‹ Mélanges religieux et historiquesChapitre 24 sur 84 · Divan de Férazdak, p. 285 et suiv., édit. Boucher · texte numérisé non relu

Divan de Férazdak, p. 285 et suiv., édit. Boucher

2. Hist. des orig. du christ., endroits précités. Pour la kibla, voir t. V, p. 460-561 ; t. VI, p. 279-280. Pour le docétisme, t. V, p. 421- 422, 461-462; t. VI, p.286; t. VII, p. 408.

tien de ces dialogues, le monde, depuis sa création, a reçu la vérité d'une série de prophètes, dont le premier est Adam et dont le plus récent est Jésus1. De telles idées, fort répandues en Syrie, ouvraient naturellement la porte à un dernier inspiré, qui fût en quelque sorte « le sceau de la prophétie ». Nestorius, proclamant que Marie n'a pas été la vraie mère de Jésus, était si bien d'accord avec le Coran, qu'il était naturel que, dans beaucoup de récits, le moine chrétien, précepteur de Mahomet, s'appelât Nestor.

Jamais tradition confuse ne fut donc plus vraie que celle qui mit Mahomet en relation avec les chrétiens hétérodoxes de Syrie. Il faut faire dans cette rencontre de la fable et de la vérité une part au hasard ; car ces mêmes auteurs chrétiens qui voyaient si bien les rapports du christianisme et de l'islam se trompaient tout à fait sur les rapports de l'islam avec le judaïsme. Mahomet doit au moins autant aux juifs qu'aux chrétiens. Or le moyen âge ne vit pas l'importance du judaïsme dans la formation de l'islam. Les juifs, d'après la légende chrétienne de Mahomet, sont des traîtres, des pervers. La légende

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