Mosso, traduction française, p. Yl\ et suiv
vision une expression de joie, une bonté qui inspire de la confiance et de l’intérêt. Au contraire, un œil de verre, si bien fait soit-il, s’il reste immobile, donne au visage l’expression de l’épouvante. Entre la plus grande dilatation de la pupille, caractéristique de la peur, et la plus grande contraction, caractéristique du sommeil, il y a toute une série de mouvements par lesquels les passions se révèlent. On peut lire dans ces légères différences tous les états de l’âme. Quand le bord de l’iris s’amincit et que la pupille apparaît plus grande et plus noire, c’est le signe d'une émotion profonde que nous chercherions en vain à dissimuler, « car la pupille, comme disent les poètes, est l’ouverture, par laquelle le regard plonge au fond du cœur K »
Je ne m’arrêterais pas volontiers dans ce travail si intéressant qui recueille et classe les éléments les plus significatifs de ce qu’on pourrait appeler la pathologie de la peur. Je dois me borner cependant et je ne ferai qu’indiquer brièvement certains faits caractéristiques qui n’ont pas trouvé place dans les chapitres précédents et que l’auteur a réunis dans un chapitre à part. La transpiration n’est pas toujours un phénomène connexe de l’élévation de la température dans l’organisme et de la rougeur de la peau ; il est des cas exceptionnels où l’on sue, tandis qu’on est pâle et tremblant. 11 y a des sueurs froides très distinctes des sueurs chaudes. C’est à l’activité nerveuse que notre auteur attribue la production de la sueur caractéristique dans l'attention, la douleur, les attaques d’épilepsie, le tétanos, très différente de celle qui se produit quand c’est le sang qui baigne plus abondamment les glandes sudoripares et en active le fonctionnement 2. D’autres phénomènes trouvent ici leur expli-