‹ Mélanges poétiques et discoursChapitre 42 sur 65 · HAM DL SACRE · texte numérisé non relu

HAM DL SACRE

De la poudre des camps relevé par la gloire, Joué, gagné, perdu, ravi par la victoire, Passer avec les nations ?

llélas ! sur ce sable où nous sommes, Quand tout mugit encor de ces tempêtes d'homme; Qtii pourrait envier ce sceptre des humains ? C'est la foudre du ciel que porte un bras liuiide ! Qui toucherait sans crainte à cette arme perfide

Prête d'éclater dans nos mains ?

Par un ciel d'exil profanées, L'infortune a doublé le poids de mes journées ;

Je descends la pente des ans ; A peine si mon front que leur souffle moissonne, Portera sans fléchir le poids de la couronne

Qui va parer ces cheveux blancs !

La tombe avertit ma paupière ; L'espoir à son aspect retournant en arrière,

Ferme l'avenir devant moi !

Je mourriii ; de la mort l'égalité fatale

\E1LLE DES ARMES. 20 c

Mêlera quelque jour à la cendre banale La poussière qui fut un Roi !

Mais ma faiblesse en vain murmure ; Le cri d'un peuple entier, l'ordre de la nature,

Du ciel sont l'arrêt souverain !

Hélas ! il faut régner ! Piégner ? quel mol suprême ! Èlre ici-bas ton ombre ! 0 mon Dieu ! viens toi-mêu»e

Tenir le sceptre dans ma main !

Que l'onction qu'on va répandi-e Me donne la vorlu de craindre et de défondre

Ce trône où je suis condamné !

Et que l'huile sacrée, en coulant sur ma lête, Me prépare au combat que cette heure m'apprê'.e,

Comme un athlète couronné.

Que jamais mon œil ne sommeille !

Que tes Anges, Seigneur, portent à mon oreille

Ces soujtirs, les remords des Rois !

Que mon nom luise égal sur mes vastes provinces ! Que le denier du pauvre et le trésor des princes

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