Sulp.Sev. Vita S. Martini, c. XVlïI. Edit. Halm
2. Greg. Tur. De virt. S, Mari. 3, 54. Edit. Amdt et Krusch, p. 645, 24.
3. J. FI0S8 a groupe les textes relatifs à ces différents Clematius dans son mémoire intitulé Die Clematianinche Inschrift, dans « Annalen des histor. Vei'eins fftr den Niederrhein » XXVI, Cologne, 1874, p. 177-196. Voir aussi le commentaire de rinscription par Kraus.
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la suggestion d'un anonyme de la Civiltà Cattolica ^ d'après laquelle ces paroles dénoteraient Tobiation faite de Clematius par ses parents à la basilique des vierges martyres de Cologne : oblation qui Tobligeait, quand il aurait atteint Tâge mûr, à restaurer cet édifice. Un passage très clair de Pinidence * ne permet |K>int de douter que de tels actes de donation n*aient réellement eu lieu h Rome au début du v* siècle : mais on ne peut, sans solliciter à Texcès le texte de notre inscription, en déduire quelque chose de pareil relativement h Clematius, surtout lorsqu'on songe au grand nombre de documents épigrapliiques où figure cette même expression pro voto,
IN Loco svo] D'après le même anonyme de la Civiltà^ suo se rapporterait, non îi Clematius, mais bien à la basilique. A cause de la vénération des fidèles pour le lieu du martyre, on préféra y édifier le nouveau sanctuaire sur remplacement même de l'ancien, plutôt que de le transférer à un autre endroit. Ici encore, je suis d'avis qu'il n'y a pas d'inconvénient à s'en tenir au sentiment commun : in loco suo signifie que le terrain sur lequel fut reconstruite la basilique était la propriété de Clematius.
EXCEPTis viR(iiNiBisj C'cst le dernier des passages de notre inscription sur lesquels semble s'être exercée de préférence l'ingéniosité des modernes interprètes. On s'est demandé quelles étaient ces vierges, en faveur desquelles le fondateur de la basilique faisait une exception. D'après Klinkenberg '\ ce seraient les saintes martyres elles-mêmes. Cette manière de voir est assez peu naturelle : je croirais plutôt qu'il s'agit de vierges en général. Cela ne veut pas dire toutefois que toute la population vierge de (x>logne ait eu droit de sépulture dans la basilique clématienne. KiU'ore moins est-on en droit de conclure, avec le P. De Buck '*, qu'il y eut dès l'origine une communauté de moniales attachée au nouveau sanctuaire. Non, mais tout simplement : si, par la suite, on inhumait quelqu'un dans l'enceinte de l'édifice, ce ne pourraient jamais être que les dépouilles de personnes ayant