‹ Mélanges: questions militairesChapitre 6 sur 15 · LES ECRITS DU MARECHAL B U G E A L" D · texte numérisé non relu

LES ECRITS DU MARECHAL B U G E A L" D

stamment prêts à confisquer, par cela même qu'elle est un bien, la liberté proteste avec violence contre la doctrine des socialistes. Ce qui est l'objet de sa plus légitime horreur, c'est Taccouplement forcé. Les socialistes font des accouplements non seulement forcés, mais monstrueux. En attachant l'activité à la paresse, ils attachent le cadavre au vivant, la vie à la mort. Dieu veut que la vie succombe en ces sortes d'unions.

Après avoir fait justice du principe même du socialisme, le maréchal Bugeaud poursuit ses attaques et met maint axiome de club au néant. Il demande où existent les trésors qu'il est sans cesse question de répartir entre les pauvres, pour qu'ils aient en même temps l'opulence et l'autorité des rois. Sont-ils enfouis dans les caves des riches? Mais les riches, objets éternels de déclamations furibondes, les révolutions, en quelques mois, les débarrassent de leurs richesses sans fermer une seule des plaies que creuse au flanc du peuple la pauvreté.

Jamais tyran .n'adopta système de contiscation plus implacable que la Convention nationale. A-t-on fait de l'or avec le sang des nobles et la poussière des couvents? Les limiers du pouvoir révolutionnaire ont-ils découvert dans les retraites qu'ils violaient de quoi vêtir de pourpre

les patriotes? Non, ils ont installé dans les villes, promené dans les campagnes, la misère aussi bien que la mort. La richesse, dit fort bien le maréchal Bugeaud, n^est pas un amas de choses précieuses qui soit entre des mains connues et dans un lieu déterminé. Présent du ciel, on la trouve partout; c'est le travail qui la donne. Son nom politique, son nom social est donc le travail.

Le travail, voici le mot que répètent sans cesse les socialistes dans leurs appels aux passions révolutionnaires. Eux, les discoureurs, les oisifs, ils ont toujours ce nom sacré à la bouche^ et voudraient s'arroger à eux seuls le droit de le prononcer. Bugeaud parle à son tour du travail, et en parle en homme qui Ta étudié autre part que dans les champs métaphoriques de la philosophie. Il démontre en quelques paroles Tabsurdité de tous ces prétendus systèmes organisateurs qui tuent l'ordre et frappent l'activité de paralysie. Il prouve, c'est là surtout que brille la logique railleuse de sa pensée et de son style^ que rien n'est nouveau dans ce que nous donnent pour des découvertes les hommes qui se sont appelés hommes de l'avenir et du progrès.

« On croit innover (c'est le maréchal qui parle) en nous prêchant l'association du capital, du travail et de rintelligence; mais cette association est

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