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LES ÉCRITS DU MARÉCHAL BUGEAUD

c''est la préoccupation qui se trouve en cette œuvre d'autres choses que les choses humaines.

« Maintenant que tu as vu la lumière, dit Pierre Carrier à son frère (car Paul est. converti), tu élèveras tes enfants dans la religion. » Ces mots me touchent sous la plume du maréchal. L'épée de Bayard sera une croix dont on ne détruira jamais le prestige. Il y aura toujours une force persuasive et un victorieux attrait dans la foi du soldat. Cette foi ne vient pas de la terreur, le seul sentiment dont la foi elle-même puisse être ternie, elle vient, au contraire, d'une secrète et conHanie union entre la mort et les cœurs qui vont sans cesse au-devant d'elle.

La grande prétention des socialistes , c'est de représenter Tidée, comme ils disent, aux prises avec la force brutale: et ces hommes de Tidée n'ont pour eux ni la religion de PEglise, ni celle du foyer. Ils nous accusent d'être animés de l'esprit superbe et avide des Pharisiens, eux qui, au mépris de cet Evangile que souillent leurs commentaires, se sont révoltés contre l'humilité avec les philosophes du dernier siècle, et s'insurgent contre la pauvreté avec les docteurs de ce temps-ci.

Il n'est pas d'homme au monde dont la vie soit moins gouvernée par les intérêts matériels que le

soldat, même le soldat qui dans sa tombe emporte un bâton de maréchal. Aussi n'est-il point de plus éloquente défense de ce que ces prétendus novateurs appellent la vieille société, qu'un nom comme celui de ce vaillant chef d'armée dont la mort nous a enlevé le bras, mais nous a laissé la gloire et la pensée. Cette pensée du maréchal Bugeaud, pensée désintéressée, puissante et fière, Parmée tout entière en est animée. Ce sera le souffle qui chassera les mauvais rêves dont la France est encore obsédée. Nombre d'hommes se trouveront qui sauront, comme le maréchal, combattre pour les principes éternels de justice. Peutêtre s^en rencontrera-t-il aussi quelques-uns qui auront comme lui la plume et l'épée, la main et la bouche, c'est-à-dire à qui Dieu aura accordé le plus complet bonheur de ce monde, la joie de dire, l'honneur de faire ce qu'on croit le vrai, ce qu'on sent le bien.

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