‹ Mélanges poétiques & littérairesChapitre 21 sur 120 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

RENÉE DE LINON, Qvec épouvatite.

Non, Firmin, non ! Pas ici, pas ici !

FiRMiN, avec bonté.

Qu'a donc Mademoiselle ? Elle est agitée, toute chose !

RENÉE DE LINON, d'unc VOIX douce et résignée. Je n'ai rien, Firmin.

FIRMIN, compatissant.

Mais, si. On dirait que Mademoiselle a pleuré !

RENÉE DE LINON, refoulont SCS larmes avec peine. Tu te trompes.

FIRMIN

Que Mademoiselle veuille bien excuser la liberté d'un vieux serviteur, qui l'affectionne. Si je pouvais lui être utile ? Si Mademoiselle voulait bien se fier à moi ?

RENÉE DE LINON

Merci, mon bon Firmin ! Je sais que tu m'aimes, que tous vous m'aimez.

FIRMIN

Oh ! oui ! Allons, Mademoiselle, remettez-vous. Ce jour doit ignorer la tristesse, car il vous ménage d'agréables surprises, (Écoutant.) Voici Monsieur le comte qui s'avance, avec Monsieur le marquis de Borand. Allez vous reposer dans votre boudoir. Je vous enverrai Rose, Rose si bonne et qui vous aime bien aussi, croyez-moi.

RENÉE DE LINON, émue.

Encore une fois merci, mon bon Firmin, merci de tout mon

cœur ! (Elle sort.)

FIRMIN, seul.

N'est-ce pas une pitié de faire de la peine à cette petite brebis du bon Dieu? Ah! Madame Touche-à-Tout, il y a encore une fois du vôtre là-dedans !

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