haU und Vulgata, 2«édit., p
.3. Anecd, Maredsol.^ l. H, p. 40, 1. 14, <« zelo incidenti de sacerdotali, et contendentium tribuuni quao eorum essel... > ; p. 4."», 1. 1*2, « MiiUarum i)çitur portarum patent tu m... »
4. Ihid,^ t. 111, part. II, p. 41, 1. il. « Videntibus quin^^ontis viris et omnibus apostolis et cherubim et omnium angelorum... ».
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une certaine .vraisemblance en faveur de l'origine orientale de Clemaiius ?
Voici donc l'interprétation que je proposerais : caelestium virginum imminenfiuni serait un génitif absolu, duquel dépendraient, comme autant de qualiiicatifs, les autres génitifs qui précèdent. Ceux-ci, à la vérité, semblent bien un peu nombreux; mais l'application du même principe, à savoir que Tinscription a été composée en latin mais pensée en grec, va nous aider à les simplifier. Par exemple, virtutis magnae maiiesfalis peut très légitimement se réduire à quelque chose comme [jLeYaXoS'jvijjLO'j ff€tjLvdTr,Tcç. Ce dernier substantif, avec Tadjectif qui le renforce, serait donc un génitif de qualité se rapportant à virginum, tout comme nous disons dans le Te Deum Pat rem immensae ma'iesfatis. Quant à martyrii^ il servirait à préciser de quelle majesté il s*agit : celle du martyre. En grec, on aurait dit peut-être ffeixvÔTT^To; jjLaptupixfJç : en latin, il nV avait pas d'autre moyen, pour être concis, que de recourir au génitif du substantif, maies tas martyrii.
De la sorte, le sens général du passage serait à peu près ceci : « et des vierges célestes à la majesté imposante du martyre le pressant [ou lui apparaissant) ». On le voit, une fois admise la possibilité de l'hellénisme en question, tout devient du même coup correct, facile et naturel.
EX PARTIR vs ORiENTis KxsiRiTVs] Ici, cc n'est plus proprement le texte lui-même qui soulève des difficultés; ce sont bien plutôt les systèmes préconçus à travers lesquels les savants de notre temps ont l'un après l'autre envisagé l'inscription. Toujours, jusqu'à ceux-ci, on avait fait dépendre ex partibus orientis de exsihitus : ceux-là mêmes qui à tort appliquaient aux vierges les trois premiers mots n'avaient pas imaginé une autre construction, seulement ils s'étaient permis de changer arbitrairement le participe exsihitus en exhibitae. Aujourd'hui, on semble avoir tout à fait abandonné cette vieille manière de voir. Klinkenberg ' se moque sans pitié de Floss et de quiconque voudrait encore s'en tenir à exsibitus ex partibus orientis. Mais alors surgit la question : De quoi dépendent les
1, nec. cil., LXXXVÏÎI, p. 83.
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trois mois qu'on prétend détacher de exsibitus ? De virginum^ répondent les uns : ils indiquent le pays d'où les vierges tiraient leur origine •. Nullement, répondent Klinkenberg, I^ Blant ^, etc, mais bien de imminent ium : ils marquent que l'apparition a été vue du côté de TOrient ^,
Même changement d'impression au sujet du sens à donner au mot ejrsihitas. On l'avait jusqu'ici tout bonnement interprété « s'étant présenté » ; il paraît que c'était par trop simple. Le Blant trouve ce participe difficile à expliquer : il tend à y voir un synonyme irrégulier de monitus, Diintzer ^ opine pour le sens de permotua, impulsas : sa démonstration semble même décisive à Kraus, qui cite à l'appui un passage de saint Cyprien '». Aeg. MûUer adopte pareillement le sens de « enhardi, animé », tandis que Klinkenberg, comme il a été dit plus haut, préfère attacher au mot une sorte de signification juridique, appelant comme complément les génitifs virtutis magnae maiiestatis, etc.
En somme, la principale, sinon l'unique raison d'être de ces explications plus ou moins recherchées, c'est la préoccupation, chez les uns d'écarter l'origine orientale de Clematius, chez les autres de revendiquer cette origine pour les martyres ellesmêmes. Autrement, il y a longtemps quon aurait pu s'entendre sur les points suivants : 1** Le sens premier et naturel de exhiberi est bien se sistere, comparaître, se présenter; c'est le
1. Aejj. MQller, Uas Marterthum der Ihfbâischen Jungfrauen in Kôln, Cologne, 1896.
2. Inscription» chrétiennes de la Gaule antérieures au VIII^ siècle, n* 678. B.
3. Dans un article de la Civiltà dont il sera fait mention tout h l*heure, suggestion plus neuve encore : ce sont les ossements des Vierges qui iniminebant ex partibus orientia, c'est-à-dire reposaient à la partie orientale de la basilique. L'auteur fait bien d'ajouter que son « petit essai ne démontre autre chose, sinon que facile est inventis addere » !
4. Die Weiheinschrift des Clemalius in der Vrsulakirche zu Kôln, dans •« Jahrb. des Vereins von Alterthumsfreunden im Rheinlande », t. LV-LVI, 1875, p. 140.
5. Agon caelestis exhibitus, Edit. Ha r tel, p. 492, 1. 18. Je ne vois pas bien en quoi ce texte autorise le sens adopté par M. Kraus. Le martyr Mappalicus avait dit au proconsul : Videbis cras agonem. De fait, continue Cyprien, un combat tout céleste lui fut montré, exhibé, mis sous les yeux. Exhibitus exprime la réalisation de la promesse contenue dans videbis, rien de plus.
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sens que Sulpice Sévère et Grégoire de Tours, après tant d*autres, lui donnaient dans des phrases telles que : dàemoniacum ad se exhiheri iubet * et indicai nutu coniugi ut eum (= se) ad sancti basilicam exhiheref 2. 2** El est assez légitime de supposer que le mot exsihitus est ici précédé de son complément ex partibus Orientis^ tout comme dans les deux premiers membres admonitus et virr/inum im minent iu m viennent après ce qui les détermine ou qualifie : c'est bien le mode de construction le plus harmonieux et le plus classique. 3** Eniin, le mot partes^ au pluriel, dans ex partibus Orientis, sera pris par tout traducteur sans prévention, comme indiquant le pays, la contrée du monde d où quelqu'un est venu, plutôt que le site, le côté où une vision a eu lieu.
Après tout, quel intérêt peut-on bien avoir à contester si vivement Torigine orientale de Clematius ? Précisément h Tépoque à laquelle, selon les juges les plus compétents, peut remonter l'inscription, c'est-à-dire vers le milieu du iv* siècle, nous voyons Tévéque de Cologne, Euphrates, jouer un rôle important en Orient, notamment à Antioche, tandis qu'un Clematius, ami de Libanius, part d 'Antioche dans l'hiver de 355/6 et paraît sur les bords du Rhin, porteur d'une lettre à Barba tion. La correspondance de Libanius, aussi bien que l'ouvrage d'Ammien Marcellin, attestent l'existence, vers ce même temps, de plusieurs autres grands personnages nommés Clematius : il n'y a vraiment que rembarras du choix ^. On ne voit pas ce qu'il y aurait de si extraordinaire, à ce qu'un de ces Clematius, se trouvant à Cologne après la reprise de cette ville sur les Francs par Julien, ait été amené à reconstruire une des basiliques détioiites par les barbares durant les dix mois que la ville était demeurée entre leurs mains.
EXSiBiTVS PRO V0T0| Je ne mentionne ici que pour mémoire