‹ Mélanges poétiques et discoursChapitre 46 sur 65 · VEILLE DES ARMES · texte numérisé non relu

VEILLE DES ARMES

La couronne de lis !

Mais ces temps ne sont plus ! le passé les emporte ; Le ciel parle à la terre une langue plus forte : C'est la seule raison qui l'explirpie à la foi î Les grands événemens, voilà les grands prestiges !

Tu cherches les prodiges :

Le prodige, c'est Toi!

C'est toi ! Roi sans sujets ! fugitif sans asile ! Proscrit du trône ingrat d'où l'Europe t'exile, Tu vas traîner des rois l'indclébile affront. Puis, au moment marqué parle maître suprême,

Tu reviens : de lui-même

Le bandeau ceint ton front !

Tu revienssans trésors, sans alHés, sans armes, Toucher du pied royal celte terre de larmes, Cette terre de feu qui dévorait les rois ! Comme un homme trompé par un funeste rêve,

On s'éveille, on se lève,

On s'élance à ta voix !

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