gallo-romains
24—12 = 12 barbares.
II est assurément bien intéressant de constater que dès le lendemain de la conquête de l'Aquitaine, les rois francs confièrent le gouvernement de ce pays, non pas à des gens de leur race comme on le dit toujours, mais aux grandes familles indigènes. Mais ce rt^sultat mérite d'être un peu plus précisé, et nous avons à faire remarquer tout d'abord qu'à en juger par nos textes, toutes les provinces ne furent pas traitées de la même manière. Il en est deux sur lesquelles nous sommes un peu plus renseignés que sur les autres : c'est l'Auvergne et la Touraine. L'Auvergne, pays de vieille et puissante aristocratie, n'a pas connu d'autres gouverneurs que les membres de ses grandes familles : à part une courte période d'état de siège qui n'a pas duré plus de deux ans, tous ses comtes connus au vi® siècle appartiennent à la noblesse indigène. Bien plus, il apparait fort clairement qu'il y a en .\uvergne trois ou quatre très grandes familles qui se disputent en quelque sorte les fonctions comtales. Outre celle de Sidoine Apollinaire et celle de Grégoire de Tours, qui ont chacune un représentant parmi les dix dignitaires de notre liste, il y celle
1. Voyez mon étude intitulée : Les ducs et les comtes d* Auvergne au V7« «tèc/e, dans la Revue d'Auvergne^ sepl.-oct. i900. i. V. ci-dessus, p. 28, note.