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est donné dans l’expérience comme un effet (soit la tision). Mais cet effet n’étant possible que par une masse incalculable de rencontres, c’est cet accord « entre tant « de rencontres et un certain effet qui constitue préci- « sèment la preuve de la finalité1 ».

Nous signalerons un exemple intéressant d’appropriation tiré des leçons de physiologie de notre éminent confrère M. Claude Bernard : comment l’estomac, qui digère la viande, ne se digère-t-il pas lui-même? C’est que les parois de l’estomac vivant sont enduites d’un vernis particulier qui les rend inattaquables à l’action du suc gastrique. « La présence de l’épithélium sur les muqueuses en général, sur la muqueuse stomacale notamment, oppose un obstacle complet à l’absorption. L’épithélium, espèce de mucus gluant qui tapisse la paroi interne de ce viscère, enferme donc le suc gastrique comme dans un vase aussi imperméable que s’il était de porcelaine2. » Peut-on admettre simplement ici une coïncidence curieuse et le résultat fortuit d’un accord entre deux séries de causes travaillant chacune de leur côté, sans aucun rapport entre elles ? — Peut-on ne voir aussi que le résultat de certaines chances heureuses dans cette rencontre entre ces deux faits, la condition de certains animaux qui sont vivipares et l’histoire physiologique de certains organes de la mère, les mamelles, qui n’entrent en activité qu’à de certaines époques correspondant à celles de la parturition, où l’animal naissant a besoin d’une nourriture appropriée ? L’ensemble de ces phénomènes n’est-ii pas visiblement déterminé par un phénomène final, la lactation, par le phénomène futur de la nourriture du petit animal ? Ce serait encore manquer aux lois mêmes

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