‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 80 sur 312 · L ASSEMBLÉE DE MER8EN · texte numérisé non relu

L ASSEMBLÉE DE MER8EN

mêmes où Tannaliste Prudence, un évêque, résumait les décrets de Thion ville : « Après quelques jours de délibération, les frères jurent mutuellement de ne pas porter la moindre atteinte ultérieure à leurs droits fondés sur la fraternité et Tamitié. Ils promettent de i^epousscr, de condamner avec plus de soin tous les semeurs de discordes, et de rétablir les Eglises dans leur état * »>. 1/empereur, à Mersen comme à Thionville, en 8t7 comme en 8 il, a accepté les conseils, Vammonnitio des évéques. Il le dit à son peuple, aux grands.

Son frère Louis a tenu un langage différent : le premier article de son adresse ne contient pas les promesses, les engagements d union et de concorde que TEglise réclamait, et qu'avait pris Lothaire. Il est à la fois moins général et plus précis. Il se rapporte non à à la famille carolingienne, mais h un membre de cette famille : «4 Sachez que nos frères et nous, nous envoyons à notre neveu en Aquitaine des Missi à tous les trois, que nous lui désignons tels comtés où il puisse se trouver avec les siens d*une manière satisfaisante, et de manière à ce que les fidèles de notre frère (Iharles le Chauve en Aquitaine aient la paix, en attendant que ce même neveu vienne h notre commun plaid ; et nous Ty invitons, acceptant de lui garantir une telle sécurité qu'il puisse sans danger venir, demeurer, s*en retourner, autant que Dieu voudra veiller sur lui. Et s'il a bien voulu écouter notre avis, avec Taide de Dieu et vos conseils nous nous proposons d'examiner ce qu'il y aura de mieux à faire à Tavenir, pour le commun bien et profit. — Sinon, avec laide de Dieu et votre avis, ayant pris les meilleures décisions possibles, alors nous voulons agir^ ». Cest, on le voit, un armistice, une trêve entre deux membres de la famille carolingienne, entre Charles et son neveu; ce n'est plus un accord immédiat, sans conditions de cette famille, tel que Tacceptait Lothaire : cet accord est subordonné à certaines démarches de Pépin ; il est remis à une assemblée ultérieure. Il faut remarquer enfin que l'adresse se conclut sur une menace ^^.

L'article suivant se termine aussi par des menaces, celles-ci

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