‹ Mélanges religieux, scientifiques et littérairesChapitre 12 sur 30 · ÉCRITS DE SAINT ÉPIIRKM · texte numérisé non relu

ÉCRITS DE SAINT ÉPIIRKM

Saint Eplircm nous oli'ic un exemple d'un jjhénomène qui n'est pas rare dans riiisloirc de la littérature'^. Comme Moïse chez les Hébreux , Homèie chez les Grecs , Mahomet en Arabie, Chancer en Angleterre , Dante et Boccace en Italie , saint Ephrem est à la fois le plus ancien et le plus pur des écrivains syriaques dont les œuvres soient venues jusqu'à nous. Il florissait h la fin du troisième siècle de l'ère chrétienne , et dès ce temps la langue et les connaissances de son pays ont été à jamais fixées : ses écrits ont été considérés comme des modèles d'élégance par tous les auteurs qui sont venus après lui. On regrette qu'il nous reste si peu de fragments des écrivains qui l'ont précédé , car on aimerait à voir par quelles phases successives la langue syriaque a passé avant d'arriver à ce degré d'élégance et de perfection où saint Ephrem l'a portée. Il a reçu de ses compatriotes les titres les plus pompeux : c'est ainsi qu'il est successivement appelé par eux le prophète des Syriens, la harpe du Saint-Esprit , la bouche éloquente, la

' Extrait du Catholic Magazine , torn. V. '

- Les œuvres complètes de ce Père de l'Église , tant en Grec qu'en Syriaque, ont été publiées pour la première fois en six volumes in-folio, par P. Ambarach (Benedictus), jésuite maronite ; Ronie 1 737-46.

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