‹ Mélanges poétiques & littérairesChapitre 97 sur 120 · IDYLLE K · texte numérisé non relu

IDYLLE K

^yrr'ïENs ; au milieu des champs, ma mie,

^ Ensemble allons porter nos pas.

Pour orner tes jeunes appas. Viens, Flore, rayon de ma vie, Cueillir aux prés, dans le vallon.

Celle dont tu portes le nom.

— Puisque à toi je vais être donnée Par les doux serments de l'hymen.

Allons, ami, viens, mon Sylvain, Pour bénir notre destinée.

De l'aubépine ou du muguet.

Faire à la Madone un bouquet.

— Vois cette moisson ondulente Au souffle embaumé du zéphyr, Ces bluets au ton de saphir ; De ta chevelure ondoyante,

Du pur éclat de tes beaux yeux, Flore, ils sont l'image tous deux.

Prends ces marguerites encore,

Moins blanches que ne l'est ton teint ;

Ces myosotis et ce thym.

Que le soleil a fait éclore,

Ils parfument ta grâce ici-bas,

Disent : Ne nous oublions pas !

1 Dialogue entre fiancés.

— Ces pavots au ton écarlate, Qui viennent à ma main s'offrir, Vois-les au soleil resplendir :

Sylvain, la pourpre moins éclate.

Que leur vive couleur toujours Soit l'emblème de nos amours !

Notre gerbe de fleurs me semble Assez grosse. Au bord du ruisseau, Sous l'ombrage de cet ormeau, Allons nous reposer ensemble, Former de ce fouillis coquet Un modeste et charmant bouquet.

Avant que le jour ne décline, Tous deux, la main dans la main.

Nous irons l'offrir, cher Sylvain, A la Vierge de la colline.

Sûrement devançant nos nœuds.

Elle voudra bénir nos vœux.

L'Aurore, Flore et Pomone.

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