ANCIENNE ET MODERNE
HGF.MENT SIR IN OIVRAGE IMITCLF. TABLEAU HISTORIQUE ET
PITTORESQUE DE PARIS, DEPUIS LES GAULOIS JUS- QU'A NOS JOURS. REVUE DES DIVEUS UISTOUIENS DE PARIS.
Une grande ville, capitale d'un grand Empire, et théâtre d'une partie des événements les plus importants de son histoire, ne peut manquer d'être un objet presque universel de curiosité et d'intérêt. Etrangers et nationaux, tous s'empresseront de parcourir les fastes d'une cité célèbre qui, pendant une longue suite de siècles, a fixé sur elle les regards du monde entier ; a passé , des horreurs de la barbarie , aux bienfaisantes merveilles de la civilisation; a vu des crimes inouïs et d'éclatantes actions de vertu; enfin, a renfermé et renferme encore dans son sein toutes les extrémités , tous les excès , tous les contrastes de la grandeur et de l'abjection , de la richesse et de la misère, de l'élégance et delà grossièreté, du plaisir et de la peine, du génie et de la sottise, de l'active indusliie qui se consume en des travaux utiles, cl de
l'agilation désœuvrée qui s'épuise en de vaines futilités ou en de ridicules intrigues.
Quel charme puissant, irrésistible, s'attache à tous les lieux remplis de grands intérêts ou peuplés de grands souvenirs ! Rome antique reçoit encore , après vingi siècles , la visite et les hommages de l'univers. Des milliers d'érudits interrogent le sol sous lequel elle est ensevelie, pour découvrir la trace de ses places et de ses rues , de ses palais et de ses temples. Insensibles à la beauté des édifices modernes qui se sont élevés du sein de ses décombres , leur souhait le plus ardent, leur jouissance la plus vive est d'exhumer quelque débris de sa magnificence, et surtout quelque fragment, pour ainsi dire quelque feuillet mutilé de son histoire. Guidés dans leurs fouilles savantes par les foibles lueurs que les écrits de l'antiquité répandent sur l'objet de leurs recherches , et rattachant les monuments dont il n'existe plus que le souvenir, à ceux dont les ruines subsistent encore, ils ont voulu restituer , au moins sur le papier, la Rome des Consuls et des Césars ; mais ils n'ont pu arracher au temps tous les secrets qu'il a dérobés , à la terre tous ceux qu'elle a enfouis : leur topographie conjecturale est pleine de lacunes et d'incertitudes. Parviendra-t-on jamais à remplir les unes et à fixer les autres » ?
' Montaigne dit quelque part : « On ne voit rien de Rome que le « ciel sous lequel elle a été assise et le plan de son gîte. Cette science « que j'en ai est une science abstraite et contemplative, de laquelle « il n'y a rien qui tombe sous les sens : ceux qui disent qu'on y voit au
« moins les ruines de Rome, en disent trop : ce n'est rien que
u son sépulcre Plusieurs conjectures qu'on prend de la peinture
Quelle seroiL la joie, le délire de ce peuple d'investigateurs, si lout à coup quelque antique manuscrit, rendu à la lumière , venoit étaler à leurs yeux l'exacte description de la ville éternelle, leur faire connoître la division de ses quartiers et leur position respective, la direction des rues qui les traversoient , l'enq^lacement des édifices publics ou particuliers qui en faisoient l'ornement! Avec quelle plus vive ardeur et quel plus heureux succès on les verroit poursuivre et diriger leurs travaux! Rome sortiroit tout entière du tombeau , ou du moins nous aurions son image fidèle. Combien nous éprouverions alors de charme à relire Tite-Live, Salluste, tous ces historiens latins qui nous ont retracé les excès despotiques des décenivirs, les sanglantes querelles du peuple et du sénat, des tribuns et des patriciens, les proscriptions de Sylla, de Marins et des deux triumvirats, enfin toutes ces révolutions , ces guerres et ces calamités intestines qui vengeoient l'univers du joug tyrannique que laisoit peser sur lui la puissance romaine ! Le plan de Rome à la main, nous suivrions, dans toutes leurs démarches, les acteurs de ces scènes turbulentes ou cruelles; nous nous transporterions avec eux du Forum au Champ-
« de cette ville ancienne, n'ont guère de véiisimilitudc ; son plan « même étant infiniment changé de forme , aucuns de ses vallons étant « comblés, voire dans les lieux les plus bas qui y fussent , comme par « exemple, au lieu de Felabiiim , qui, pour sa bassesse, reccvoit « l'égoùt de la ville et avoit un lac, s'olant élevé des monts de la « hauteur des autres monts naturels qui sont au-delà; ce qui s'est fait
« par le tas et monceaux des ruines de ces grands bàtimens Je
« crois qu'un ancien Romain ne sauroil reconnoître l'assiette de sa « ville, quand il la verroit. »
de-Mars, du temple de la Paix au Capitule, du Janicule au Mont-Aventin. Chaque fait important se lieroit dans notre mémoire à la situation du lieu, du monument qui en fut le théâtre ou le témoin ; ces souvenirs de nature diverse se prêleroient un appui et une force mutuelle ; enfin, la description exacle et détaillée de l'ancienne Rome, présentée à notre esprit parle discours , et rendue sensible à nos yeux par la gravure , seroit pour nous une mnémonique complète des révolutions de la république romaine. Si Paris doit subir la destinée commune à tous les ouvrages de l'homme; si cette ville , maintenant si florissante , doit succomber un jour sous les efforts du temps et les coups d'une barbarie nouvelle, le livre que j'annonce, survivant à la destruction des monuments les plus solides, grâce à ces deux arts qui éternisent, en les multipliant et les répétant à l'infini , les fragiles productions de la plume et du crayon, ce livre sera pour la capitale du monde moderne ce que seroit pour la capitale du monde ancien le manuscrit dont je n'ai supposé que trop gratuitement la découverte. Le tableau remplaceroit le modèle anéanti; et, dans la suite des siècles, l'homme qui méditeroit sur les troubles politiques ou religieux dont Paris fut le sanglant théâtre , depuis les règnes calamitcux des premiers Valois, jusqu'à la révolution qui renversa du trône la dynastie des Capets, croiroit presque assister à ces horribles tragédies , en ayant sous les yeux l'image de tous les lieux marqués, pour ainsi dire , par les coups des bourreaux et par le sang des victimes. On sait combien la vue des lieux mêmes sert à imprimer fortement dans l'ame les
SCIEIVCES ET ARTS. 199
grandes leçons de l'histoire, combien l'éloquence des anciens monumenls ajoute à celle des faits passés : lorsque ces monuments ne subsistent plus, lorsque ces lieux sont cachés sous d'antiques débris ou effacés du souvenir même par des édifices modernes, on ne peut nier que la représentation fidèle des ims et des autres ne soit le meilleur , ne soit l'unique moyen de suppléer à leur présence , et de reproduire en partie les grands effets qui en résultent.
Mais à quoi sert-il de s'enfoncer dans les siècles à venir pour y trouver l'utilité d'un ouvrage tel que le Tableau historique et pittoresque de Paiis? Avant de périr, nos coips changent, se métamorphosent et se renouvellent souvent. Il en est de même des villes, et particulièrement de Paris. Depuis la Lutècedu temps de César ou de Julien, jusqu'au Paris du dix-neuvième siècle, que d'accroissements cette ville a reçus! Que d'aspects différents elle a offerts! Renfermée d'abord dans une petite île et formée d'un petit nombre de huttes grossières, elle a franchi les deux bras de la Seine (jui lui servoient de limites et de remparts, et elle s'est étendue par degrés sur le^ deux rives , qu'elle a couvertes de superbes édifices. Sa circonférence s'agrandissant, tantôt dans un sens, tantôt dans un autre, elle a vu varier autant de fois son centre. Des villages et des bourgs sont entrés dans son enceinte ; ils ont fourni leur terrain , et donné leur nom à des rues très éloignées aujourd'hui de ses extrémités. Les carrières qui avoient servi à construire ses premières maisons ont été bientôt chargées de plus d'édifices que n'en avoient pu former les matériaux tirés de leur sein.
Les champs qui fournissoient à la nourriture de ses liabitanîs ont été envahis par leurs domiciles- et la nature, repoussée au loin par la civilisation, n'a jamais pu rien reprendre de ce que celle-ci avoit usurpé sur elle. Le gothique, grossière dégénéralion de celte architecture maurestiue, si singuUère et si brillanle, a été remplacé, dans les monuments publics et dans les constructions particulières, par les nobles formes de l'architecture grecque et romaine. A des rues étroites et tortueuses, dont le sol, incessamment délayé par les eaux, n'offroit que des cloaques infects, et dont une dangereuse obscurité s'emparoit à l'arrivée de la nuit, ont succédé des rues larges et alignées, entièrement revêtues d'un pavé solide, et où le jour, dès qu'il commence à disparoître, est remplacé par une illumination qu'on croiroit destinée à l'ornement d'une fête plutôt qu'à la sûreté d'une ville. Cette brillante métamorphose n'est pas encore complète ; le Paris d'autrefois se laisse encore apercevoir en quelques points dans le Paris de nos jours; des traces de l'ancienne barbarie subsistent à côté des merveilles de l'élégance moderne : Hodieqae manent vesh'gia ruris. Mais telle est l'activité , la vitesse prodigieuse avec laquelle se poursuit chaque jour l'exécution du vaste plan qui a pour objet l'embellissement de toutes les parties de cette grande capitale; tant de vieux édifices sont abattus pour faire place à des édifices nouveaux , ou pour rendre plus facile la circulation de l'air et de ceux qui le respirent, que le temps n'est pas éloigné sans doute où la face entière de Paris sera changée, où l'homme qui le reverroit après moins
d'un demi-siècle d'absence, chercheroit peut-être en vain la maison , la rue et le quartier qu'il y auroit habités. Seulement depuis la révolution , Paris entre pour nous-mêmes dans la classe des antiquités véritables, c'est-à-dire des choses qui onl appartenu à d'autres générations, à d'autres siècles , et dont il ne subsiste plus que la tradition ou les restes. En bâtiments, de même qu'en hommes, nous perdons facilement la mémoire de ce qui n'est plus. J'en prends à témoin tous ceux qui ont vu la place du Carrousel resserrée par des rues iirégulières , et î)izarrement semée d'un mélange d'hôtels et d'échoppes. Maintenant qu'ils la voient , débarrassée de toutes ces constructions parasites , développer une magnifique esplanade devant le palais où le chef du gouvernement a établi sa demeure habituelle , qu'ils disent s'ils ont conservé le souvenir distinct , et s'ils pourroient maïquer la place précise des rues qu'ils ont le plus fréquentées , et des édifices qui avoient le plus souvent arrêté leurs regards.
Le Tableau hùtorirjae et pittoresfjiie , retraçant particulièrement le Paris d'avant la révolution , aura pour tous ceux qui l'habitoient déjà à celte époque, l'avantage de renouveler et d'entretenir dans leur esprit des images et des impressions qui , s'affoiblissant chaque jour, auroient fini par s'eflacer entièrement. De même, les habitants de la province et des pays étrangers qui ont visité Paris à des époques plus ou moins éloignées, aimeront à feuilleter un ouvrage dont les pages et les gravures rappelleront à leur mémoire , et replaceront sous leurs regards , les lieux
qu'ils ont parcourus, les monuments qu'ils ont admirés, enfin tout ce qu'ils ont vu, et dont ils ont fait si souvent eux-mêmes la description à leur famille, à leurs amis, à leurs compatriotes.
Mais c'est principalement pour les Parisiens que le Tableau historique et pittoresque doit avoir un grand charme. Tout bon Parisien chérit sa ville natale; il est fier d'y avoir reçu le jour, et il désire d'y passer sa vie entière. Quand le sort le force à s'en éloigner, il la regrette, il jouit de l'entendre vanter, il la vante lui-même sans façon ; il rit de ces provinciaux qui, dans leur dépit de ne pouvoir l'habiter, prennent le parti d'en médire, et prétendent qu'ils s'y sont ennuyés, parce qu'ils y ont été ennuyeux. Un bon Parisien , tel que je me fais honneur de l'être, est tellement passionné pour les lieux où ont coulé les heureux jours de son enfance, que, ne pouvant s'empêcher d'applaudir aux prodigieux changements qui les embellissent, il est presque tenté d'accorder quelques regrets aux masures mêmes qui cessent de les enlaidir. Des souvenirs, soit nationaux, soit personnels, s'attachoient pour lui à ces vieux édifices ; chaque course qu'il faisoit dans Paris étoit un petit voyage d'instruction et d'agrément, et, en quelque sorte, un cours pratique d'histoire politique et littéraire. Ces vieilles rues, ces vieux quartiers où se passèrent tant de grands événements, ces anciens hôtels dont les frontispices étoient décorés des noms les plus fameux de nos annales, ces maisons connues pour avoir été le lieu de la naissance, de l'habitation ou de la mort d'aulant de personnages célèbres dans la société, dans l'Etat,
dans les sciences, les lettres et les arts ; tout, jusqu'à cette nomenclature bizarre de nos places et de nos rues , qui offroit tant d'étymoloi;ies singulières et d'origines curieuses, rappeloit tant de faits, de particularités, de coutumes et d'usages populaires, tout lui fournissoit l'occasion d'exercer sa mémoire, sa pensée et son imagination. Mais qu'il se console; qu'il ne craigne plus autant de voir emporter ses souvenirs et ses impressions avec les monuments qui les excitoient : le Tableau historique et pittoiesque saura lui rendre, en ce genre, les jouissances qu'il a perdues et celles qu'il peut perdre encore.
Les historiens de Paris, qui sont en foit grand nombre, peuvent se diviser en plusieurs classes. Les premiers, tels que Corrozet, du Breul et Sauvai, n'ont fait que ramasser des matériaux qu'ils ont entassés sans ordre, sans choix, et le plus souvent sans aucune espèce de critique : tant par le fond que par la forme , leurs ouvrages sont entièrement illisibles. Apiès eux, des hommes plus savants et plus judicieux sans doute, mais également dépourvus de goût, et sachant aussi peu se borner, D. D. Félibien et Lobineau, ont rassemblé dans de gros in-folios, et les recherches de leurs prédécesseurs, et celles qu'une immense lecture leur avoit procurées à eux-mêmes. On ne peut nier qu'il n'aient mis quelque ordre dans cette énorme compilation; mais la critique y est encore très médiocre ; mais ces érudits laborieux , manquant de toutes les qualités de l'écrivain, y racontent les plus petits événements arrivés dans Paris avec le même détail , la même importance que les plus grandes ré-
204 SCIENCES ET AkTS.
volutions dont celte ville ait été le théâtre. La tenue d'un obscur concile national, une misérable dispute entre le parlement et l'université, la composition et la marche d'une procession, y tiennent autant de place que les querelles des Armagnacs et des Bourguignons, les guerres de la Ligue et les troubles de la Fronde. Enfin on peut affirmer, sans craindre d'èlre démenti, qu'il n'est point de lecture plus insipide et plus assommante. A la suite de ces compilateurs diffus, sont venus des abréviateurs plus dépourvus encore de Jugement, moins instruits sans doute, et peut-être plus mauvais écrivains. Piganiol de la Force s'est contenté de mettre de l'ordre dans la compilation de Sauvai, qu'il a copiée presque mot à mot , sans le moindre discernement, la moindre critique. Un auteur qui a gardé l'anonyme, et dont le nom est du Castres d'Auvigny, a abrégé Fclibien et Lobineau , sans imaginer seulement qu'on put rien changer à la distribution de matières adoptée par ces savants ; suivant , comme dans un journal, l'ordre chronologique, il mêle la notice des monuments et le récit des faits historiques : cette coniusion est peut-être plus choquante encore dans un abrégé que dans une compilation étendue. Piganiol, au contraire, qui a voulu séparer les objets, donne d'abord la description des quartiers , et ensuite l'histoire des événements qui ont eu lieu dans toute la ville ; ce qui forme deux ouvrages placés à la suite l'un de l'autre, et n'ayant entre eux aucun rapport. On voit paroître ensuite les auteurs d'un Dictionnaire historique de Paris, en quatre volumes , lesquels n'ont pas fait autre chose que de découper avec des
ciseaux ce (jue Piganiol avoit copié dans Sauvai , et de le ranger par ordre alphabétique. D'autres viennent ensuite avec des abrégés de toutes les façons, et sous tous les litres , qui ne font que réduire encore Piganiol , Sauvai , et le Dictionnaire. Ce qui frappe le plus dans cette foule d'ouvrages sur Paris, qui se sont succédé pour tomber tous dans l'oubli, c'est l'inconcevable ineptie de tous ces écrivailleurs, qui se copient scrupuleusement les uns les autres , répétant avec une admirable intrépidité les erreurs grossières, les niaiseries prodigieuses , les jugements absurdes de leurs devanciers, sans y changer un seul mot, sans en ôter une virgule , se permettant seulement de couper des morceaux entiers, qui souvent sont ce qu'il y a de moins mauvais , mais afin de justifier leur titre ^abiégé.
Saint-Foix , avec plus d'esprit et un style plus agréable, n'a pas mis dans son travail plus d'application et de discernement. Son recueil sur Paris est très bien intitulé Essais. Ce sont effectivement des essais informes, incohérents, sans suite, sans plan, sans commencement ni fin. Il copie aussi le plus souvent Sauvai, ramasse une foule de petits contes satiriques, fait des réflexions fausses et hardies , mais ne dit rien ni des origines du petit nombre de monuments qu'il décrit, ni même des événements les plus importants arrivés dans Paris. S'il est plus amusant, il est peut-être aussi moins instructif que le dernier des compilateurs dont je viens de parler; et je ne connois pas sur cette capitale un livre plus futile et plus mal fait que le sien.
Un seul homme , Jaillot, a fait un ouvrage vraiment utile. Une étude approfondie des anciens titres enfouis
dans les archives des églises, des abbayes, des cours de justice , lui ayant fait reconnoîire le peu de crilique que les historiens de Paris , même les plus instruits , avoient mis dans l'explication de ses antiquités , il entreprit la tâche vraiment effrayante de revoir et de rectifier tous leurs travaux ; et il s'en acquitta avec un soin, une érudition, une force de jugement et d'autorité, qu'on ne peut assez louer, remontant sans cesse aux sources, citant tous les auteurs originaux, discutant avec vigueur, scrupule, clarté, les opinions qu'il vouloit admettre ou rejeter; enfin, remplissant dans tous les points toutes les conditions de la saine critique historique. Avec tout son mérite, Jaillot n'est ni un homme de goût, ni un écrivain supportable. Après avoir établi la division en vingt quartiers, qui lui avoit été fournie par ses prédécesseurs , il n'y met pas d'autre façon, d'autre finesse, que de ranger par ordre alphabétique les rues , les monuments , les institutions. Du reste, il ne sort pas du cercle qu'il s'est tracé ; il raconte les origines , et rien de plus : tout ce qui a rapport aux arts et à l'histoire est exclu de son livre , et il faut le chercher ailleurs.