‹ Mélanges & portraitsChapitre 52 sur 69 · Introduction , page xi, conclusion et passint · texte numérisé non relu

Introduction , page xi, conclusion et passint

les causes finales, l’idée du progrès, le devoir, autant de formes de cette affirmation que tout est intelligible dans le monde, qu’il faut affirmer cette intelligibilité universelle, même si l’on ne peut pas la démontrer. Enfin l’esprit se crée; il se donne l’être en créant l’harmonie en lui et autour de lui ; il se démontre à lui-même par cet effort spontané vers l’être, par la certitude et par l’action qui est la certitude pratique et qui supprime le doute5.

Les trois chapitres qui suivent sont consacrés à trois questions qui s’enchaînent : l’image et son rapport au mouvement, l’organisation des images et l’organisation des mouvements dans son rapport à l’organisation des images1 2. L’esprit, on le sait, ne trouve pas dans le monde la satisfaction de toutes ses tendances. Pour que l’art naisse, il faut qu’il se crée une sorte de matière nouvelle qui, tout en représentant le monde, soit l’esprit même et ne résiste pas à ses lois. Cette matière spirituelle est l’image. Elle diffère essentiellement des perceptions.: dans les perceptions, l'ordre en est imposé; au contraire, l’ordre des images dépend surtout de l’esprit. Autre différence : la perception est un résultat, un terme; l’image est un commencement, l’origine de quelque chose de nouveau; elle tend à s’exprimer par le mouvement; là est le gerrpe de l’art. Les images composées d’éléments dont l’ordre ne nous est pas imposé, qui peuvent se varier et se combiner à l’infini selon les lois de la pensée, voilà les conditions de la création du génie. Les images ne peuvent vivre à l'état isolé, elles se recherchent par mille affinités secrèles. 11 n’est pas un état intérieur qui ne tende à se créer un corps d’images où il trouve son symbole. Dans les rêves, la rêverie, le souvenir, la fantaisie,

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