir si l'auteur parle de visu, ou s'il se contente de copier le Liber Pontificalis. Les anciennes descriptions du Latran et de Sainte-Marie-Majeure contiennent des données un peu plus précises, mais seulement sur deux mosaïques, celle de la façade du premier de ces sanctuaires et celle de l'abside du second.

Il ne faut pas davantage se faire illusion sur l'intérêt des recueils épigraphiques appartenant à la fin du moyen âge. La presque totalité des inscriptions en mosaïque n'avait-elle pas déjà été relevée par les collectionneurs des âges précédents et en particulier par l'auteur du manuscrit palatin I Quant aux notes qui accompagnent ces recueils, elles ne nous apprennent

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