‹ Mélanges philosophiques et littératuresChapitre 12 sur 38 · SO^ GÉ.ME. SES OUVRAGES. SON STYLE. SI PERSOMVE · texte numérisé non relu

SO^ GÉ.ME. SES OUVRAGES. SON STYLE. SI PERSOMVE

Le talent de Buffon se compose de trois parties distinctes, l'art de disserter, celui de décrire et celui de peindre. Dans Buffon , le métaphysicien s'unissoit au naturaliste , et peut-être le premier l'emportoit-il sur l'autre. C'est avec une aptitude merveilleuse pour former des abstractions, généraliser et enchaîner des idées, c'est avec l'instrument d'une excellente dialectique, que l'historien de la nature a construit ces systèmes vastes et hardis où les faits et les conjectures, les calculs et les hypothèses, se prêtant un appui mutuel , forment un édifice imposant dont l'apparente solidité confond l'esprit sans pourtant réussir à le convaincre, et qui ne pourroit être, en quelque sorte, attaqué , détruit que par une force égale à celle qui en a posé les fondements et le faîte. Cette faculté créatrice qui renferme en elle-même la fécondité de l'imagination et la puissance du raisonnement, est celle qui a enfanté la Théorie de la Terre, et ce beau livre des Epoques de la Nature , dont on ne sauroit parler assez magnifiquement, h moins d'emprunter les pa-

rôles de Buffon lui-même, ce livre où il dijixé quelques points dans V Immensité de l'espace, et placé un certain nombre de pierres numéraires sur la route éternelle du temps. Mais le génie de Buffon, sans être moins élevé, moins élendu peut-être, est bien plus accessible, et ouvre a la vérité des routes bien plus certaines, bien plus praticables dans ses sublimes discours sur la nalure de l'homme et celle des différents animaux qui peuplent le sol et l'atmosphère de notre globe. C'est là que , pénétrant dans les secrels les plus intimes de l'organisation, il établit les rapports généraux qu'ont entre eux tous les êtres animés , assigne les différences fondamentales qui les divisent en plusieurs classes distinctes, détermine, d'après leurs facultés particulières , l'ordre de prééminence dans lequel les sens, communs à toutes, existent chez chacune d'elles, et le rang qu'elles-mêmes occupent en raison de cet ordre. C'est là qu'unissant la géographie à l'histoire naturelle, comme Montesquieu l'avoit unie à la science de la législation , il explique l'influence que les lieux , les climats et les aliments ont exercée sur la constitution originelle des divers animaux dans les divers continents, fait observer les modifications plus ou moins profondes que le changement de ces différentes choses fait subir à cette constitution même, et démontre que l'homme seul est doué d'une assez grande flexibilité d'organes pour vivre également dans toutes les localités, dans toutes les températures, et avec toutes les substances nutritives qu'elles foui'nissent. Enfin, c'est là qu'accordant exclusivement à notre espèce la pensée , la réflexion , la mémoire même , celle qui se I. • 9

compose d'une succession de sensations comparées et liées entre elles , il ne laisse aux animaux que le sentiment, c'est-à-dire l'action isolée des objets sur leurs sens , et ce qu'il appelle un ébranlement plus ou moins prolongé, produit par ces mêmes objets sur l'organe intérieur matériel, autrement le cerveau. On peut . s^étonner que Buffon, se préparant à peindre non seulement les formes et les habitudes extérieures des animaux , mais encore leurs inclinations et leurs mœurs , ait commencé par les réduire à l'état de pures machines , obéissant aveuglément à je ne sais quelle impulsion toute mécanique , donnée par les objets à leurs sens, et transmise par ceux-ci à leurs membres. Les obscurités et les contradictions dont celte partie de son système n'est point exempte, ont fait présumer qu'il avoit ses motifs pour ne pas vouloir être entendu davantage; qu'en s'expliquant plus clairement, il avoit un plus grand risque à courir que de passer pour un raisonneur inconséquent , et qu'enfin les animaux n'auroient pas paru si maltraités par lui , s'il avoit osé dire ce qu'il pensoit de la nature intellectuelle de l'homme. Quoi qu'il en soit, l'espèce d'automatisme auquel il réduisoit les animaux, sembloit désenchanter d'avance les peintures où il devoit retracer leurs caractères et leurs passions ; mais heureusement il s'est arrangé de manière que le peintre ne fût pas trop dupe du philosophe , et que les spéculations de celui-ci ne répandissent pas de sécheresse et de froideur sur les compositions de l'autre. Ainsi, le même écrivain qui avoit félicité les animaux de ne connoître de l'amour que ce qu'il a de bon , c'est-à-dire le phy-

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sique, n'en îi pas moins décrit avec beaucoup de charme l'innocenle coquelLerie de la colombe , sa tendresse constante et son amour sans pailage : ainsi, après avoir affirmé que l'animal est mu seulement par l'appétit physique, que ses affections apparentes ne sont autre chose que le sentiment et l'expiession mécanique du besoin, et qu'enfin, n'y ayant ni continuité ni liaison dans ses sentimens, il n'a ni la mémoire véritable, ni cette conscience del'exislence actuelle et de l'existence passée , qui constitue le moi , il se complaît à dépeindre ce qu'on peut nommer l'ame et l'esprit de l'éléphant, sa bonté, sa douceur, ses manières affectueuses envers ceux qui ont mérité son amitié; sa susceptibiUlé sur le fait des injures et la durée de son ressentiment contre ceux de qui il les a reçues ; l'intelligence attentive, pénétrante et réfléchie qui semble faire naître et diriger tous ses mouvements ; enfin , sa réminiscence qui , plus composée , plus profonde et plus étendue que celle de tous les autres animaux, se rapproche de la nature de notre souvenii* , et en imite les effets. En général , si Buffon , dans la partie systématique de son ouvrage , a cru devoir séparer l'homme et l'animal par un immense intervalle , on peut dire que, dans la partie descriptive, il s'est plu à les rapprocher sans cesse , en mêlant les vérités morales aux vérités physiques , en appliquant aux mœurs des animaux des observations tirées de notre propre civilisation, et plus souvent en faisant sortir, des habitudes d'un quadrupède ou d'un oiseau, des leçons profitables pour l'humanité. Veut-il expliquer, par exemple , pourquoi l'on ne remarque pas , parmi

nos oiseaux de l)asse-cour, ce sentiment durable et cet amour exclusif qui , chez pi'csque tous les auties oiseaux, existent entre le mâle et la femelle, ces soins touchants el proloni^és qu'ils ont Tun et l'autre pour leur progcnilure? Il attribue cette différence à ce que les volatiles destinés à notre nourriture n'éprouvent point la nécessité d'un travail commun ; à ce que nous les dispensons, par nos soins intéressés, de tous les travaux qui , dans l'élat naturel , leur seroient commandés par le besoin de vivre et celui d'abriter , de nourrir, d'élever leur naissante famille, et il ajoute : « Vous retrouverez chez eux les premiers effets du « luxe et les maux de l'opulence , paresse , et liberti- « nage. » A-t-il décrit ce bon et honnête ménage de deux pigeons , où tous les travaux pénibles sont également reparus; où le mâle, partageant jusqu'aux soins maternels, couve régulièrement, à son tour, les œufs et les petits ? Il s'écrie, en terminant cette douce peinture : « Quels modèles pour l'homme, s'il pouvoit « ou savoit les imiter! » C'est par ces rapprochements piijuanîs et inattendus qu'il fait entrer le moral dans i'histoii'e positive des différentes classes d'animaux , après l'avoir formellement banni de l'histoire spéculative du genre tout entier.

Quelques écrivains ont loué Buffon d'avoir répandu dans ses ouvrages un assez grand nombre de traits de sensibilité. JV ai vu quelquefois la tranquille pitié d'un philosophe qui réfléchit sur les maux auxquels les èlres animés sont en proie, mais non la tendre compassion d'un homme sensible qui gémit sur leurs infortunes. On aura peut-être pris pour des

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traits de sensibilité ces teintes douces et presque mélancoliques que l'habile écrivain a su cinployei' dans la i)ointurc de certaines espèces , les unes déshéritées des dons de la nature , les autres jouissant d'une félicité innocente trop souvent troublée par nos plaisirs cruels, les autres enfin dépravées, avilies, opprimées par l'esclavage auquel nous les avons condamnées. Un senliment qui domine véritablement dans les écrits de Buffon, c'est l'horreur du despotisme : celui que l'homme a exercé sans nécessité sur plusieurs espèces d'animaux , semble révolter la fierté naturelle de son ame ; il hait ce tyran capricieux , il méprise ces esclaves dégradés, trop souvent amoureux de leurs fers. Généralement son style devient plus fier, plus noble et plus élevé, quand il parle des animaux sauvages; et il vante avec une complaisance marquée celles de leurs facultés qui tiennent à l'indépendance de leur caractère et de leur existence.

Chez Buffon, le talent de la simple description n'a rien de remarquable. Il est viai que ce talent est très resserré dans ses limites , et qu'il ne comporte pas une grande supériorité relative. H exige principalement la propriété dans les termes , et la justesse dans les comparaisons ; la clarté et la jjrécision constituent son élégance. A en juger d'après les espèces qui nous sont le plus connues , Buffon a très bien décrit la structure et les habitudes physiques des nombreux animaux dont il a écrit l'histoire; mais c'est l'ouvrage d'un crayon fidèle et sur : de simples naturalistes l'auroienl facilement égalé en ce ppint. Ce qu'on n'a pas encore égalé, ce qu'oîi ne surpassera jamais, sans

doute , ce sont les chefs-d'œuvre de son pinceau , soit qu'il reproduise les belles formes, les élégantes attitudes et les brillantes couleurs des animaux envers qui la nature a été prodigue de ses dons, soit qu'il retrace leurs mœurs singulières et leurs ipclinalions solitaires ou sociales, paisibles ou turbulentes, douces ou féroces. On a célébré mille fois la peinture du cheval, celle de l'éléphant , du lion , du tigre, etc. ; elles méritent la préférence qu'elles ont obtenue , parce qu'elles unissent aux traits les plus fiers et les plus nobles de la nature physique , les traits les plus majestueux ou les plus terribles de la nature morale. On n'a pas cessé d'admirer non plus quelques autres images où la riche palette du peintre a lutté si glorieusement contre l'éblouissante profusion de couleurs, de nuances et de reflets que le ciel brûlant des tropiques a répandue sur plusieurs habitanls de l'air. Mais je viens d'arrêter mes regards sur un portrait qu'on n'a peut-être pas encore assez vanté , celui du paon , de cet oiseau dès long-temps naturalisé parmi nous , qui , par son plumage , efface ou du moins égale les oiseaux les plus richement colorés par les feux de l'équateur. Buffon d'abord , emploie pour le peindre « tout ce qui flatte « nos yeux dans le coloris tendre et frais des plus « belles fleurs, tout ce qui les éblouit dans les reflets c( pétillants des pierreries , tout ce qui les étonne dans « l'éclat majestueux de l'arc-en-ciel. » Son inimitable pinceau, comme il le dit lui-même de la nature, a mêlé , assorti , nuancé , fondu toutes les couleurs du ciel et de la terre ; on diroit qu'il a épuisé toutes les magnificences du langage pour imiter un oiseau qui

semble avoir épuisé lui-même loules celles de la nature; mais les plus brillantes couleurs lui restent encore; il les a tenues en réserve pour cette roue étincelante que le paon, dans ses amours , étale aux yeux de sa compaj^ne. « Les longues plumes de sa queue, « dit-il , déploient , en se relevant , leurs richesses a éblouissantes ; sa tcte et son cou , se renvej^sant no- « blement en arrière, se dessinent avec grâce sur ce « fond radieux où la lumière du soleil se joue en mille «''manières , se perd et se reproduit sans cesse, etsem- « ble piendre un nouvel éclat plus doux et plus moël- « leux , de nouvelles couleurs ])lus variées et plus « harmonieuses : chaque mouvement de l'oiseau pro- « duit des milliers de nuances nouvelles , des gerbes « de reflets ondoyants et fugitifs, sans cesse remplacés a par d'autres reflets et d'autres nuances toujours « diverses et toujours admirables. » Merveilleuse illusion produite par des paroles! N'a-t-on pas les yeux éblouis en lisant ce peu de lignes ? Et ne scmble-t-il pas que le plumage du paon est encore mieux représenté dans la prose magnifique de Buffon , qu'il ne le seroit dans ces brillantes gravures où un art nouveau imite l'éclat changeant des métaux et le feu étincelant des pierreries , empreints par la nature sur le plumage des plus beaux oiseaux des deux mondes.

Telle est la richesse , telle est l'admirable variété de notre littérature, que de toutes ces qualités du style, dont l'assemblage formeroit la perfection absolue et idéale, il n'en est pas une seule qui ne soit, pour ainsi dire , représentée par quelqu'un de nos grands prosateurs, et qui ne caractérise son talcîit d'une manière

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assez distinctive pour lui donner une place à pari et le mettre à l'abri des comparaisons. Bossuet a pour partage la sublimité, avec son vol hardi et impétueux; Fénélon , l'heureuse abondance et l'onction pénétrante ; Massillon , l'élégance exquise et la diversité des formes déguisant l'uniformité de la pensée; La Bruyère, les tours inattendus et la piquante singularité de l'expression ; Montesquieu , la concision énergique et rapide ; Voltaire , la clarté inaltérable et la facilité pleine de grâce ; Rousseau , le coloris , la chaleur et l'accent passionné; enfin, Buffon, la majesté soutenue et l'inépuisable magnificence.

Dans Buffon, cette dignité qui ne se familiarise jamais, et cette pompe qui craindroit de tempérer un instant son éclat , ont essuyé quelques critiques. C'est en y faisant allusion que Voltaire disoit :

Dans un slyle ampoulé parlez-nous de physique.

On ciloit un jour devant lui \ Histoire naturelle. Pas si naturelle, dil-il. On a bien justifié Buffon du reproche d'enflure et d'affectation que renferment ce vers et cette saillie ; mais , si Voltaire y a mis de l'injustice , j'oserois assurer que du moins il n'y a pas mis de mauvaise foi. Celui qui disoit de lui-même, avec tant de vérité ; Je n'ai pas fait une seule pJuase de ma vie, et je m'en vante , devoit être en effet peu sensible au mérite d'une diclion toujours imposante et solennelle ; il lui falloit bien peu de prévention dans l'esprit contre l'auteur de \ Histoire naturelle, pour que les beautés dont brille cet ouvrage prissent à ses yeux

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la couleur des défauts qui les avoisinenl , et qu'ainsi la noblesse lui parût de l'emphase, la richesse du faste, le soin de l'apprêt, et le ton soutenu de ia roideur. D'Alembert , qu'il ne faut pas comparer avec Voltaire pour le goût , et dont la manière épigrammatique et sèche avoit encore moins d'analogie avec celle de Buffon, disoit un jour à Rivarol : « Ne me « parlez pas de votre Buffon, de ce comte de Tuf- « fière, qui, au lieu de nommer simplement le che- « val, dit : La plus noble conquête que Vhomme « ait jamais faite, est celle de ce fier et fou- « gueux animal , etc. Oui, reprit Rivarol , c'est « comme ce sot de J.-B. Rousseau qui s'avise de dire :

« Des bords sacrés où naît l'aurore « Aux bords enflammés du couchant.

« au lieu de dire : de l'est à l'ouest- » La riposte est vive et plaisante; mais Rivarol ne s'apercevoit pas qu'il justifioit un prosateur et un naturaliste par l'exemple d'un poète et d'un poète lyrique. D'Alembert n'en avoit pas moins tort ; et sûrement son tort n'étoit pas une simple erreur de goût; car il faisoit hautement profession de ne pas aimer la personne de Buffon. Quant à Voltaire, son jugement pouvoit être aussi un peu susr pect, non d'envie, comme on s'est plu à le répéter, mais de ressentiment. Pour avoir prétendu que les énormes bancs de coquillages découverts au sommet des Alpes, n'éloient autre chose que quelques coquilles détachées du chaperon ou du collet des pèlerins qui alloicnt à Rome, il s'étoit attiré des railleries fort

piquantes de la part de Buft'on : il les lui rendit , en se moquant de la terre qui n'étoit qu'une éclaboussure du soleil, des moules organiques intérieurs, et enfin du style de \ Histoire natarelle. On persuada facilement à ces deux grands écrivains de se réconcilier. Buffon ayant envoyé une nouvelle édition de ses OEuvres à Voltaire, celui-ci lui écrivit une lettre de remercîments fort aimable , où il lui parloit de son prédécesseur Archimède pfëhiier; Buffon répondit qu'on ne diroit jamais Foliaire second ; et cet échange de politesses mit fin à tout démêlé entre eux. « Je ne «veux pas, disoit Voltaire, rester brouiller avec « M. de Buffon pour des coquilles. »

Par un accord assez remarquable, Buffon avoit, dans les traits de la figure, dans les formes et dans les mouvements du corps, il portoit même dans sa parure et dans les moindres habitudes de sa vie intérieure , la majesté , la pompe et la noble régularité qui éclatent dans ses écrits ; mais , par ime exception plus singulière encore, sa conversation ne participoit nullement des qualités de son style. Elle étoit ordinairement décousue, très négligée et surtout d'une familiarité excessive; tout çà, pardieu, et autres particules explétives des plus vulgaires, y revenoient presque à chaque phrase ; et les saillies d'une vanité franche et naïve ne s'y reproduisoient pas moins fréquemment.

Dans cet examen rapide du génie , des ouvrages et de la personne de Buffon, je ne puis passer absolument sous silence son fameux discours de réception , ce discours tant lu, tant cité, qui est une si élo-

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quenle leçon d'éloquence, et où l'on apprendroit à écrire comme l'historien de la nature , si le génie , quand il se plaît à révéler son secret, ne gardoit malheureusement pour lui seul les moyens d'en faire usaj^e. C'est là que se trouve ce mot célèbre , le style est r homme même : mot d'une profonde vérité, dont il ne sera jamais fait une application plus juste et plus frappante qu'à celui même qui l'a dit. De nouveaux principes découverts , de nouveaux faits recueillis, des analyses plus exactes et des observations plus précises , ont déjà porté , dit-on , de graves atteintes àlb partie scientifique de V Histoire naturelle , et peut-être un jour toutes les théories du physicien seront-elles complètement renversées ; mais le beau style de l'écrivain subsiste et subsistera éternellement : ainsi le style de Buffon est Biiffon même, est Buffon tout entier.

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