Cf. Du Cange, Gloss. med. et in], latin. Praef. § xxvr
pittoresques ses principes de traduction et le mépris qu'il faisait de la forme :
Si quis rhetorico verborum syrmate gaudet,
Quferat grandiloquos, Tullia castra petens. At mihi sat fuerit si pianos carpere sensus
Possem tardiloquus, pragmata sola sequens. Interior virtus sermonum rite tenenda;
Verborum bombi fallere saepe soient.
Si quis in ambobus divino munere pollet,
Hic primum débet jure tenere modum.
Sed si perspicuos sensus vix voce loquaris.
Sis quoque contentus, nam meliora tenes. Si meliora tenes, quaenam tibi cura tenere
Quœ sunt inferius ? semper in alta pete *.
On a dit souvent qu'Erigène a eu peu d'influence sur la scolastique ; et, en effet, son nom n'a pas été cité une seule fois par les docteurs des siècles suivants. Ses traductions eurent bien plus de retentissement que son œuvre originale. En introduisant dans le monde latin, si peu riche alors de textes philosophiques, le faux Aréopagite et saint Maxime, auquel se joignirent bientôt Nemesius et saint Grégoire de Nazianze, il créa tout un ordre de spéculation chrétienne-alexandrine, qui se désignait souvent dans la première