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46G LES PREMIÈRES ACADÉMIES ITALtENNES.
qu'à la condition expresse qu'il sacrifierait racadémie , qu'il présidait il la haine innplacable dont la cour de Rome poursuivait la mémoire et les disciples de Galilée. En conséquence , l'académie fut dissoute , et Ton vit Borelli mendier dans les rues de Rome ; tandis que Oliva , les os à moitié broyés par les tortures , échappait par le suicide aux nouvelles rigueurs que lui préparait l'Inquisition. Une foule d'écrits originaux de Galilée et de ses disciples furent livrés aux flammes. » Dans un autre passage , le même écrivain s'exprime ainsi : « La proscription qui frappa les grands hommes de Florence , n'épargna pas leurs instruments. Ceux qui échappèrent à la proscription étaient principalement des appareils qui n'avaient guère d'autre utilité que de figurer dans les laboratoires. Quant à ces petits thermomètres , faits avec de l'esprit de vin et partagés en cinquante degrés , que les académiciens nous représentent comme s'accordant parfaitement les un§ avec les autres, on ne put les retrouver nulle part. »
En vérité , nous ne savons quel nom donner à cet amas d'insinuations perfides , d'erreurs volontaires et de calomnies. Celui qui a écrit les lignes qui précèdent , est un Italien qui déclare qu'il a dirigé son attention d'une manière toute spéciale sur l'histoire des sciences en Italie. Il ne cite aucune autorité h l'appui de ses assertions ; il les fait avec l'assurance d'un homme qui répète des choses que tout le monde sait, ou qui mérite toute créance, parce qu'il ne traite que des matières qui ont fait l'objet spécial de ses études. Et cependant, il n'y a pas un mot de vrai dans tout ce qu'il dit. Nous désirons. vivement démontrer toute la fausseté de ces 'assertions , afin que nul parmi nos trop ardents adversaires ne les accepte aveuglément pour les répéter ensuite ; car c'est ainsi qu'ils ont propagé une foule de mensonges à notre sujet.
Et d'abord , disons quelques mots de la cause imaginaire de toute cette persécution : ((.la haine implacable dont l'Église de Rome poursuivit la mémoire et les disciples de Galilée. » Nous ferons observer que l'académie s'abstint religieusement de soutenir les opinions qui avaient attiré sur Galilée les