CHANT DU SACRE
11 ne voit que l'éclat dont le trône étincelle, La vapeur de l'encens qui monte ou qui ruisselle, Le reflet des flambeaux répété dans l'acier, Ou l'aigrette flottant sur le front du guerrier ; Et, comme Astyanax dans les bras de sa mère, Sa main touche en jouant aux armes de son père.
Le pontife est debout ; le nard aux flots dorés Semble prêt à couler de ses doigts consacrés ; Charle, à genoux, baissant son front sans diadème, Offre ses blancs cheveux aux parfums du saint-chréme; Et le prêtre, élevant la couronne en ses mains ^, Parle, au nom du seul maître, au maître des hianaius.
L ARCUEVKOUE.
Ri nous étions encore aux siècles des miracles ' , I-a colombe, plan.ntsur les saints tabernacles, T'apporterait du ciel le chrême de Clovis, El les anges eux-même, aux accens d'un prophète, Poseraient sur ta tèle