‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 9 sur 312 · PRÉFACE XV · texte numérisé non relu

PRÉFACE XV

différent, des fragments d'actes anciens des Archives pontificales concernant la gestion des patrimoines. Parmi les compilations où se trouvaient conservés ces précieux fragments, il en était une qui attira aussitôt son attention : c'était le recueil connu sous le nom de Liber censuum de TKgliso romaine, composé en H92 par le chanoine Gencius, alors camérier du pape Gélestin III et qui devait succéder à Innocent III sous le nom dllonorius III. Ce recueil se composait de deux parties : Tune, celle où se trouvaient les fragments relatifs aux patrimoines, provenant d'un dépouillement des Archives pontificales à Tépoque de. Grégoire VII, formait une sorte de cartulaire réunissant dans un grand désordre les pièces les plus diverses sur les droits, les prérogatives et les prétentions du Saint-Siège ; l'autre, dont celle-ci n'était qu'un appendice et qui avait donné son nom A tout l'ouvrage , consistait en un pouillé de l'Kglise romaine : elle comprenait la liste des cens que devait percevoir le caniérier du Saint-Siège dans les différents diocèses du monde chrétien. Ainsi qu'en témoignaient les historiens, ainsi que l'attestaient les anciens inventaires, ce recueil avait eu dès Tabord un caractère officiel et n'avait jamais quitté les Archives pontificales; de nos jours même le palais du Vatican en possédait cinq exemplaires, trois conservés aux Archives, deux autres à la Bibliothèque, et cependant cette source si précieuse pour l'histoire pontificale était aussi mal connue que l'avait été le Liber pontifi-' calis jusqu^au magistral travail que venait de lui consacrer Tabbé Duchesne. Baronius en avait imprimé la préface et s'en était beaucoup servi dans ses Annales ecclesiasiici; Muratori l'avait publié en partie dans la soixante-sixième dissertation des Antiquitales Italiœ^ en prenant soin d'avertir que le manuscrit dont il faisait usage énumérait des monastères du* xiii*^ siècle qui n'avaient pas pu figurer dans la rédaction primitive. Un peu plus tard, en 1760, Genni s'était heureusement avisé d'en rapprocher

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