‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 303 sur 312 · Copie manuscrite à la Chigienne : G. III · texte numérisé non relu

Copie manuscrite à la Chigienne : G. III

rien de nouveau. Cette observation s'applique au recueil espagnol de la Bibliothèque Chigi : Inscriptiones ecclesiArum Homanm urbis^ collectœ a Carollo de Secua^ Antonio Boêio et Joanne Severano (p. 42 ; église S. S. Sylvestre et Martin : » Sergius banc cœpit ») ^

La Renaissance, qui a remis au jour tant de cbefs-d'œuvre de Tantiquité classique, a inauguré pour les monuments de l'antiquité chrétienne une période de vandalisme qui s'est prolongée jusque fort avant dans le xvni*^ siècle. Sans doute, bien des peintures, bien des mosaïques des premiers temps, avaient été détruites pendant le moyen âge, mais elles ne l'avaient du moins pas été au nom des principes du goût. Il était réservé à Nicolas V, à Sixte IV, à Léon X, à Sixte V, à Paul V, d'entreprendre des démolitions systématiques, de joncher de ruines les abords des deux grands sanctuaires de la Ville Éternelle, le Latranet le Vatican. Leur exemple n'a trouvé que trop d'imitateurs jusqu'à une époque bien rapprochée de nous.

Les savants partagèrent pendant longtemps cette intolérance ; c'est aux antiquités classiques exclusivement que profitèrent leur premiers efforts.

Flavius Blondus de Forli, dont la Roma instaurata marque un progrès si considérable dans le mouvement archéologique du XV* siècle, fait peu de cas des monuments chrétiens ; dans sa description de Saint-Pierre, par exemple, il ne mentionne même pas les mosaïques qui, de son temps, y reluisaient encore sur toutes les parois.

Mapheus Veggius, dont le sujet même, le traité de Rebua memorabilibus Basilicœ S, Pétri, comportait un examen plus approfondi des productions de l'art chrétien primitif, ne leur témoigne pas moins d'indifférence.

1 . Voir sur tous ces ouvrages : de Rossi, Inscriptiones, — Piper, Einlei" tung in die monumentale Théologie (p. 855 et suiv.).

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Les artistes imitaient Tinsouciance des archéologues. L'auteur du célèbre recueil de la Barberine, Giuliano da S. Gallo ', ne nous a transmis que quelques rares croquis d^édidces chrétiens.

Ce sont :

Fol. 18, le plan de Sainte-Sophie de Constantinople ;

Fol. 31, la « meta d'una del oto face di dentro del batesimo di Costantino in Roma » ;

Fol. 41, v° Peintures et incrustations de Sant- Andréa in Barbara (publiées dans le Bullettino de M. de Rossi^ 1871, pi. I^IV et texte, p. 9 et ss.).

Fol. 38, le mausolée de Théodoric, etc.

Il en est de même de la plupart des auteurs du xvi® siècle - :

Albertini, l'auteur de l'opuscule de Septem Mirabilibua urbis

Romse ^, Andréa Fulvio, dont le traité De Basilicis et Templis

sab christiano rilu excitatis n'est guère qu'une simple énumé-

ration, Alberti ^, Lucio Fauno 5, Lucio Mauro 6, Marliani ^,

1. Barb. 822 « Qucsto libro è di Giuliano di Francesco Giamberti architecto nuovamenteda San Gallo cbiamato, con molti disegni misuratie tratti dallo anticbo, chomincialo a. d. n. s. MCCCCLXV in Roma. »

2. Dans le second volume de ses Inscriptiones christanœ Urbia Romae septimo sœculo antiquiores (1888), M. de Rossi ne s'est malheureusement occupé que des auteurs antérieurs au xvi« siècle.

3. Opusculum de Mirabilibus novas et vetcris Urbis Roniae. La première édition est de 1510 (préface datée de 1509) ; la seconde de 1515; puis l'ouvrage a été réimprimé dans De Roma prisca et nova varii auctores (Rome, chez Mazzocchi. 1523). L'édition de 1508, dont parle Ranghiasi, l'auteur de la Bibiiografiaslorica délia ciità e luoghi dello Statopontificio(^OTïïe; 1792-1793) ne saurait être identique avec le de Stationibus Urbis Ronix, qu' Albertini lui-même cite à chaque page de ses Mirabilia, car ce dernier ouvrage semble n'avoir jamais vu le jour. Un autre opuscule du même auteur, sorti en 1510 des mains de Mazzocchi, ne se co mpose que de 7 feuillets : Septem Mirabilia orbis et urbis R'ymx^ Florentinse civitatis cum epytaph. pul. Citons encore, du même, le Memoriale di moite Statue et Picture che sono nella inclyta cipta d[ Florentia (1510, réimprimé à la suite du t. II de l'éd. allem. de VHistoire de la Peinture de Crowe et Cavalcaselle).

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