‹ Mélanges religieux et historiquesChapitre 45 sur 84 · De gloria martyrum, I, xlix · texte numérisé non relu

De gloria martyrum, I, xlix

2. Voir Revue critique; 12 juillet 1879, p. 20; Raverat, ouvr. cité, p. 17 et suiv.

3. Les corps furent anéantis par l'autorité romaine. Lettre, dans Eusèbe, Hist. eccl., V, I, 61-63. On supposa ensuite des apparitions miraculeuses qui révélèrent les cendres des martyrs. Le moyen âge crut les révérer soit dans l'église des Saints-Apôtres, soit dans celle de Saint-Dizier, soit à l'abbaye d'Ainai.

qu'yl thanacum était pour Lyon une sorte de basse ville, où pouvaient descendre les Syriens, les Asiates, les étrangers, un bas quartier qui put être le siège du christianisme primitif de Lyon, si bien que la plupart des victimes de la fureur de Tan 177 purent être des habitants d'Athanacum. Un confusion se serait établie dans les bas siècles, et aurait fait croire que ce nom désignait l'endroit où ils furent exécutés.

Ce qui résulte de tout cela, c'est que la question des théâtres et des amphithéâtres de Lyon est encore à traiter. Lyon a d'habiles et savants topographes; mais, pour des questions de l'ordre de celles qu'on devrait examiner aux Minimes, à l'ancien Jardin des Plantes, à la place Saint- Jean, il faudrait nn de ces architectes habitués à la restauration des monuments antiques, comme ceux dont notre Académie de Rome est une si excellente pépinière. On va chercher bien loin des sujets de mission qui n'ont pas l'intérêt de celuilà. Quand un architecte de cette école, toujours attentif à se tenir en rapport avec les archéologues lyonnais, aura relevé les traces, malheureusement trop rares, qui subsistent, en pratiquant quelques fouilles discrètes et surtout en s'éclairant des témoignages anciens, la question sera vidée; on

pourra écrire un traité définitif De theatris et amphitheatris lugdunensibus, et le lieu où il faudra révérer la trace des héros de l'an 177 sera irrévocablement fixé.

Journal des Savants, juin 1881.

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