ABEILLE DES ARMES
N'y voil qu'un vide immense et se reporte aux cieux. Hélas ! le sort, voilant l'aube de sa jeunesse, A brisé dans ses mains une coupe d'ivresse. . . Le coup ({u'elle a reçu répond à tous les cœurs ; Ses yeux dans tous les yeux ont retrouvé des pleurs.
Là, deux sœurs ! un exil, un palais les rassemble ( f ) ; Le malheur, la pitié, les invoquent ensemble ; Le siècle les admire et ne les connaît pas, Le pauvre les regarde et les nomme tout bas .
Mais quel est cet enfant ? — L'avenir de la France ! . . .
La promesse de Dieu qu'embellit l'espérance !
De ses seuls cheveux blonds son beau front couronné
Ignore encor le rang pour lequel il est né ;
Libre encor des liens de sa haute origine.
Il sourit au fardeau que le temps lui destine ;
Ses yeux bleus, où le ciel aime à se retracer,
Sur ces pompes du sort s'égarent sans penser ;
(1) I.I., AA. l\r>. Mad.imc ht duclicàsp r\ Miidriuni-tllc
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