‹ Mélanges poétiques et discoursChapitre 19 sur 65 · IMPROVISATION · texte numérisé non relu

IMPROVISATION

Perles brillant sous l'onde et que l'on croit y prendre,

Comme son saLle d'or, en y plongeant la main !

Ma main s'étend sur toi, source où cette ombre nage, De peur que par le vent tout ne soit effacé, Et mes lèvres voudraient, jalouses du rivage, Boire ces flots heureux où l'image a passé !

Mais quand Lilla, riant, se lève et suit sa mère. Ce n'est plus qu'un peu d'eau dans un bassin obscur. Je goûte en vain les flots du doigt ; l'onde est amère, Et la vase et l'insecte en ternissent l'azur !

Eh bien ! ce que tu fais pour ces flots, jeune fille. Sur mon ame à jamais la beauté le produit : Il y fait joie et jour tant que son œil y brille ; Dès que son œil se voile, hélas ! il y fait nuit !

«ETHSElflA]^!',

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