‹ Mélanges religieux, scientifiques et littérairesChapitre 26 sur 30 · I.KS IMIKMIKIIKS ACAnihllllS ITAMKNNKS · texte numérisé non relu

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M. G. Libri a eorit un niomoirc sur la détermination de rècheUe du thermomètre de l'Académie del Cimento. Nous ne faisons montion do cet ouvrage , que parec qu'il contient la sotte accusation quo nous avons réfutée en commençant, à savoir que Rome s'est toujours opposée , avec une hostilité cruelle et mémo brutale , a l'étude des sciences naturelles ; et l'écrivain cherche à étayer cette calomnie à l'aide de l'histoire de l'Académie florentine. Pour bien comprendre la portée de l'attaque qu'il dirige contre le saint-siége , il faut se rappeler que YAcademia del Cimento fut fondée et protégée par Leopold , frère de Ferdinand II , cinquième grand duc de Toscane. Elle fut inaugurée par Leopold en personne , le 19 juin 1657. C'était dans son palais que se réunissaient les académiciens qui , pour la plupart , appartenaient à l'école de Galilée , aussi bien que leur président et son royal frère. Us inventèrent et construisirent plusieurs instruments de mathématiques, et sehvrèrent à des recherches pleines d'intérêt qui furent communiquées au public dans des mémoires publiés à cette époque , et réimprimés plus tard par Targioni dans son histoire de l'académie. Cette institution comptait déjà neuf ans d'existence , lorsque le prince Leopold accepta le chapeau de cardinal , ce qui mit fm a l'académie.

L'écrivain que nous venons de citer, a prétendu faire connaître les causes et l'histoire de cette dissolution. Il nous dit que ce des motifs politiques déterminèrent le prince Leopold de Médicis , protecteur de l'Académie del Cimento, à solliciter le chapeau de cardinal; que sa demande ne fut accueillie

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