‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 34 sur 312 · Nicastro. . id · texte numérisé non relu

Nicastro. . id

Actuellement les deux seules provinces ecclésiastiques sont les deux d'origine grecque, celles de Reggio et de S.-Severina. L'archevêque de Reggio a pour sulTragants les évoques de Bova, Oppido, Gerace, Squillace, Nicotera-Tropea, Catanzaro, Nicastn>. Crotone et Cassano. La situation n*a pas changé depuis la lin du xn* siècle *. Quant à la province de S.-Severina, on a vu plus haut que les notices grecques lui assignaient trois, puis quatre sulTragants calabrais: un cinquième vint s'y adjoindre, Tévêque de Strongoli, sur la côte, qui apparaît au déclin du xn* siècle. Mais de ces cinq sulTragants il n en reste plus qu un seul, Tévêque de Cerenzia; encore son .siège a-t-il été transporté, depuis le xiv* siècle, k la localité maritime de Cariati. Les autres n'ont duré que jusqu'à la Révolution et le concordat de 1818 les a définitivement supprimés.

Outre ces deux provinces métropolitaines, la Calabre compte encore quatre sièges exempts, relevant immédiatement du pape: ceux de Rossano et de Cosenza, qui ont le titre archiépiscopal, mais le titre seulement, car Tévêché de Martirano, jadis suffragant de Cosenza, a été supprimé en 1818 ; puis celui de Mileto et celui de San-Marco et Bisignano, ces deux derniers sièges n'en faisant plus qu'un depuis 1818.

!• Cependant les deux diocèses de Nicotera et de Tropea ont été disjoints en 1392 ; mais depuis 1818, ils sont de nouveau réunis.

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Ainsi la Calabre possède actuellement seize diocèses. Il est à croire que ce nombre se réduira encore, car certains d'entre eux sont vraiment bien peu considérables. Les évéques de Bova,et de Crotone n'ont guère que dix à douze mille fidèles, celui d'Oppido vingt mille, ceux de S.-Severina et de Cariati, toute une province ecclésiastique, environ soixante-dix mille à eux deux.

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