PREMIERE NOTE
La nuit couvre de Reims l'nntique calbtdrale.
Nous n'ajouterons pas de nouvelles dissertations à tant d'autres sur les prétentions de l'église de Reims au droit exclusif de sacrer les successeurs de Clovis et de saint Louis. Nous bous bornerons
à laire observer que celte métropole n'a pour elle qu'un long usage qui, toutes choses égales dans la l)alance des considérations , doit lui mériter la préférence, mais qui ne saurait, d'aucune manière, lier le monarque dans sou choix.
« La faction des Guise, dit le président de Thou, avait proposé aux États de Blois de reconnaîlre en principe que nul ne pourrait être réputé roi légitime de France s'il n'avait été sacré à Reims ; mais le conseil du roi, rejetant celte proposition insidieuse, décida qu'il serait injuste que l'héritier naturel et légitime de la couronne n'eût pas la liberté de se faire couronner où il jugerait à propos ; et, parmi plusieurs exemples de rois qui n'avaient pas été sacrés à Reims, on cita celui de Louis-le-Gros, dont le sacre se fit à Orléans. »
On a plusieurs exemples de sacres qui ne se sont point accomplis à Reims: ceux de Pépin, Charlemagne, Carloman, Raoul, Louis IV, Robert { suivant quelques historiens), Louis VI, Charles Vil (la première ibis) et Henri IV; non compris les
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sacres appliqués à des tilrcs aulres que celui de
roi de rraiice.