VEILLE DES ARMES
La couronne de lis !
Mais ces temps ne sont plus ! le passé les emporte ; Le ciel parle à la terre une langue plus forte : C'est la seule raison qui l'explirpie à la foi î Les grands événemens, voilà les grands prestiges !
Tu cherches les prodiges :
Le prodige, c'est Toi!
C'est toi ! Roi sans sujets ! fugitif sans asile ! Proscrit du trône ingrat d'où l'Europe t'exile, Tu vas traîner des rois l'indclébile affront. Puis, au moment marqué parle maître suprême,
Tu reviens : de lui-même
Le bandeau ceint ton front !
Tu revienssans trésors, sans alHés, sans armes, Toucher du pied royal celte terre de larmes, Cette terre de feu qui dévorait les rois ! Comme un homme trompé par un funeste rêve,
On s'éveille, on se lève,
On s'élance à ta voix !