‹ Mélanges politiques et historiquesChapitre 14 sur 44 · Si>ttches of lord Erikine , Londres · texte numérisé non relu

Si>ttches of lord Erikine , Londres

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profond que la pai.A demeure quelque part, que tout ne leur soit pas appui ou instrument. Que deviendra la société si elle leur ouvre toutes ses institutions, leur livre toutes ses garanties?

Il est mal aisé, je le sais, de résister i\ cette pente. C'est une raison do plus de .s’y roidir. Qu^nd le mal est là, nous acceptons li'op docilement ses conséquences. Parce qu’elles sont naturelles, on dirait que nous les trouvons légitimes. Triste ciïet des révolutions et du découragement où elles jettent les esprits! 11 amène cet autre mal qu’après n’avoir pas résisté, on se soulève, et que, n’ayant pas su repousser énergiquement l’injustice, on s’en autorise pour êti-c injuste «à .son tour. Qui sait user de tout son droit s’épargne la nécessité de dépasser son devoir.

Loin de nous donc cette pusillanime résignation au mal et à .ses dangers! Si la justice est menacée, il faut dire ce qui la menace. Si quehiue force étrangère veut la détourner à son profit, il faut s’élever contre une usurpation qui la perd. En aucun cas, la justice ne peut appartenir à la force; c’est la force qui lui appartient et qui doit la servir. Et plus l’usurpation est pressante, plus elle a de préte.\tos à faire valoir, plus les amis de ce qui

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est liîgitime doivent se montrer fermes et vigilants.

En cette occasion comme ailleurs, je dirai tout ce que je pense. Je ne sais nul autre moyen de répondre aux suppositions calomnieuses, et de repousser d’avance les infatigables soupçons de l’esprit dç parti. Je n’ai qu'un mot à ajouter. Ce n’est point les tribunaux que j’accuse; c’est la justice que je défends.

Paris, I" février 1821 .

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