‹ Mélanges religieux et historiquesChapitre 44 sur 84 · COS · texte numérisé non relu

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que l'on a trouvée sur un pied droit près de la cathé-

1. Histoire consulaire de la ville de Lyon, pp. 99-100. Comp. p. 16.

drale, et où l'on a voulu voir la date de la dédicace dudit amphithéâtre, se rapporte probablement à une autre construction1. Néanmoins je vois l'opinion lyonnaise (je parle de celle des personnes compétentes) se diriger de plus en plus de ce côté. M. le baron Raverat a donné le signal, et, quoiqu'il ait trouvé des contradicteurs, les meilleures inductions paraissent être de son côté. Si l'on écarte, en effet, l'emplacement des Minimes et celui de l'ancien Jardin des Plantes, il ne reste plus guère de choix. L'amphithéâtre pouvait s'épauler au bas de la colline de Fourvières. Mais si cela est, il doit en rester quelque trace cachée. Des gradins taillés dans le roc ne s'effacent pas. Jusqu'à ce qu'on ait trouvé ces traces, l'existence de l'amphithéâtre de la rue Tramassac n'aura pas de titres bien assurés. Les constructions disparurent de très bonne heure; car il résulte de pièces curieuses récemment publiées par M. G uigue2, que les chanoines de la cathédrale, au xne siècle, se pourvoyaient de pierres de taille dans les édifices ruinés des parties hautes de Fourvières.

1. Spon. p. 32, réimpr. M. Léon Renier corrige XVII . K SEPT. Voir Menestrier, p. 16 ; de Boissieu, Inscr. de Lyon, p. 529.

2. En tête de la Monographie de la cathédrale de Lyon par Bégule, p. 5-6.

On a cru trouver dans l'hypothèse en question un autre avantage, c'est de justifier l'expression de martyres athanacenses par laquelle, selon Grégoire de Tours, quelques personnes, au vie siècle, désignaient les martyrs de l'an 177 4. Un des résultats les plus intéressants, en effet, obtenus par les recherches de M. Guigue, c'est d'avoir montré que la localité d'Athanacum ou Ainai n'était pas autrefois, comme aujourd'hui, bornée à la rive gauche de la Saône, et que l'on appelait podium Athanacense la colline de Saint-Irénée située sur la rive droite2. Mais la place Saint- Jean est trop éloignée d' Ainai, elle fait trop essentiellement partie de l'ancien Lugdunum pour qu'il soit permis de croire que des gens martyrisés à la place Saint- Jean aient pu de là s'appeler martyres Athanacenses. Il est douteux, d'un autre côté, que les corps des martyrs de l'an 177 aient été révérés à l'époque de Grégoire de Tours dans l'église d'Ainai3. Peut-être cette expression vint-elle de ce

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