H DEDICACE
Vous voulez fonder la République. Hais la République doit naître de la vertu et ne peut vivre que d'honneur: c*est le gouvernement du sacrifice mutuel. Alors soyez autant de Rarbès , purs et désintéressés^ aimant le peuple et voulant son développement moral en même temps que son affranchissement de la misère, sans sacrifier la justice aux passions du jour^ tout dévoués à la Patrie et à THumanité^ pleins d*àmour fraternel pour les auti'es nations.
Le premier devoir de la France envers elle-même est de renforcer son patriotisme^ de le doubler du patriotisme des peuples frères.
/ Napoléon P' a dit avec vérité que la première cause de ' la Révolution française était dans le partage de la Pologne : ! en effet, si la Pologne n'eût pas été mutilée, désarmée et incarcérée dans d'étroites limites par les trois puissances voisines, la France eût pu tranquillement réformer ses lois, unifier ses provinces, ses armées, ses finances^ sans avoir à traverser une mer de sang pour abattre les résistances intérieures fomentées par l'étranger et dompter la coalition de ces même» trois puissances soldées par l'Angleterre.
Aujourd*hui, la première cause de la chute de la France est dans le tri pie. abandon de la Pologne eu 1830, en i848 et en 1863. Aveugle qui ne le voit pas!
Armand Rarbès, lui, le comprenait:
Son principal grief contre la monarchie de juillet 1830, puis contre l'Assemblée nationale de 1848, fut leur abandon de la cause polonaise ; car il croyait que tout gouvernement français qui délaisse la Pologne trahit la France.
Lorsque, en mai 1 848, il proposa, comme représentant du peuple, la guerre pour la reconstitution de la Pologne entière, les sages de la politique crièrent à la folie. Et pour-