Merne/if Adnunt. Karoli (Boretius, p
2. tresl riiypotlièse que forme également M. Parisot [ouvr. citA^ p. 38 et 39 1.
3. Ap, BonoUum : «i Illa quip cum fratribus vestris apud Marsiiam manu propria confirmastis », immédiatement avant le synode de Boissons
4. Boretius Ta indiqué dans son édition, p. 69 : « Non tam a regibus statu ta quam a proceribus vel proposita sunt », dit-il.
a lue à son peuple : « adnuntiatio Karoli. » Nous allons donc examiner ces déclarations des souverains à Mersen.
I^a première est celle de Lothaire Tainé. Elle est la plus brève, et ne contient pas d'articles comme les deux autres. L'empereur se contente d'affirmer son union avec ses frères. Il l'affirme d'ailleurs très fortement, et à deux reprises : « 11 nous a paru bon à nous et à nos frères, de nous unir, comme nous venons de le faire, d'avoir entre nous les rapports qu'il est juste que des frères aient entre eux. C'est leur devoir. Et tenez pour certain que grâce à Dieu nous sommes liés, et que nous voulons le rester dans l'avenir, avec l'aide de Dieu ; que nous sommes prêts au conseil et dans une action commune à nous prêter un mutuel concours, comme des frères le doivent faire pour obéir à Dieu, pour leur commun profit, toutes les fois qu'il nous sera possible ^ » Il faut remarquer que cette formule d'explication et d'engagement pour l'avenir est identique à celle que non seulement Lothaire, mais les deux autres princes lurent à la seconde assemblée de Mersen, après avoir approuvé, signé et proclamé les articles qu'elle rédigea ^, C'est un indice sûr que Lothaire et son entourage acceptaient en 847, comme en 831, et réalisaient les vœux de l'Eglise : le motif qu'il donne au début de sa déclaration confirme cette interprétation. Pour lui, l'objet de la réunion, c'est « d'accomplir la volonté de Dieu, de restaurer la sainte Eglise, de donner la paix à nous, à vous, au peuple chrétien ^ », la recherche et l'établissement d'un régime de concorde, sollicité, recommandé par l'Église. Dans cette phrase unique, l'Empereur résume les propositions des évéques dans les termes
1. « Nobis etfratribus nostris visum fuit ut ad Dei volunialem quxrendam, qualiter sancta ecclesia recuperata esse possii... et pacem iste populus c/irfV tianus habere possii^ nos simul conjungerimus, sicut nunc fecimus et sic simus inter nos, sicut fratrcs pcr rectum esse debent. Et pro certo illud sciatis quia gratias Deo, sic sumus et sic permanere adjuvante Deo inante volumus et in consilio et auxilio unusquisque ergo alterum parati sumus adjutorium ferre sicut patres in Dei voluntate et commun! profectu facere debent, in quibuscumquc potucrimus. » (Boretius, p. 70.)
2. Voir le Conventus ap. Marsnam II : Adnunt, Klotarii (Boretius, p. 74).
3. Voiries mots en italique de la note i, et comparer les Annales Berlin.^ 844 : « fraternitatis jura inter se confirmant. Omnes discordiarum satores cauluros sollicitius exsecraturosque et statum ecclesiarum... redintegraturos se promittunt ».