‹ Mélanges philosophiques de Sir James MackintoshChapitre 7 sur 25 · VI AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

VI AVERTISSEMENT

rapporte ce fait , ait cru devoir ne pas publier k lettre que M. Mackintosh loi écrivit à ce sujet , car les indications qui y sont contenues auraient pu mettre sur la voie de nouvelles découvertes^ et contribuer à dissiper les ténèbres qui enveloppent encore la philosophie orientale. De retour en Angleterre ^ il ne tarda pas à être appelé dan$ la Chambre desicommunes , où constamment il soutint les droits d'une sage liberté y et resta par conséquent fidèle aux idées poUâques qui occupèrent sa jeunesse.

La philosophie a sans doute à regretter qu'un homme aussi éclairé ait eu constamment à remplir des dbarges publiques; plus hbre de lui-même , il est certain qu'il aurait laissé dans la science des traces plus profondes , mais non pas plus honorables: c'est au moins ce qu'autorisent à croire les morceaux que nous offroios au public , et sur lesquels il convient que nous disions quelques mots*

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Dans les deux premiers Essais , M. Mackintosh esquisse d'une manière large et rapide l'histoire de la philosophie mo-^ derne ^ et quoique resserré dans des limites beaucoup trop étroites, eu égard à l'importance du su)et; il examine l'ensemble des systèmes qui se sont succédé indique leur ordre de succession , leurs rapports et leurs différences , et les jugeant d'un autre point de vue que Dugald-Stewart ^ s'attache à faire ressortir la part qu'ils ont eue au développement de la civilisation générale. Si le mérite incontestable de l'ouvrage de Dugald-6tewart fut de retracer avec cette finesse de critique , qui distingue si honorablement ses autres écrits^ lés systèmes de ceux qui se partagèrent hé suffrages de Thumanité, depuis l'apparitiob de Bacon ; peutêtre doit-on avouer , qu'il eut le tort grave d'isoler trop compté temmt les temps modernes , du moyen âge. Sans doute Bacon et Descartes en restituant rhumauîté dans

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$es droits^ se sont mis en opposition directe avec le moyen âge; mais avant eux, d'honorables tentatives avaient été faites , et les écrits de St.-Thomas d'Aquin et de William d'Occam , disciple célèbre de Scott, attestent que pendant celte nuit de Mille ans , ainsi qu on VappeUe, Vesprit humain fut loin d'être inactif; iet que long- temps avant la renaissance des lettres, l'autorité d'Aristote commençait à perdre crédit sur les esprits.

Ce sont ces vérités que M. Mackintosh a su mettre en évidence avec un rare talent , et qu'il a établies sur des preuves incontesta-bles. Il n'est pas moins heureux dans le juste tribut d'éloges qu'il accorde aux travaux de ces hommes recommandables qui sous le nom àt juristes, ont créé, vers la fin du seizième siècle , une science nouvelle à laquelle on a donné les noms de Droit de la nature et des gens^ Droit public^ Droit des nations. Dugald-Stewart les avait jugés avec une sévérité à laquelle sa bonté phi*

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losophique ne BOUS avait pas accoutumés; et M. Mackiotosh a parfaitement apprécié les services immenses que rendirent^ à cette «Qoque^ ces savans modestes et obscurs, qui par leurs écrits obligèrent les rois et les peuples à respecter les lois sacrées de la morale^ dont la puissance et la vérité seront toujours supérieures à celles des lois écrites.

Le lecteur remarquera aussi avec quel soin l'auteur s'attache à jastifier Machiavel des jugemens erronés dont sa personne €t ses écrits furent le sujet ; et ne lira pas sans intérêt la comparaison qu'il a faite des systèmes philosophiques de Leibnitz et de Locke.

On ne peut aujourd'hui écrire sut l'histoire de la philosophie moderne , sans parler de l'Allemagne , que beaucoup ont la prétention de juger , et que bien peu connaissent Dugald-Stev^art n'en avait dit que

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