‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 78 sur 312 · Mélanges Monod, i898 : L'assemblée de Kiersy-sur-Oise · texte numérisé non relu

Mélanges Monod, i898 : L'assemblée de Kiersy-sur-Oise

3. Voir le préambule de Thionville : « Qua» et ipsi principes anle se proceresque corum capitula relecta aprobaverunt » (Boretius, p. 412.)

4. Capitula excerpla ex his qux anno S 46 edideruni in synodis oblaia suni principi et collecta ad relegenduni in Sparnaco : « Quia factione quorumdam motus est animus ipsius Régis conlra cpiscopos, dissidentibus primoribuï» regni ab Episcoporum ammonitione, ex omnibus illis capitulis hapc tanlum observanda et coraplacenda sibi coUegeruni et Episcopis scripte tradidcrunt, dicentes non amplius de eorum capitulis acceptasse et ista se velle cum Principe observa re ».

3. Ann. Berlin. 846 : « Episcoporum pernecossaria admonitio de causi$ ecclosiasticis ila flocci pensa est ulvix unquam reverentia pontificali,chns* tianorum duntaxat temporibus sic posthabita légatur » (p. 63).

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été conservées ? « Pour examiner, encore et avec Taide de Dieu conclure et réaliser les projets dont mes frères ont fait part, ceux que nous pourrions encore former pour notre commun profit, nous convoquons tous les trois une assemblée générale pour le 2i juin à Paris ^ ». Cette assemblée ne se tint pas; mais le fait qu*elle parut nécessaire, est une preuve que celle de Mersen n*avait pas abouti '\ C'en est une autre, que ni les auteurs du manuscrit de ce capitulaire, ni lannaliste, n'aient gardé la moindre trace d'une confirmation des grands et des rois ; et j'en fournirai une dernière, a posteriori : Taristocratie, réunie en 856 à Bonneuil, trouva bon de rappeler dix ans plus tard à Charles le Chauve les engagements qu'il avait pris depuis 8i3. Elle cita les articles de Coulaines, ceux de Beauvais, ceux de Thionville, ceux de Verneuil, ceux d'Épernay, ceux de Servais, ceux de Liège, tous; et dans cette énumération complète et intéressée les grands n'auraient cité cpi'une seule assemblée générale de Mersen, quand il yen eut deux, en 8i7, et en 85i ** ? C'est que la seconde seulement aboutit à un engagement du roi qui fût valable et bon à rappeler, ayant été confirmé de sa main : « manu propria ».

Décidément, on n'a pas eu la main heureuse avec ces capitulaires qu'on a choisis dans la législation de Charles le Chauve pour en faire les bases du régime féodal en France. Les articles de Mersen ne sont que des propositions d'évéques négligées ^ ; les articles de Kiersy, des propositions royales que les grands refusèrent de discuter. Ce ne sont pas là des lois, de celles qui se font « consensu populi et constitutione régis » ; encore moins des chartes, par conséquent.

Le texte, il est vrai, sur lequel on s'est appuyé particulièrement n'est pas compris dans les onze articles que nous venons d'analyser. Il fait partie de la déclaration que Charles le Chauve

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