‹ Mélanges religieux et historiquesChapitre 21 sur 84 · Histoire litt. de la Fr., t. XXXI · texte numérisé non relu

Histoire litt. de la Fr., t. XXXI

faux prophète, on sent presque partout un récit où l'égarement du fondateur de l'islam est expliqué par des motifs n'excluant pas quelque estime ou du moins quelque pitié.

La théorie générale des historiens ecclésiastiques sur l'origine des hérésies est que tous les hérétiques furent jetés dans l'erreur parce qu'on ne voulait pas leur faire dans la hiérarchie orthodoxe une place proportionnée à leur ambition. Telle fut, selon la légende, l'origine de l'erreur de Mahomet. Le pape, la cour de Rome furent injustes pour lui. Après qu'il eut amené des portions considérables du monde à la notion de l'unité divine, ou même au christianisme, on lui refusa le rang qui lui était dû, ce qui le rendit schismatique. Les passages que cite M. d'Ancona sont surabondants; je m'étonne qu'il n'y ait pas joint ce vers du poème latin sur la croisade des Pisans :

Qui fuit hseresiarcha potentior Ario *.

La peinture italienne du moyen âge, à Pise, à Bologne, lui aurait aussi présenté des faits dans le sens de sa thèse et lui aurait montré Mahomet asso-

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