Albanès, pp. 98 et suiv. Comp. p
PHILIPPINE DE PORCELLET. 373
en las mans, legent la sieua vida; e tota res quHlli pogues movia az aver devocion en aquest sant ; car ades en totas sas paraulas fazia salsa de sant Frances. Il est certain que saint François avait à moitié remplacé le Christ dans cette petite secte d'exaltés. L'idée de la certitude du salut par saint François, l'assurance que celui qui a été affilié à la famille franciscaine et en a observé les règles ne saurait manquer d'être sauvé, était le fond de leur pensée1. Les autres ordres, comparés à celui de saint François, sont, à leurs yeux, quelque chose de profane2. Jean de Parme, le chef du parti de l'Évangile éternel, est le plus saint des hommes : Sans homs verais ques era; le quais era adoncs menistres gênerais, e fes après penedencia lonc temps, sus en una montannha, dezamparat Vufici. C'est exactement la version de Salimbene 3. Les rapports qu'on avait pu entrevoir entre tous les membres de ce petit groupe joachimite, Hugues de Digne, Jean de Parme, Salimbene, reçoivent de ce passage de la Vie de sainte Douceline un jour tout nouveau4.