DEUXIEME NOTE
L A Rc:iEVtQi;e.
Où sont-ils ces téinoins des pamles des rois ? Où soiil tes douze pairs ?
LE BOi , montrant Us douze pairs.
Pontife, tu les vois !
Froissarl appelle les douze pairs frères du royatime. Les douze pairs étaient connus avant Louis TU; on Ut dans le roman d'Alexandre :
Elisez douze pairs qui soyent compagnoiis , Qui inùnenl vos batailles en grande dévotion.
D'autres romanciers du mciîie temps, enlce aulres Gauthier d'Avignon, supposent que les douze pairs se tiou\cî'ent à la bataille de Roncevaux. Louis-le-Jcunc , dit Dulillet dans son Re-
NOTES. 2?. r
cueil des rois de France, créa les douze pairs pour le sacre et couronnement de Philippe-Auguste, et pour juger avec le roi les grandes causes au parlement. Les premiers pairs royaux, érigés en tribunal national, concouraient à l'inauguration, non seulement pour recevoir le serment du monarque et constater l'acte de prise de possession du trône, mais encore pour juger les oppositions qui auraient pu s'élever parmi les dissidens. On trouve des traces de ces fonctions primitives dans un ancien Formulaire suivant lequel le roi, la veille de son sacre, se montrait au peuple, accompagné des pairs qui faisaient entendre ces paroles : «< Tées-cy votre roi que nous , pairs de France, couronnons à roi et à souverain seigneur; et s'il y a ame qui le veuille contredire, nous sommes ici peur en faire droit; et sera au jour de domain consacré par la grâce du Saint-Esprit, se par vous n'est contredit. >•
NDTES.