‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 85 sur 312 · Simson, I, 120 et ss · texte numérisé non relu

Simson, I, 120 et ss

6. Mùhlhacher, Die Regeslen des Kaiserreichs unter den Karolingern, Zweite Auflage, Innsbruck, 1899; n*» 661 a.

L*ARCHEyÊQUE DE METZ DR060N 103

il fit toQSurer ses frères malgré eux^ Pourtant, par un dernier scrupule, il ne fît pas d'eux des moines, mais simplement des clercs^, dans la pensée sans doute qu'un jour les dignités ecclésiastiques satisferaient leur ambition. Ils furent envoyés, ce semble, à Toul et confiés à Tévêque Frothaire ^ : et, conime le siège de Toul brillait de Téclat des lettres et des sciences, ils achevèrent, sur les bords de la Moselle, de parcourir les divers stades du trivium et du quadrivium. Ils séjournèrent à Tabbaye Saint-Kvre aux portes de la ville et ils y furent assez bien traités ^,

Louis avait exagéré la répression, et bientôt le remords envahit son âme. Il ne put retrouver la paix de sa conscience, jus* qu'à ce qu'il eût fait, dans l'église d'Attigny, une pénitence publique, par laquelle, avec sa propre personne, il humilia l'Empire (août 822) ^. Mais ce n'était pas tout que d'avouer publiquement ses fautes ; il fallait réparer ce qui était encore répa* rable. Il va désormais rappeler ses demi-frères ; et, après les avoir abandonnés, il les comblera d'honneurs. Drogon a dépassé à peine la vingt et unième année ; et pourtant il lui fera donner une place de chanoine dans la cathédrale de Metz ^, dans cette ville qui tenait très à cœur à l'empereur et qui pouvait passer, après Aix-la-Chapelle, pour la seconde capitale de l'Empire franc.

1. Thégan, c. 24. Eodem tempore jussit fratres suos tonsurare, Drougo* nem, llug et Thodericum, discordinm ad mitigandam et liberalibus discipliais jussit instrui. (^f. Nithard, I« ^\ Annales Einkardi^ 822. On reprochera plus t%rd cette conduite à Louis, à la cérémonie de Saint-Médard de Soissons.Cf. i/i/ra, p. 107, n. t.

2. Chronicon Moissiacense : clericos fieri jussit. Annales lobienses : in clericos totondit, dans Pertz, Scriptores, II, 195. Cf. XIII« 232.

3. Nous tirons cette conclusion d'une lettre adressée plus tard par Frothaire à Hugue, devenu abbé de Saint-Quentin. Epistolss karolini sevi^ in, 279. Cf. notre étude sur Frothaire dans les Annales de l'Est, t. IV (1890), p. 300.

4. Voir l'article cité, p. 300, n. 4. Nithard dit : Totondit ac per monas> teria sub libéra custodia commendavit. Cf. sur le sens de cette phrase Meyer von Knonau, Ueber die vier Bûcher Xithards, p. 5.

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