LE ROMAN ET LE GENRE DRAMATIQUE
Le roman est une espèce de monstre, né des amours adultères du Mensonge et de la Vérité : il tient de son père par la fausseté des aventures qu'il raconte, et de sa mère par la vraisemblance qu'il met ou doit mettre dans ses récits. Ce genre bâtard étoit inconnu aux Grecs et aux Romains, dans les beaux siècles de leur littérature. L'Histoire et la Fable leur sufïisoient : l'une satisfaisok leur curiosité encore avide par ses événements naturels et véritables; l'autre amusoit leur jeune imagination par ses aventures merveilleuses et chimériques ; mais , lorsqu'ils furent parvenus à ce degré de savoir et de satiété, qui détruit à la fois le charme de la vérité et celui de l'erreur, l'Histoire leur parut trop simple, et la Fable£rop bizarre; ils
mmm^W
trouvèrent trop de raison dans l'une , et trop d'extravagance dans l'autre. Il fallut à ces peuples vieillis et blasés des histoires qiji n'en fussent pas , ou autrement des fables qui n'eussent pas l'air d'en être. C'est alors, c'est ainsi que naquit le Roman, celui qui, créant tout ensemble les événements, les personnages et les sentiments, multiplie et complique les uns, exalte et passionne les autres, de manière à produire des impressions plus vives qu'il n'en peut résulter des plus intéressantes réalités, mais toutefois sans excéder les bornes de la vraisemblance , hors de laquelle il n'est plus de véritable intérêt. L'Histoire et la Fable toutes pures continuent d'être un aliment agréable pour l'esprit des peuples et des hommes qui sont encore enfans. Les Orientaux , les Arabes , par exemple, trouveront également dans l'une et dans l'autre de quoi charmer les loisirs de leut vie tranquille et uniforme; leurs esprits naïfs et crédules seront successivement attachés par la simplicité monotone de leurs annales, et par le merveilleux absurde des Mille et U?ie Nuits : de même, parmi nous, les enfants sont alternativement amusés par un chapitre de la Bible, et par un conte de la Bibliothèque Bleue. C'est quand on a beaucoup vécu, quand tout ce qu'on sait de l'histoire dégoûte de tout ce qu'on n'en sait pas, et que la connoissance du monde réel a complètement désenchanté le monde chimérique de la fable ou de la féerie, c'est alors que , pour occuper l'activité de l'ame qui survit à celle de l'esprit et du corps , on a besoin de ces aventures , de ces passions , de ces infortuné et de ces félicités imaginées , et non
pas fantastiques , qui , vous laissant dans la sphère que vous habitez , semblent y jeter plus de mouvement et d'intérêt, et sont comme une suite, une extension , un développement de votre existence véritable.
L'oisiveté est la meilleure disposition qu'on puisse apporter à la lecture des romans : aussi les vieillards parmi les hommes, et les femmes à tout âge, en font particulièrement leurs délices. On sent que des ouvrages destinés aux classes les plus désœuvrées de la société, des ouvrages gu'on lit fort vite, et qu'on ne peut guère relire , ne sauroient être trop multipliés. Heureusement, l'industrie s évertue et s'étend toujours à proportion du besoin; et les grandes fabriques sont inséparables de la grande consommation. Nos manufactures de romans sont, Dieu merci, dans une activité parfaite. Autrefois, on introduisoit annuellement chez nous un nombre considérable de romans de fabrique angloise. Les mesures prohibitives de la politique sont cause que ce genre d'importation est beaucoup restreint, et nous sommes h peu près réduits aux ressources de notre industrie; mais elles sont grandes, et le besoin les a fort développées. Nous pouvons nous passer de l'Angleterre; et, si jamais les circonstances permettoient entre elle et la France le libre'échange de cette sorte de marchandise, je ne doute pas que bientôt nous ne fissions pencher la balance du commerce en notre faveur.
Ce qui caractérise tout-à-fait les romans commp objet de consommation habituelle et presque de net cessité , c'est que toutes les qualités , même les plus inférieures, ont un débit assuré. Dans les autres
genres de littérature produits par l'imagination, le mauvais est un rebut dont personne ne se soucie et ne fait usage: un poëme insipide et ridicule, par exemple, reste chez le libraire, et n'est entre ses mains que du papier tout au plus propre à emballer les autres livres; mais le roman le plus stupide, le plus détestable, trouve toujours des gens pour Tacheter et pour le lire. Il y a autant de degrés dans le goût de cette nombreuse espèce de lecteurs, qu'il peut y en avoir dans le talent des auteurs qui travaillent pour elle; celui-ci écrit pour les salons, celui-là pour les boutiques, et cet autre pour les antichambres et les loges de portier. Toutefois, on ne peut juger de la qualité d'un roman comme de celle d'une étoffe, ni à la vue, ni au toucher, ni même par le prix, et les différentes classes d'acheteurs ne sauraient distinguer d'abord l'espèce de marchandise qui convient à chacune d'elles : il en résulte que tous les romans sont lus par tous ceux qui en lisent, et qu'on voit à la fois les mêmes ouvrages sur le bonheur-dujour des petites-maîtresses , l'établi de leurs couturières , et le comptoir de leurs marchandes de modes.
Si ce sont les femmes qui consomment le plus de romans , ce sont elles aussi qui en fabriquent le plus : elles ont prouvé depuis long-temps leur aptitude particulière pour ce genre d'ouvrage, où il faut plus de sentiment que de pensée, plus de passion que de raison, plus de délicatesse que de force. Tant de professions leur sont interdites ! En bonne économie politique , on doit leur abandonner du moins les travaux qui s'accordent avec leur organisation» physique
ou morale, surtout lorsqu'il s'agit d'objets qui sont presque leur usage exclusif. Je suis donc d'avis qu'elles fassent leurs romans et leurs chiffons : le temps viendra peut-être bientôt où l'homme qui fera un roman , sera aussi ridicule que ceux qu'on voit aujourd'hui faire des robes et des bonnets. Il est bien entendu pourtant que les hommes se réserveront les romans de mœurs et d'intrigue : les femmes peuvent réussir dans le drame; mais je crois qu'elles feroient mal la comédie.
Le vieil axiome : un auteur se peint dans ses ouvrages, doit être particulièrement vrai des femmes , et surtout de. celles qui composent des romans. La force d'imagination ravit, transporte plus aisément les hommes hors d'eux-mêmes pour les placer dans des situations qui leur sont étrangères , et là leur faire éprouver, par une sorte d'enchantement, des sentiments tout nouveaux pour eux , qui s'évanouissent connue des chimères dès que le charme est rompu, et que le papier a reçu la confidence de ces inspirations et pour ainsi dire de ces visions fantastiques. Les femmes, plus repliées sur elles-mêmes, plus concentrées dans leur propre existence , franchissent plus difficilement le cercle de leurs idées personnelles qui sont presque toutes des affections. Comme elles observent beaucoup moins qu'elles ne sentent, se peindre elles-mêmes est ce à quoi elles sont le plus naturellement portées et réussissent le mieux. Le talent de peindre les autres ne leur est certainement pas refusé , mais il faut que les modèles existent sous leurs yeux ou dans leur souvenir ; leur imagination à la fois foible
el versatile , effleurant mille objets sans pouvoir se fixer sur un seul , n'a pas de ces longues contemplations, de ces profondes extases, durant lesquelles le génie conçoit les personnages , les caractères et les passions diverses qu'il doit mettre en jeu dans les compositions épiques, romanesques ou dramatiques.
Dans le roman , c'est-à-dire dans le genre où elles se sorit exercées avec le plus de gloire , l'originalité des caractères, la force de l'intrigue et la représentation fidèle des mœurs publiques et privées sont des espèces de mérite qu'elles semblent n'avoir pas même ambitionnées. Leur triomphe est de peindre l'amour sous toutes ses formes si variées, et avec toutes ses nuances les plus délicates et les plus fugitives. Tout ce que cette passion a de mystérieux, de raffiné, de métaphysique, est retracé par elles avec une exactitude qui fait nécessairement supposer les lumières de l'expérience personnelle, et avec une agréable prolixité qui ne peut s'expliquer que par le plaisir qu'on prend à parler de soi-même et de ce qu'on a ressenti. Alors, comme a si bien dit M m « de Vannoz ,
Tous leurs tableaux semblent des souvenirs.
Si, comme on n'en peut douter, c'est dans leur propre cœur qu'elles puisent une connoissance si approfondie du sentiment qui fait la matière principale de leurs innombrables romans , c'est dans leur société particulière qu'ordinairement elles prennent l'idée de leurs personnages accessoires, c'est-à-dire de ceux qui sont étrangers à la passion de l'amour : les ridi-
cules qu'elles peignent sont ceux qu'on étale chaque jour devant elles, et qui les ont souvent amusées. Quant à Faction, à la partie de Fart qui se compose du choix , de l'ordonnance et de la combinaison des événements, elle a, en général , peu d'importance et de développement dans leurs fictions, parce que leur existence elle-même est peu susceptible d'activité ;• et quelquefois elle y est traitée sans vraisemblance, parce qu'elles n'ont personnellement qu'une connoissance imparfaite du monde extérieur, parce que leurs habitudes sédentaires ne leur ont pas permis de se faire une juste idée des nombreux états et des scènes multipliées de la vie.
Le roman et le genre dramatique se divisent en un nombre à peu près égal d'espèces qui se répondent assez bien entre elles. Sans parler de quelques espèces secondaires qui sont communes aux deux genres , telles que celles qui puisent leurs sujets dans la féerie, dans le monde pastoral, dans l'histoire ou dans les anecdotes, il est évident que le roman héroïque, le roman touchant et le roman gai , forment trois divisions principales qui ont un grand rapport avec la tragédie , le drame et la comédie. La raison de cette analogie est toute simple, l'auteur dramatique et le romancier se proposent également de peindre les actions de la vie humaine dans les différents états de la société; ils se les représentent sous les divers points de vue qu'elles offrent, tantôt du côté noble, sérieux ou pathétique, tantôt du côté plaisant, ridicule ou grotesque ; enfin , ils les imaginait de manière à exciter, à satisfaire l'intérêt ou la curiosité, h faire naître le
rire ou les larmes , et souvent à faire sortir de leurs fictions quelque utile leçon, soit de morale, soit debienséaqce. Comme on voit , le but des uns et des autres est absolument semblable, et la matière qu'ils mettent en œuvre est de même nature : toute la différence consiste dans l'emploi qu'ils font de cette matière , c'est-à-dire dans la forme qu'ils lui donnent. On ne peut pas dire que les deux genres se soient prêté des secours mutuels ; une action dramatique est généralement trop bornée pour devenir une narration romanesque; et, d'ailleurs, le sujet ayant plus d'éclat, plus d'effet sous la première de ces formes, Une seroit pas raisonnable de lui faire revêtir ensuite la seconde. Mais combien d'emprunts la scène nVt-elle pas faits et ne fait-elle pas encore tous les jours au roman ! La tragédie, lasse de puiser dans l'histoire et dans la la fable , n'a pas dédaigné de lui devoir quelques uns de ses plus heureux sujets; la comédie, et surtout le drame, se sont fréquemment approprié ses fictions; enfin, nous voyons journellement l'opéra-comique, le vaudeville, le mélodrame, tous ces bâtards du genre dramatique , se tenir comme a l'affût des romans nouveaux, et en faire leur proie.
Telle est l'analogie entre l'art du romancier et celui de l'écrivain dramatique, que des auteurs de comédies se sont trouvés portés tout naturellement à écrire des romans; qu'ils sembloient, en les composant, n'avoir pas changé de genre, et que du moins ils ne changeoient point de ton et de manière, ni, à proprement parler, de sujet et de personnages. L'auteur de Tarearetet de Crispin rival de son Maître a écrit
Zoo & .. .J
avec la même plume le Diable boiteux-^ Estévanitte, le Bachelier de Salamanque, et son immortel Gil Blas de Santillane. N'est-ce pas , dans ses romans et dans ses comédies, la même verre comique et satirique, le même talent d'observer et de peindre, la même prédilection à .mettre en jeu des fripons qui font rire, et des dupes qu'on ne saurait plaindre? Et Marivaux? n'est-il pas, dans Marianne et dans le Paysan parvenu, aussi bien que dans ses nombreuses comédies, ce métaphysicien subtil, cet écrivain naturellement affecté, qui sembloit prendre à tâche d'envelopper dans les énigmes d'un style précieux la justesse de ses observations microscopiques? Enfin, les Surprises de V Amour n'abondent-elles pas dans ' ces deux romans , comme dans son théâtre?
Dans le roman d'un bon poète comique , on doit s'attendre à trouver des caractères prononcés, des physionomies expressives, et tellement vraies, que déjà on les ait vues, ou que quelque jour on doive les rencontrer dans la société. Il est un art inventé par les romancier&anglois, etadopté ensuite par les nôtres, un art de rendre certains personnages, pour ainsi dire, matériels et visibles , en dépeignant leurs traits, leur taille, leur maintien et leur costume dans ses moindres détails. Ce procédé s'applique merveilleusement aux personi&ges ridicules : il n'y a rien de plus facile à saisir et à rendre que les choses difformes ou irrégulières; il n'y a rien non plus qui se grave mieux dans la mémoire. Les caricatures servent de preuve à cette double assertion ; de très médiocres dessinateurs y excellent; les meilleures se font en un clin-
d'œil; et, pour peu qu'elles soient bonnes, on en garde un souvenir éternel. Pour me renfermer dans les caricatures écrites, des romans nous offrent tel personnage grotesque que nous nous figurons tous de la même manière , que le crayon reproduit toujours avec les mêmes traits, et dont chacun de nous reconnoîlroit à l'instant l'original , s'il étoit possible qu'il se réalisât et parut à nos yeux.
Il y a une vérité fâcheuse pour ceux qui cultivent les arts, c'est que les sujets s'épuisent, si même ils ne sont tout-à-fait épuisés maintenant. Les sujets vraiment heureux sont ceux qui, se prêtant sans peine à l'application des règles, n'en sont pas moins susceptibles de produire les plus grands effets. Les deux conditions étant difficiles a réunir , le nombre de ces sujets étoit nécessairement fort limité , et les premiers artistes, ont dû s'en emparer d'abord. Leurs successeurs immédiats ont été réduits à choisir parmi les sujets d'une espèce inférieure, c'est-à-dire ceux qui ne pouvoient jntéresser ou plaire qu'aux dépens des règles, ou bien ceux qui, propres à recevoir le joug des règles, n'étoient pas de nature à causer de vives émotions. Ils ont eu recours aussi quelquefois à une autre ressource , c'étoit de s'approprier les sujets déjà traités par leurs devanciers , avec l'espoir presque toujours trompé de justifier ledr larcin par la supériorité de l'exécution , ou de le dissimuler par la différence des détails. Mais, enfin, tous ces moyens, tous ces expédiens venant à manquer encore, les auteurs ont procédé comme la nature qui a fait de la destruction des corps la source même de leur
reproduction : ils ont désuni , désassemblé , dispersé les éléments de toutes les compositions primitives, pour en faire des combinaisons nouvelles qu'ils ont appelées des créations, et donner au moins des apparences diverses à mille objets , tous formés des mêmes principes. C'est à ce point que nous sommes arrivés depuis assez long-temps. Si tous les ouvrages nouveaux étoient soumis à une analyse , pour ainsi dire chimique , si Ton s'appliquoit à séparer leurs plus petites parties constitutives afin d'en reconnoître l'essence et l'origine , on seroit surpris , on seroit presque effrayé du résultat de cette opération.
C'est dans le genre dramatique principalement que les productions ne sont et ne peuvent être le plus souvent composées que de pièces de rapport, détachées des anciens ouvrages, etretaillées plus ou moins habilement pour occuper d'autres places d'après un nouveau dessin. Les règles du théâtre sont si étroites! Il est à la fois si difficile et si important de satisfaire la vraisemblance , ce tyran de la scène , qui en exclut souvent le vrai , et qui veut l'y dominer toujours ! On a peine encore à concevoir le nombre de combinaisons distinctes et régulières que l'art a formées jusqu'à nos jours. Mais enfin, la mine la plus riche cesse de produire; et j'ai peur que ce terme ne sôit arrivé pour nous. Je vois nos auteurs dramatiques actuels dans la plus fâcheuse position où des écrivains puissent se trouver. Placés sur un sol épuisé, renfermés dans les limites étroites que le goût et l'habitude leur défendent de franchir, étourdis plutôt qu'excités par lescris
366 UTTMATURE. — ROMANS .
d'un public qui leur demandé du nouveau sans leur permettre d'innover, et des émotions sans leur accorder les moyens d'en produire, ils sont dans la cruelle alternative d'échouer par «xcès de réserve ou d'audace, d'être sages sans profit, ou téméraires sans gloire. Soit qu'ils se contentent d'être imitateurs, soit qu'ils aspirent à être originaux, le public a un anathème tout prêt pour les punir du parti qu'ils auront pris ; il dira aux uns : votre ouvrage ressemble à tout ; il dira aux autres : votre ouvrage ne ressemble à rien. Je ne connois pas de pire condition.
Les romanciers sont beaucoup plus à leur aise : le domaine qu'ils ont à parcourir est plus vaste; et ils ne courent pas les mêmes dangers en cherchant k s'y ouvrir de nouvelles routes. Pour eux, il n'y a pas proprement de sujets bons ni mauvais; il n'y en a du moins pas d'impossibles. Maîtres absolus du temps et de l'espace, ils resserrent ou étendent à leur grêla durée de leur action; ils transportent leurs personnages, tantôt dans un lieu , tantôt dans un autre , et placerit même à la fois sous nos regards plusieurs lieux, théâtres de plusieurs événements. Leur art ne connoît point d'invraisemblances : la faculté des longues préparations et des nombreux développements leur fournit les moyens d'amener les incidents les plus extraordinaires , et de mettre en jeu les caractères les plus singuliers , les plus bizarres. Quelle que soit cependant la latitude du genre, quelles qu'en soient les ressources, comme c'est de tous les genres celui qu'on à le pluô cultivé, et dont les produits sont le plus multipliés, on commence à s'apercevoir (pie
lui-même il n'est pas inépuisable, et que le nombre de ses combinaisons n'est pas infini. Ce qui le prouve surtout, c'est que déjà il se dénature et se jette dans des écarts monstrueux. Le roman, qui n'étoit originairement et ne devoit être jamais qu'une fiction vraisemblable destinée à retracer les aventures ordinaires delà vie, reconnoît aujourd'hui plusieurs branches bâtardes qui finiront par se substituer entièrement à lui : Tune altère et corrompt ridiculement la véflÉé de l'histoire ; l'autre met en œuvre le merveilleux horrible des spectres et des revenans. C'est à peu près ainsi que la comédie de mœurs et de caractère, la véritable comédie, venant à dégénérer parmi nous, la comédie-féerie et le drame historique ont pris naissance.