‹ Mélanges philosophiques et littératuresChapitre 20 sur 38 · CATACOMBES DE ROME · texte numérisé non relu

CATACOMBES DE ROME

ORIGINK ET DESCRIPTION DE CES LIEUX SOUTERUAINS. I.F.IRS lUFFERKryTES

DESTINATIOS. LES LLMiÈrES Qu'eN TEL'VEXT TIRER l'aRCIIÉoLOGIE , LA

nill.OLOr.IE ET l'histoire DES ARTS DU DESSLN.

Dans le monde physique, comme dans le monde intellectuel , les profondeurs lénébreuses sont le vrai domaine de l'imagination. Où l'on ne voit i ien , il faut bien que l'on se ligure tout. La peur, qui n'est autre chose que l'imagination mue par l'idée du danger, peuple de fantômes les lieux entièrement inhabités; où régnent le repos , le silence et l'obscurité absolue , elle crée le mouvement, le brait, la forme et la couleur : ses yeux fascinés viennent-ils à découvrir quelque objet réel, ils le métamorphosent, l'agrandissent, le multiplient; alors le loucher même, perdant son infaillibilité accoutumée, confirme les erreurs de la vue, au lieu de les rectifier. Cette prodigieuse impression des ténèbres sur l'ame et sur les sens ne s'arrête pas à ceux ([ui la reçoivent immédiatement; essentiellemenl contagieuse, elle se communique aux autres par la parole. On n'entend point parler sans une sorte d'elTioi des lieux totalement privés de lumière ; on frissoniiC d'avance au récit des événements

214 SClE.NChS ET ARTS.

dont ils ont été le théâtre ; surtout on est disposé à croire toul ce qui en sera raconté de plus extraordinaii'e, et l'on est presque fâché d'apprendre que les choses s'y soient passées comme en plein jour. Voilà ce qu'ont parfaitement senti nos romanciers et nos mélodramatistes modernes , lorsqu'ils ont placé dans leui's compositions tant de cavernes et de souterrains. C'est un art auquel les bonnes d'enfants elles-mêmes ne sont pas étrangères : elles ne racontent guère que des histoires de voleurs et de revenants, parce que la nuit est nécessaire à ceux-ci pour être vus, comme aux premiers pour ne l'être pas ; et elles donnent la préférence aux aventures de nuit, parce qu'elles font plus d'effet que toutes les autres sur leur auditoire. De son côté , l'auditoire justifie la bonté du système, en demandant toujours avec instance qu'on lui fasse bien peur.

Ces réflexions m'ont à peu près expliqué pourquoi je me suis promis tant de plaisir à la seule vue du litre de Voyage dans Ijs catacombes. Si l'on est d'autant plus avide de connoître un objet, qu'il est plus caché, plus secret, plus mystérieux, quelle vive curiosité ne doit pas exciter la description des catacombes , de ces cités souterraines où le jour ne pénètre jamais , qui ne sont habitées que par des cadavres , et où des vivants ont été ensevelis pour toujours, comme si la mort les eut punis d'avoir violé son territoire ! Mais surtout quel intérêt mêlé de crainte ne doit pas inspirer le hardi voyageur qui, sur la foi d'un guide inconnu que rien n'empêche de devenir un scélérat , et d'un flambeau que mille acci-

SCIENCF.S KT ARTS. 215

dents peuvent ëteiiidie , ayant quelquefois des abinies sous ses pieds, et toujours sur sa tête une masse non soutenue qui peut l'écraser ou lui fermer le retour, s'engage dans des roules nombreuses qui se croisent en labyrinthe inextricable, pour exhumer quelques débris de la nature ou des arts , déchiffrer et recueillir des inscriptions barbares à demi- rongées par le temps, copier ou décrire des peintures presque effacées qui souvent choquent les principes de l'art autant que les saines idées de la religion , et de tant

É dangers , de tant de fatigues , de tant de rechers , ne tirer d'autre profit que de répandre quelques lueurs incertaines de vérité sur des siècles et des récits plus obscurs que les lieux mêmes !

Originairement , les catacombes étoient des excavations que les Romains, du temps même de la république, faisoient, sous la couche végétale, pour en tirer la pouzolane, espèce de sable volcanique qu'ils employoient comme enduit et comme ciment dans leurs constructions. Ces excavations, connue celles qui ont fourni les piei^s dont Paris est bâti, ont commencé autour de Rome renfermée encore dans d'étroites limites: la ville, en s'agrandissant, a couvert ces premières carrières; d'autres ont été ouvertes plus loin, et, les monuments se nmltipliant, elles se sont étendues fort avant dans la campagne de Rome. La pouzolane se soutenant d'elle-même par une sorte d'adliérence que ses |)arties tiennent de leur nature ou de leur forme, les catacombes ne sont soutenues artificiellement qu'en fort peu d'endroits ; et ces endroits sont probablement ceux où la terre

vé^'^étale a été atteinle et mise à découvert par l'excavation. Du reste, pour prévenir les éboulements, on a donné peu d'ouverture aux rues , dont la largeur est communément de trois à quatre pieds : la hauteur, qui avoit moins d'inconvénient, est plus grande et diffère davantage. Ces rues ou galeries communiquent les unes aux autres par des carrefours assez nombreux ; et quelquefois des soupiraux , ouverts à trois cents pas ou plus de distance, leur fournissent un peu d'air extérieur. Outre les carrefours, on rencontre de temps en temps des espaces pl^s grands, appelés ciibicnla, ou chambres, dont les murs sont souvent enduits d'une couciie de plâtre qui a reçu des peintures à fresque. Dans les galeries, à droite et à gauche, sont pratiquées, à côté les unes des autres , des cavités d'une profondeur égale à la longueur du corps humain, dont l'ouverture, assez étroite en tous sens, étoit fermée par une tuile. Ces cavités étoicnt destinées à recevoir les cadavres; on en voit quelquefois jusqu'à cinq ou six rangées les unes au-dessus des aufres. H y a aussi, dans quelques parties des catacombes , deux et même trois étages de rues ; on descend de l'un à l'autre par des ouvertures en pente, semblables aux ouvertures appelées /t;râ/?^//^<a!, qui conduisent de la surface delà terre à l'étage qui est immédiatement au-dessous. Les catacombes ne forment pas un ensemble continu; elles sont divisées en un grand nombre de cimetières distincts et séparés, dont chacun porte le nom du saint qui l'a principalement consacré par sa sépulture. Il est présumable que quelques cimetières

contigus comrauniquenl entre eux ; mais il est bien difficile d'en acquérir la certitude. Un ecclésiastique avoit assuré à l'auteur du Foijage ^ qu'en plusieurs endroits ces soutenains passoient sous le Tibre, et que lui-même, y étant entré d'un coté du fleuve, en étoy, sorti de l'autre côlé , après avoir suivi une route qui d'a!)ord descendoit et ensuite rcmontoit beaucoup. Notre voyageur, très curieux de vérifier le fait, descendit dans un cimetière voisin du Tibre, espéra^ qu'à l'aide d'une boussole, il pourroit se diriger de manière à renconli-er un de ces passages pratiqués sous le fleuve; mais il fut obligé de renoncer à son entreprise.

Les catacombes ont déjà été décrites, en 1632, par Antoine Bosio , agent de Tordre de Malte à Rome, dans un volume in-folio avec figures, intitulé Borna Sotterranea. Ce Bosio fui, pendant plus de vingt années, un véritable babitant des catacombes; il y emporloit des vivres pour une semaine , et ne rcmontoit sur terre que pour renouveler ses provisions. Jouissant de la faveur du gouvernement romain et de la confiance des particuliers sur le fonds desquels se trouvoient à^^ Jcnmjuna , et assisté de quelques disciples fidèles qui frayoient sa route dans les souterrains et recùeilloient par écrit ses observations, il pénétra le plus avant possible dans tous les cimetières connus , et en découvrit plusieuis dont l'existence n'étoit pas soupçonnée : les uns et les autres furent explorés et décrits par lui avec cette ardeur, cette attention cl celte exactitude qui semblent être particulièrement dévolues aux antiquaires. Depuis lui.

les catacombes ont été fort négligées; la plu paît des foramina se sont obstrués au point de n'être plus praticables ni même visibles. Les amateui's se sont contentés et se contentent encore de visiter quelques allées du cimetière supérieur de Saint-Sébastien , allées trop fréquentées pour avoir rien conservée du charme attaché aux lieux secrets et solitaires , et dépouillées d'ailleurs de tout ce qui pou voit exciter Ip curiosité en monuments de l'histoire , de la religion et des arts.

Héritier du zèle de Bosio , le nouveau voyageur s'est attaché particulièrement à parcourir les cimetières où les recherches de ce savant a voient été moins fréquentes et moins profondes : il a même été assez heureux pour avoir à sonder de nouvelles catacombes, échappées à la sagacité de Bosio. Des éboulements, arrivés en 1803 dans les jardins de la villa Pamphili, avoient révélé ces nouveaux souterrains et, en même temps, ouvert plusieurs chemins pour y pénétrer. Il y descendit deux ans après la découverte; les tombeaux étoient intacts ; les ex-voto y les inscriptions , les vases destinés à contenir des parfums ou de l'eau lustrale , étoient encore à leur place. Les squelettes oflroient divers phénomènes : plusieurs étoient enveloppés de stalactites; d'autres, qui n'étoient point recouverts de cette concrétion, étoient, au moins en apparence, dans un état d'intégrité et de solidité parfaite. Le guide de notre voyageur ayant voulu soulever un de ceux-ci, la forme de squelette disparut comme par enchantement dans un nuage de poussière blanchâtre qui se volatilisa

SCIENCES ET ARTS. 2l0

promptement ; ce coips auroit pu passer pour une image fantastique, si on^ dents restées entre les mains du guide n'en eussent attesté la réalité.

C'est dans le Foyage même qu'il faut lire la description détaillée de tout ce que ces nouvelles catacombes offrirent de curieux à Fauteur. C'est aussi là qu'on doit prendre connoissance des inductions plus ou moins plausibles qu'il a tirées de ses observations, relativement à l'histoire des catacombes en général. Je me bornerai à dire que , selon le moderne Bosio , ces souterrains n'ont pas été exclusivement la sépulture des premiers chrétiens; que probablement les anciens Romains s'y fa isolent ensevelir, avant que l'usage de brûler les corps se fût introduit parmi eux; que, depuis, ils y ont déposé sans doute les esclaves et même les citoyens dont la fortune ne pouvoit subvenir aux frais d'un bûcher; et que, vers le milieu du deuxième siècle, ce lieu d'inhumation est devenu celui de beaucoup de personnes libres et riches, et non chrétiennes, comme l'attestent des inscriptions et certaines effigies évideuiment conformes aux dogmes du polythéisme. Le même auteur pense qu'on est également sorti des bornes de la vérité relativement au séjour que les chrétiens ont pu faire dans les catacombes : ces souterrains, connus des païens aussi bien que d'eux-mêmes, ne pouvoient les mettre à l'abri de la persécution ; et , d'ailleurs , on sait qu'ils couroient au devant des supplices, au lieu de chercher à s'y soustraire. Si donc ils se sont retirés dans les catacombes , ce n'a dû être que hors des temps de persécution et pour vaquer plus libre-

ment aux exercices d'une religion qui n'avoit point encore de temples sur la terre. Comme je n'apporterois à l'examen de ces questions ni l'inlérêt qu'elles méritent, ni les connoissances qu'elles exigent, je ne pi-endrai aucun parti entre l'auteur du Voyage et les nombreux écrivains dont l'imagination, échauffée par le zèle de la religion , a vu dans les catacombes des lieux incessamment habités parle peuple des premiers chrétiens , et des reliques de martyrs dans tous les cadavres dont ces souterrains étoient remplis ^ Il paroît que la respectable partialité de ces écrivains en a entraîné quelques uns jusqu'à de petites fraudes calomnieuses contre les empereurs romains qui n'ont point embrassé ou favorisé le christianisme. L'auteur du Voyage cite deux inscriptions rapportées dans d'autres ouvrages, lesquelles ont pour objet de constater deux martyres soufferts, l'un sous Antonin, l'autre sous Adrien : tous deux portent des caractères évidents de supposition; ainsi, par la maladresse du faussaire, la mémoire de deux excellents princes se trouve déchargée d'une accusation qui, sans cela,

■ Le président de Brosses, dans ses Lettres historiques sur t Italie , est d'une opinion entièrenienf conforme à celle de l'auleur du Voyage. « On peut assurer avec certitude, dil-il, que ceci n'a jamais été fait « que pour servir de cimetière, soit depuis qu'on eût quitté l'usage « de brûler les corps, soit peut-être même avant que cet usage fût in-

« trodutt C'est une folie ridicule que de dire qu'elles ont été creu-

« sées par les premiers chrétiens pour s'y loger et célébrer les saints

« mystères à l'abri de la persécution Je ne dis pas que quelque-

« fois, par hasard, quelqu'un n'ait pu s'y cacher; mais, à coup sûr, ceci « n'a jamais servi de demeure aux vivants. »

SCIENCES ET AKTS. 221

CLit peut-être prévalu , malgré le témoignage contraire de riiistoire.

Les inscriptions trouvées par l'auteur du Foyage lui-même dans les catacombes de Pamphili, nicltent en évidence des vérités d'un autre ordre qui ne pourront manquer d'intéresser les amateurs de faits et d'observations philologiques. On sait de combien de discussions sans résultat l'ancienne prononciation du latin a été l'objet parmi les savants. Plusieurs points de cette obscure matière se trouvent éclaircis par les inscriptions des catacombes. Ces inscriptions, placées avec plus ou moins de mystère dans des souterrains où elles n'étoient exposées ni aux regards critiques du peuple de Rome, ni à la surveillance des magistrats de l'édilité, n'ont, ni dans le style, ni dans l'orthographe, l'élégance et la correction qui distinguent celles des monuments publics. Elles étoient probablement ("ailes par d'inhabiles ouvriers, soit romains, soit grecs , également étrangers aux principes de la langue latine. Lorsque l'orthographe et la prononciation d'une langue ne sont pas d'accord , les orthographes fautives et populaires peuvent être considérées comme un moyen de transmettre à la postérité la prononciation véi itable. Dans beaucoup d'inscriptions des catacombes, le V est remplacé par !e B; ce qui semble prouver que la première de ces lettres se prononçoit à peu près comme l'autre : ainsi on lit bïxit pour vixit ; vibiiSy viba ou bien bivus et biva et \\\h\\ç, bibus et biba^ "^qxxv viviis et viva; Bincentins pour Fincentins, etc. On sait que les Gascons ont cette manière de prononcer le B. D'autres inscriptions con-

firmeiil d'anciennes conjectures ou en fonl naître de nouvelles sur la prononciation de quelques autres lettres : il en est une dont le latin , écrit en caractères grecs , suffu'oit seul pour constater la manière dont les Romains prononçoient TU et le C. L'ignorance des ouviiers n'altéroit pas seulement l'orlhograplie des mots ; elle dénaturoit encore les mots en euxmêmes par le changement de déclinaison et de genre. Onxo'ûjilibiis Yiourjîiiïs , et sepulchnwi hanc pour hoc sepiilchriim ; il est assez présumable que ceux qui faisoient de sepulchrum un substantif masculin, disoient et écrivoient sepulcher au nominatif.

Ceux qui s'occupent de l'histoire des arls du dessin, auront aussi des lumières à puiser dans l'ouvrage dont je rends compte. Cette histoire présentoit une longue lacune que l'auteur s'étoit déjà efforcé de remplir; déjà il avoit établi dans une précédente brochure, et constaté par des tableaux authentiques, une succession de peintres italiens qui commence avec le douzième siècle , s'étend sur les deux siècles suivants, et s'arrête au Pérugin, le maître de Raphaël. Ainsi, il avoit renversé l'opinion commune qui ne fait remonter qu'à Cimabué, Florentin, l'époque où la peinture a passé de la Grèce dans l'Italie. Aujourd'hui il donne à son système une base beaucoup plus profonde. C'est dans les premiers siècles du christianisme , que la peinture , chassée de la Grèce par les>..^ersécutions des Iconoclastes , s'est réfugiée en Italie, et s'est cachée dans les catacombes, comme dans le seul asile assez sûr pour la soustraire aux fureurs dont le souvenir la poursuivoit encore. Selon

notre auteur, les fresques des catacombes doivent être, pour la plupart, Touvrai^e des religieux de l'oidre de Saint Basile, ordre qui avoit eu son berceau dans l'Orient, et dont les membres s'étoient adonnés particulièrement à la peinture, vers la (in du quatrième siècle. Toutes ces fresques offrent des sujets de l'ancien et du nouveau Testament; mais ce qu'on n'apprendra pas sans quelque surprise , c'est qu'en beaucoup d'endroils Orphée figure avec Adam , Moïse, Jonas, Daniel et Jésus-Christ. Il est vrai que Saint-Justin, dans son Exhortation aux Gentils , autorisa cette étrange association , en assurant qu'Orphée, après avoir lu le Pentateiiqiie, avoit abjuré le dogme du polythéisme dont il avoit été le premier apôtre , et enseigné à Musée , son (ils ou son disciple, qu'il n'y avoit qu'un seul dieu véritable. On conjecture que dans la suite quelque concile aura décidé que ce n'étoit pas une raison suffisante pour prendre place au milieu des patriarches, des prophètes et des saints, tant de l'ancienne que de la nouvelle loi. Sans doute l'art avoit dégénéré beaucoup sous le pinceau des Grecs de l'empire d'Orient; et les Basiliens, qui avoient quitté le beau ciel de leur patrie pour les ténèbres des catacombes , n'y avoient porté qu'une bien foible étincelle du génie des Apellcs et des Prologène ; mais un œil exercé retrouve dans leurs compositions les moins heureusement conçues et exécutées , quelques souvenirs de ces nobles airs de tcle et de ces fonnes pures que les artistes de l'ancienne Grèce dessinoient d'aj)rès une belle natuie, et perfectionnoient par une plus belle imagination.

Ces mêmes formes , ces mêmes traits , ont été reproduits depuis par Raphaël , qui étoit descendu dans les catacombes pour en saisir le type , et qui , digne de les créer lui-même , les avoit rétablis dans toute leur pureté, dans toute leur noblesse originaire. Ainsi, malgré les grands bouleversements politiques, les fureurs religieuses, les transmigrations lointaines, les ravages du temps et des hommes , une filiation non interrompue de principes et de compositions semble unir les deux plus beaux siècles de la peinture, ceux de Périclès et de Léon X. Cette longue chaîne éloit brisée; il paroissoit impossible d'en rapprocher les parties séparées par de grands intervalles : Tauleur du Voyage des catacombes en a retrouvé quelques chahions jusque dans le sein de la terre, et il les a rattachés. C'est à lui d'achever cet important ouvrage. J'ose l'engager à s'y livrer tout entier; une fortune qui permet des sacrifices, un zèle qui les compte pour rien , une ardeur que nul obstacle n'éteint, que nul succès n'attiédit, une bonne foi à l'épreuve des plus séduisantes tentations de l'esprit de système, voilà des avantages qu'il est rare d'allier, et avec lesquels il est impossible de ne pas réussir.

ONOMATOPEES FKANÇOISES.

Page 1