‹ Mélanges & portraitsChapitre 40 sur 69 · Pages · texte numérisé non relu

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Le mariage sans enfants n’a pas, à beaucoup près, les mêmes avantages que la paternité1.

Tel est l’exact résumé de ce chapitre. Il est neuf par l’idée comme par les détails qui l’expriment. Il en ressort clairement, non seulement que chaque volition, chaque pensée, chaque émotion engage quelque peu l'avenir et manifeste la loi de solidarité qui relie tous les moments et toutes les parties d’une seule vie; mais il en ressort surtout la démonstration de ce fait capital qu’il y a, dans notre existence, certains moments psychologiques d’une importance particulière, dans lesquels il est plus urgent que jamais de prendre en main la direction de sa vie et le gouvernement de son caractère par une action continue et une surveillance plus exacte; car s’il n’est pas modifié en mieux dans ces occasions presque solennelles qui nous sont offertes de nous régénérer, il risque d’être modifié en pis, et, ces occasions une fois passées, il sera de moins en moins modifiable, et de plus en plus, il échappera à notre action2.

La seconde partie du livre est consacrée à la solidarité sociale , nom commun sous lequel se trouvent réunies les influences favorables ou nuisibles à la moralité, provenant des relations des hommes entre eux et de la vie collective* Ici encore nous ferons notre choix, non qu’il y ait rien de médiocre dans cet ouvrage, mais parce qu’il y a du plus ou moins rare, du plus ou moins nouveau, soit en raison de la nature des sujets eux-mêmes, soit en raison des études qu’ils ont déjà provoquées et de l’exploration qu’ils ont subie. Ainsi je reconnaîtrai volontiers tout le mérite du chapitre iv de cette seconde partie, où l’auteur étudie l’action des sociétés organisées, comme la famille, l’Etat,

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