‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 33 sur 312 · L. DUCHESNE · texte numérisé non relu

L. DUCHESNE

ment, doit avoir été, lors de sa rédaction, un évêché sufTragani. Mais suiTragant de qui? De Reggio? Cela se comprendrait difficilement. Il est plus naturel d'admettre qu'il relevait déjà, comme il releva plus tard, de Cosenza. Cosenza figure donc ici comme métropole. Quant à Rossano, plusieurs documents latins du XII* siècle rangent le titulaire de ce siège parmi les archiepiscopi latins, c'est-à-dire parmi les métropolitains, sans que pourtant on lui ait assigné jamais aucun sufTragant. Dans une pièce grecque de 1091 il prend le titre d'ap^rtsTCiay.cTcoî *. En somme ce doit être un autocéphale grec, transformé, comme à Cosenza, en un métropolitain latin.

Les sept autres évêchés^de notre liste étaient, vers Tannée 11 10, des évêchés exempts. Parmi eux figurent deux sièges nouveaux, celui de Très Tabernae et celui de Mileto. Le diocèse de Mileto avait été constitué . par Grégoire VII avec les deux anciens diocèses de Vibo et de Tauriana. Il fut toujours considéré comme relevant directement du Saint-Siège. Quant à Tévêché de Très Tabernae, il fut fondé en 1121 (J. 6890; cf. 6937, 6938, 6942) '-. Dans le courant du xn® siècle on le transféra à Catanzaro, mais il perdit son exemption ; les provinciaux d'Albinus et de Cencius le marquent parmi les suiFragants de Reggio.

L* évêché de Malvito fut transféré, lui aussi ; il fut installé à S. Marco Argentano, et cela sans cesser de relever immédiatement du Saint-Siège. Bisignano conserva aussi son exemption. Mais les autres la perdirent bientôt. Albinus range encore Squillace parmi les évêchés immédiats ; mais déjà chez lui Cassano, Nicastro et Catanzaro sont rangés parmi les sufTragants de Reggio. Cencius, peu d'années après, y classe également Squillace.

En somme, par rapport à la notice byzantine de la fin du neuvième siècle, les modifications constatées trois siècles plus tard s'expriment ainsi qu'il suit :

Page 1