Cf. iVi/ra, p. 124, n
3. Quod si eorum quilibct post discordiœ principem abire maluerit, nec catholica fuerit pace contentus, hune merito, Deo auxiliante, canonicis auctoritatibus, prout melius possumus, castigarc studemus. L. c.
4. Salvo in omnibus hujus universalis Romanse sedis primatu nostrique pnesulatus honore, vigoreque et exaltatione carissimi ac spiritualis filii nostri domni Hlotarii magni imperatoris.
5. Chrodegrang avait été de même décoré du pallium. Note de Tabbé Duchesne, Liber poniificalis, I, 461, n. 63.
soumettait Téglise de Gaule et de Germanie à Tun de ses prélats ; il proclamait que, par-dessus la division des royaumes, T^lise chrétienne conservait son unité. Par Drogon, Lothaire pouvait ainsi exercer une autorité spirituelle sur les royaumes voisins ; et n'était-ce pas là un moyen de faire valoir im jour d'autres prétentions ^ ?
Mais les évêcpies de Louis le Germanique et de Charles le Chauve accepteront-ils l'autorité de Drogon, et ces deux souverains eux-mêmes ne protesteront-ils pas contre une semblable nomination? En octobre 844, les trois frères se réunirent àThionville. Ils renouvelèrent leurs promesses d*amitié et de concorde, et s'engagèrent à se fournir aide réciproque, pour aplanir toute difficulté ^. Pendant que les grands laïques délibéraient, les évêques se formèrent en synode au village de Yûtz, sur la rive droite de la Moselle. Il y avait là sans doute des prélats de Gaule et de Germanie ; et d'un commun accord la présidence de rassemblée fut offerte à Drogon ^. Mais il ne faudrait pas conclure de ce fait que le vicariat de 1 evèque de Metz fût reconnu. Le synode se tenait au royaume de Lothaire et au diocèse de Metz ; on ne pouvait pas ne pas choisir Tévéque du lieu qui était le principal ministre de Tempereur. Les prélats invitèrent les souverains à pourvoir les sièges épiscopaux qui étaient vacants, à écarter des monastères les abbés laïques et à mettre à leur tête des ecclésiastiques ; ils rappelèrent les anciennes prescriptions contre ceux qui pillaient les églises et commettaient toutes sortes de brigandages ^. Quand ils se séparèrent, la question des pouvoirs de Drogon n'était pas encore réglée.
i. Peut-être M. Parisot, dans son très remarquable ouvrage: Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens, croit-il trop à la modération de Lothaire, p. 31. — Lothaire à ce moment même priait Serge II de rétablir sur leurs sièges les archevêques de Reims et de Narbonne, Ebbon et Barthélémy, qui en avaient été chassés à cause de lui en 833. Sans doute, il voulait surtout réparer le mal que ces prélats avaient souffert pour lui ; mais n*avait-il pas rarrière-f>ensée de pouvoir exercer par eux une véritable influence dans le royaume de Charles le Chauve? Serge II n*osa passer outre; il accorda seulement à ces prélats le droit de communier avec les laïques. Vita Sergii, chap. XVL
2. Sur cette réunion de Thîonville, Ann, bertin. de Prudence, année 844.
3. Cui synodo Drogo Mettensis episcopus prtesedit. Préambule des canons de ce concile, Capitularia, éd. Boretius, II, 112.