‹ Mélanges scientifiques et littéraires (volume 3)Chapitre 8 sur 24 · NOTICE SUR SAY-LUSSAC · texte numérisé non relu

NOTICE SUR SAY-LUSSAC

MàtftateaoeMiiilTerulredslaSiKl«lén>;aladaLoiHlrM,Ifl3DiWTembrelB». (Extrait du/MDMttfM SataïUt, dâeemlnv 18S0. )

Cette notice d a pas été écrite de mon propre mouvement, mais ponr répondre &'uQe iOTitatioa aussi honorable qu'inatteodue. Cest un usage de la Société royale de Londres, que, dans la séance anniversaire qui se tient le 30 novembre, le président pi-ésente de courtes notices sur les membres, tant nalionaux qu'étrangers, dont le décès a eu lieu depuis l'anniversaire précédent; et, malbeureusement pour la science, Say-Lussac était on de ceux qui devaient recevoir cette marque de souvenir. Au commencement de juillet dernier, ie secrétaire de la Société pour la correspondance étrangère, le colonel Sabine, me fit l'honneur de m'écrire que lord Rosse, la président actuel, mettant beaucoup de prix à se procurer des documents exacts sur la vie scientifique d'un homme aussi distingué, désirait que je les rassemblasse pour lui dans une notice relative & notre compatriote, dont la forme et l'étendue fussent appropriées au cadre qu'il avait à remplir, et qui pût lai être remise dans le courant du mois d'octobre. Si je fus seosiblS, comme je devais l'être, à ce témoignage de confiance.

bvGo'ogk'

126 HÈLAIIGES SCIENTIFIQUES ET LITTËRAUES.

je D'en fus pas dod plus médiocrement effrayé; œmprenant toit bien la double responsabilité que j'allais encourir, euïers la mémoire de Gay-Lussac, et envers la personne qui me faisait l'honnear de réclamer mes services. Je trouvais ainsi beaucoup plus prudent de me récuser comme inhabile, que de m'exposer à mal remplir des intentions si loyales. Hais un ami que je consallû, me montra que je ferais plus mal encore, en refusant de m'y associer par un motif d'insuffisance personnelle, puisque, apib tout, il fallait bien que quelqu'un se chargeât d'y répondre, « qu'on demandait seulement de moi une étude conscieucieiue, pour laquelle on me donnait un temps suffisant. J'acceptai donc; et le secrétaire de la Société royale se trouvant à Paris dans te premiers jours d'octobre , je lui remis la notice terminée, en le priant de la transmettre à lord Rosse pour en faire tel usage qa'Q voudrait. J'appris alors de lui que lord Rosse avait en vue un bot beaucoup plus 'important, j'oserai dire aussi beaucoup pins Scacemeut utile, que je m l'avais imagioà. C'était que ces notices annuelles, déviassent désormais de véritables mémoires tàwiitiques, où Ifi souvenir des individus S0 trouvât rappelé, non p» des détails anecdotiques et ptir de vains éloges, mais pu le résumé fidèle de leurs travaux, et des services qu'iU avaient ren- <3us. Ia notice que j'avais rédigée pour lui, d'apréï son désir, lù a sans doute paru approcher suEtisammeot de ces conditiaos, puisqu'il m'a fait l'honneur de l'insérer dans son adresseilt Société royale, en la présenlanttellequeje l'avais écrite, enfTo» çais; circonstance à laquelle on m'excusera d'avQir été parUenlièrcment sensible. Il me reste à souhaiter que le jugement qa'H en portera, ne jette pas de défaveur sur l'épreuve que lord Bûs» a voulu faire. Car la pensée qui lui a inspiré cette innovatioii. si elle était mieux réalisée que je n'ai pu y réussir, me seail* conforme k l'intérêt des sciences, honorable pour la mémoire dfi hommes laborieux qui laissent après eux des titres réels, et conçue dans l'esprit libéral de confraternité qui doit raUacber ea-

HfiLANOIS flCIENTIFIOVKS ET LITTÉRAIBBl. 1)7

semble les savanls de toutes les nations. Voici maintenant cette DoUce, qu'il m'a élé permis d'emprunter au procès-vârbal im" primé de la séance.

c Gat-Lussic (Louis-Joseph), l'un des physiciens et des chimistes les plus distingués de notre temps, naquit le G décembre 1778, h Saint-Léonard, petite ville du département de la Haute- Ytenoe, où son père exerçait la charge de procureur du roi. La ré?olution de 1789, qui éclata lorsqu'il sortait de l'enfance, coDtraignit sa famille à le garder prés d'elle, durant les années où il aurait pu recevoir une éducation classique, dans des temps mdlleurs. Cène fut ((u'en 1795, lorsqu'il avait déjà seize ans iKcompUs, qu'un peu de sécurité étant revenue, ses parents se décidèrent h l'envoyer à Paris pour y faire quelques études, et se préparer aux examens d'admission de l'École polytechnique.- Halheureusenient, une grande disette étant survenue, H. Censier, le chef de l'établissement où il était entré, se vit forcé de congédier tous ses pensionnaires. Uais les rares dispositions de Ûay^- Lusac, ot l'tunéoité de son caractère, lui ayant inspiré une vive aOeclioD, il le garda, plutét comou un flls que comme un élève. Grftce à cette heureuse assodation des qualités morales avec les dons de l'intelligence, qui le distingua toujours, il fut en état d'être admis 11 l'École polytechnique le 37 décembre 1797. Il en sortit le iî novembre ISOO, dans les premiers rangs du service des ponts et chaussées, où les meilleurs élèves se pressaient alors. Avant de raconter ses premiers succès dans la carrière scientifique, nous n'avons pas cru inutile de montrer les difficultés qu'il a dû traverser pour s'en ouvrir l'accès.

« Berihollet était alors professeur de chimie à l'École polytechnique, n remarqua ce jeune homme si bon, si zélé, si intelligent. 11 en fit son répétiteur, et bientôt il le fim près de lui, dans sa délicieuse retraite d'Arcueil, où, entouré de tous les instruments du {Ajsicieo et du chimiste,il travaillait à son grand ouvrage sur

la statique chimique, éclairé, soutenu, par les entreliens jouma-

i:,C00gIC

138 HiLANGES SCIENTIFIQUES ET LITTÉRAltES.

lien de son ami Laptace, dont, un peu plus tard, la résidence louchùt la sienne. Ce fut sous t'influence de ces deai hommes que Gay-Luasac prit son essor.

< Ils dirigèrent d'abord son jeune talent vers ce champ de redierches, commun & la physique et & la chimie, que le génie inventif de Dalton avait commencé à explorer avec une activité si féconde dans le mémoire intitulé Expérimental Essays, etc., qu'il publia en 1 801 * . C'était en effet, & cette époque, le SDJet de travail qui pouvait être le plus fructueux et le plus utile, pour fixer une foule de données dont l'emploi revient sans cesse dans les redierches expérimentaies, et qui étaient alors ignorées, on imparfaitement établies. Obéissant à cette inspiration, Gay-Lussac fit, dans la même année, 1 801 , son premier mémoire sur la dilatation du gaz et des vapeurs*; puis, sans s'arrêter, une foule de recherches sur le perfectionnement des thermomëu^ et des baromètres, sur la tension des vapeurs, leur mélangeavec les gaz, l'appréciation de leur densité, l'évaporation, l'hygrométrie, et la mesure des effets capillaires. Cela le conduisitjusqu'en 1803. Une occasion rare s'oSril dors, d'utiUser cet ensemble de connaissances physiques qu'il avait acquises. Il avait été chargé de faire, avec un de ses amis', une ascension aérostatique, pour savoir s'il était vrai que la force magnétique cesse d'agir hors du contact de la masse terrestre, comme on l'avait annoncé. Ils constatèrent, qu'au contraire, elle se conservait sans affaiblissement notable, dans l'espace libre, jusqu'à 4000 mètres d'élévaUon. Hais lear ballon s'était trouvé trop faible pour les porter plus haut tous deux ensemble. Alors Gay-Lussac fit seul une deuxième ascension, dans laquelle il s'éleva jusqu'à la hauteur de 7000 mètres, la plus grande qu'aucun homme ait jamais atteinte. Il confirma

■ Mimoim 4e It Sotiité pUUtioplàipK it MaïKbetter, I. V, put. II, p. 53S. 1 âjmalf dt ehiml*, U XUU, p. 137.

* L'auteur de cet «rtide.

MELANGES SCIENTIPIQUES KT LITTÊRAlIteS. 129

l'obserfation déjà faite sur la persistance de la force magnétique ; il rapporta de ces hautes régions, de l'air, qui, aaaiysë, se trouva aTOirla même composition qu'à la surface de la terre ; il y recueillit en outre une série de déterminations importantes, sur ledécroissement régulier des pressions, des températures, de l'bumidité atmosphérique, dans (oulVinlerralle de hauteur qu'il avait parcouru. Ce dernier succès venant, pour ainsi dire, courouner toutes ses précédentes recherches, acheva de lui donner, à très-juste titre, la réputation d'un physicien consommé. EfTectivement, s) l'on se reporte & l'époque de ces travaux, on ne saurait y méconnaître un progrès notable sur tout ce qui avait précédé. Les opérations, les appareils, ont un caractère de simplicité ingéoieuset qui distingua toujours Gay-Lussac. On y remarque une intention géoérale d'exactitude plus grande, et des résultats relativement plus précis. Toutefois, du point de vue où nous pouvons envisager aujourd'hui ces investigations, il est évident que le sujet en était trop complexe, pour être pénétré à fond par des procédés d'expérience aussi restreints. Il faut y appliquer des appareils d'une conception plus générale, et d'un mécanisme plus sûr, comme pins varié, pour embrasser l'ensemble de toutes les circoDstauces qui y concourent, pour suivre isolément chacune dans ses détails propres, et pouvoir ea recomposer l'etEet total. BdBq, il faut en exiger une précision tnen plus grande, pour apprécier, non pas seulement ce qae l'on pourrait appeler le gros des phénomènes, mais aussi et surtout leurs particularités spécifiques, qui en établissent le caractère essentiel et intime. Ainsi, le coeEGcient de dilalalion des gaz permanents et des vapeurs, trouvé par Gay-Lussac, était à la vérité, plus exact que celui de Dalton; mais il était encore loin de la réalité. En outre, tomme le physicien anglais, Gay-Lussac l'a cru pareil pour tous ces Ouides, tandis qu'il est sensililement différeut; et il l'a supposé aussi constant pour chacun d'eux, tandis qu'il varie avec les pressions et les températures. Or, toutes minimes que ces varia-

190 uiLANOIS SGIKNTIFIQGES BT LITTÉBIIRES.

tions nous apparaissent, dans les amplitudes restreiates oà nom pouvons les obserrer, la connaissance seule de leur exisleocei une importance capitale, puisqu'elle change toutes les idées que l'on avait pu concevoir sur la constitution des fluides aérifonnes, tant qu'on en faisait abstraction.

< Peul-ôtre Gay-Lussac comprit-il ce qui lui manqnEùt, ceqoi manquait aussi à son temps, pour suivre plus loin ce genre di redierches. Car, tout en faisant un heureux et habituel nage , des notions physiques qu'il avait acquises, on ne le voit plus y revenir; et, d^uis la formation de 1» Société d'Arcueil, eo 1807, il s'attacha presque exclusivement i des recherches de chimie; ce qui forme, pour ainsi dire, la seconde phase et la plus tffilisalt comme la plus durable de ses travaux.

<I1 oe serait pas possible de mentionner ici tous ses mémoiKS. : Us se suivent, presque sans interruption, dans les volumes des | Annales de chimie et de pkysigue, pendant plus de trente an- | nées. Partout, jusque dans les plus simples notes, on apenioit | ses qualités distinctives : un esprit droit, lucide| des concepUons nettes, et la fermeté de jugement qui le retient toi^'ours dau l'expression stricte des faits. On les reconnaîtrait à ces caracifres, sans qu'elles fussent signées. Pour montrer le rang élevé où il s'est placé comme chimiste, nous rappellerons seulement ceiH de , ses travaux qui, par leur nouveauté, leur importance, ou les progrès ultérieurs dont ils ontété l'origine, nous semblent mérileile plus d'être signalés.

c Celui que nous mentionnerons d'abord, lui fut suggéra pu une observation qui remonte presque au début de sa carrière chimique. En 1804, H. Alexandre de Humboldt, déjà célèbre pu son voyage aux régions équinoxiales, avait fait au jeune Ga)- Lnssac, l'honneur de se l'associer pour des recherches d'eudiométrie. Ils reconnurent que, dans la formation de l'eau, 100 parties en volume de gaz oxygène, se combinent, par la combustion, avec UD volume de gaz hydrogène si proche d'être égal à 300 pu-

bvGoogk'

MÉLANGES 8CIBNT1FIQUES ET LITTÉRAIRES. 431

lies, que l'on ne pouvait pas répondre expérimentalement de la différence'. La tendance de ces nombres vers une limite simple, frappa Gay-Lussac. Il soupçonna immédiatement que le rapport exact de 1 à 2 était le véritable, et que cette simplicité pouvait bien être an fait général, analogue, pour les volumes, à celui que Dalton avait découvert, pour les proportions de poids suivant lesquels les corps forment leurs combinaisons de différents ordres. Ajant suivi silencieusement celte idée avec persévérance, dans tous les cas d'application qu'il put trouver, il la présenta comme • certaine quatre ans plus tard, à la fin de 4808, non sans quelques crùnles de la part de ses amis*. Le résultat, tel qu'on peut l'é- DODcer aujourd'hui, consiste en ce que : Lorsque deux gax se tontbinent, leurs tolwnes ont entre eux des rapports numériquei simples; et le volume du composé qu'Us forment, étant eomidéré à [état de gax, présente aussi un rapport simple, avec la somme des volumes des gaz qui sont entrés dans la combinaison. Cette loi des volumes est devenue une des plus utiles que I'od ait trouvées en chimie, bien qu'il ail fallu quelque lemps pour qu'on en sentU la valeur. L'énoncé que nous venons d'en donner, ne diffère de celui de Gay-Lussac, que par une élaidue et une précision d'application, dues aux progrès du temps. La simplicité des rapports qu'elle suppose n'existe, et ne peut évidemment exister, qu'aulant que l'on néglige les inégalilés de dilatation des gaz, qui, étant presque toujours insensibles dans les expériences de chimie habituelles, restreignent, plulât Ihéoriquemeut que pratiquement, son usage. Il ne faut pas mettre à la charge de Gay-Lussac les systèmes que l'on a voulu y rattacher, en ne tenantpas compte de cette circonstance; car il ne les a jamais acceptés. Les spéculations hypottiéliques répugnaient souverainement & la nature de son esprit.

* Amaitt d» eUmtt, L LUI, p. US.

> Mtm«(ru dt la Société tfJranit, t. H, p. sot:

iBÎ MÉLANGES SCIBNTIFIQtieS ET LITTERAIHBS.

« Il dut se décider à Taire connallre cette loi des volumes, sus plus de retard, quaad il aperçut les utiles appUcaiions qu'elle avait déjà, dans une série de recherches chimiques, dont il s'èlait activement occupé avec U. Thénard, pendant tout le cours de cette même année 1808. La Qn de la précédente, 1807, venait d'être illustrée par une grande découverte, continnatioD heureuse des éludes patientes faites par Hisînger et Berzélias, sur le pouvoir du courant voltaïque pour désunir les éléments ' des corps composés. En soumettant les effets de ce pouvoir à des expériences nombreuses et précises, les deux chimistes suédois avaient constaté la faculté générale qu'il a non-seulement de séparer les principes des combinaisons, mais aussi de les t^anspo^ ter à des pAles contraires, par exemple l'oxygène des oxydes, et des acides, au pOle vitré ; le principe complémentaire, au pAle résineux. Durant l'année 1806, Davy s'était profondément occupa de ces phénomènes de transport. Concevant toute leur importance, il les avait multiples, variés, et il avait hit mille efforts pour fixer les conditions de leur, accomplissement. Il les reprit encore l'année suivante, avec des appareils voltaïques plus puis* sants, et il parvint à décomposer ainsi la potasse et la soude, n en avait extrait des substances d'apparence métallique, malléables, éminemment conductrices de l'électricité. D'une vue hardie et sûre, it les signala d'après ces caractères, comme deux métani simples, qu'il nomma le potassium et le sodium. Les deux alcalis en étaient des oxydes. Pendant que le grand chimiste anglaù poursuivait avec ardeur les innombrables effets de ces nouvelles substances, comme agents de décomposition des autres corps, Gay-Lussac et M. Thenard se jetèrent ensemble dans cette voie, ï sa suite. Ils découvrirent, et annoncèrent bientôt (7 mars 1808J un procédé chimique, qui fournissait les nouvelles substances beaucoup plus abondamment que les appareils voltaïques*. Ils

* Ils Brent arriver la potasse et ta soude roadum , au contact du fer is-

HILANGES SCIENTiriQtBS ET LITTisAIRES. 133

purent ainsi étudier leurs caractères propres, et leurs actions sur les autres corps, avec plus de facilité, de généralité, de précision. Dans la multitude de ses premières tentatives, Davy avait apoçn des indices évidents, -mais presque insaisissables, de la décomposition de l'acide borique, qu'il avait seulement signalés, sans pouvoir les snivre, pressé par tant d'autres objets. Mettant à profit les agents actifs qu'ils s'étaient procurés, les deux expérimentateurs français allaquërenl cet acide, en le'Chauffaat avec le potassium. Ils lui enlevèrent ainsi son oxygène, isolèrent son radical, qu'ils appelèrent le bore, et le reproduisirent aussi par synthèse*. Davf obtint bientdt après des résultats pareils, s'étant pourra désormais de potassium par la méthode chimique, dont il reconnut Doblemeol les avantages. Pendant cette année 4808 et les suivantes, les travaux incessants du savant anglais furent, poarGay-Lassac et Tbenard, le sujet fécond d'une vive et continuelle concurrence. Il ne fallait pas moins qu'une rivalité aussi active, pour mettre si vite au jour tous les trésors que renfermait sa découverte. La lutte s'établissait au profit de la science, dans les idées comme dans les faits. Ainsi, une dissidence d'un moment s'éleva, sur la nature des substances que Davy avait signalées. Les effets qu'on en obtenait, pouvaient se représenter à peu

cudesceot iDsint«Da ï one trte-haute températnra. Voyez Becherchtt pkgtlcotUmlijua, taitnparUM. Gay-LuM«c et Tbenard, t, 1, p. ^i et taiy.

* Lft prenûËre annonce de ce procédé et de ses rësnltats, fut conunuiiiqDée à l'Iutitatpu-aDenote, luesunomdeGay'LuuKet deTbensrd, le 30 Juin 1808. Elle [ut imprimée immédiatement dans le BMllellti de la Soelilé phlloatatUpie, poir le mois de juillet de cette même année, p. 173 Gay-Ltusac était alors grareiKnt malade d'une explosion qui avait failli l'aveugler. Davy annon;» des icnlaEiies du même genre, mais moins avancées, dans un mémoire daté du M Juin, qui eat inséré aui Trauaelloiu plUlowphiqim de 1S08, twy. p. SU, BOIe. Lea rétoltau déflnltlfs des deux chimistea français ont été consignés au lr«aiina-, dans les nV des lit et 19 novembre 1B08. Ceux de Davy le furent dans U f«fM Bakérlmne, datée du IS décembre , qui est insérée ani Traiuactio*i fUlôvphiquei de IBOV. voy. p. 75. Vof. aussi p. tl et A3, le passage où il reeoDD^l avec une entière sincéritâ qn'il se servit du prociMâ [Happy method) do Gay-Lussac et llienard, pour la préparation du potassium, préférablement à l'actioD volialque.

bvGoogk'

13i HéLANOSS 8CIENTIPIQUKS ET LITTÂRAIRKfl.

près aussi bien, en admettanl qu'elles fussent, comme il le croyait, des métaux simples, qui formaient la potasse et la sonde par leur combinaison avec l'oxygène; ou en supposant qn'e)l« fussent des hydrures de ces bases alcalines, totalement dépouillées d'eau. Cette dernière interprétation semblait se rattacher, mteni que l'autre, aux Idées antérieurement admises en France. Sou cette influence, Gay-Lussac et Thenard l'embrassèrent d'abord; mais une exploratiotf plus étendue des faits la leur St ensuite abandonner pour revenir au sentiment de Davy, qui est aujourd'hui adopté universellement dans toute l'extension qu'il lui avul donnée dès l'origine, les expériences ultérieures l'ayant plein^mentconBrmé*.

« Une alternative d'interprétation analogue s'offrit encore à leur esprit, quand eux, et Davy également, se servirent du potassium, pour essayer de décomposer les deux corps que Vm appelait, h cette époque, l'acide muriatique et l'acide muriatiqaE oxygéné. Mais, quoique la question fût particulière, elle avait une importance capitale pour la théorie de î^voisier, jusqu'alors universellemenl admise. Dans cette théorie, l'acide muriatiqne devait être le premier degré d'oxydation d'un radical InconDu; etl'acide muriatique oxygéné en était le deuxième. En comWnant ce second corps, & l'état de gaz sec, avec l'hydrogène gazeux, on reformait le premier, qui, alors, devait contenir de l'eau. Or, aucun procédé, aucun agent chimique, ne réussissait à y faire constater la présence des deux éléments de celle eau, qu'on y supposait; et l'on n'en pouvait jamais dégagsr qu'on seul, l'hydrogène. D'une autre part, on ne parvenait pas à ei' Uaire, du gaz muriatique oxygéné sec, la moiadrre trace d'oi^ gène. Après une active concuirence de recherches expérimeatales, variées des deux cAtés, avec une égale persévérance,

< Vo;ei la discuatioD de ce point de théorie, Ktchtrtlm plitUt^^Uttlfa, . 11, p. ai8 e

db,GoogIe

HBLANGEa SCIENTlriQDBS ET LITTàRAIREi. 435

Gay-Lussac et Thenard aperçurent que l'on pouyait éluder la difficulté, eu intervertissant les relations théoriques des deux corps ; c'est-à-dire, en considérant celui qu'on appelait oxygéné comme une substance simple, qui, par sa combinaison avec l'hjrdrogëne, formait l'autre acide*. Cette nouvelle vue faisait brèche à la tliéorie de Lavoisier, 06 l'oo suppose que l'oxygène est le seul principe acidifiant. Ils se bornèrent, trop prudemment peut-être, à la présenter comme également compatible avec lei faits; et, retenus par la considération des grands changements qu'elle nécessitait, dans l'ensemble de leurs rapports, jusqu'alon admis, ils continuèrent d'employer l'ancienne interprétation comme préférable. Davy n'était pas astreint aux mêmes réserves. Après beaucoup de tentatives, faites dans l'anGienne voie, il se prononça exclusivement pour l'idée que l'acide muriatique oxygéné était une substance simple, et il lui donna le nom de chlorine, en français cklore, qu'on lui a conservé*. Ce ehoix était conforme aux règles de la philosophie expérimentale, n'exigeant qu'une seule hypothèse, celle de la simplicité du chlore, tandis que l'autre Interprétation en exigeait trois, savoir : la présence de l'oxygène dans un des corps, de l'eau dans l'autre ; et, en outre, l'existence du radical inconnu. Mais l'initiative du doute, et l'énoncé de l'alternative, appartiennent, par leur date, anx deux chimiste» français, comme Davy l'a reconnu lui-même*. Or, si l'on considère I9 grande autorité des opinions qui régnaient anlour d'eux, on trouvera qu'il a fallu beaucoup de force el d'io-

< MémoiTi* dt la SoetéU d'JmtU, t. n, p. 39S. Lu i l'Iiutitat le 37 & Trier 18D9.

* Kanmlift un the oxtmvriaUe Mdd, «U., Plutôt. IVww. pourlBlO, p. 331. La 1 1& Société royftle le 13 Juillet 1810. Balcerian Leeivra. FMI. Traiu pour 1811, )d i la Société royale le 19 norembre 1810.

* Satareliet on (A« oxfmiaiatte acid, M. Philetopk. Trtuu. pour 1810, p. 331. ''qrn ausai, daos ce même mémoire, p. 333, la citation faite par Davy, del recbercbes de Gay-Lassac et Thenard, publiées dans le 3< vol. de la Soclilé i'itvieil, où l'iaitiatire de la uouTelle hypothèse eM consignte.

bvGoogk'

dépendaiice de jugement, pour s'eu affranchir, même jusque-U. C'est ce que des témoins, encore vivants, pourraient attester.

€ Les vues que cette controverse avait fuit naître, definrent très-utiles à 6a;-Lussac, lorsque vers la fin de f813, son attention se porta sur une nouvelle substance, qu'un manufacturier français, H. Courtois, avait découverte dans les lessives de nrechs. Le 6 décembre, il lut à l'Institut un court mémoire, dus lequel il établissait ses propriétés distinclives, et la désignait, comme substance simple, par le nom A'iode, en anglais toditu, qui lui est resté. Ayant reconnu, dès ces premières épreuves, son analogie avecle chlore, il l'avait engagée aussitflt, dans une multitude de combinaisons parallèles, où elle porta des caraclërei semblables. Il l'avait combinée de même avec l'hydrogèae, êtes avait obtenu ainsi un acide puissant, qu'il appela hydriodiqut, g'autorisani de ce nouveau fait, pour se rallier ouvertement ait mode d'interprétation qu'il avait voulu d'abord adopter, dans le cas du chlore. Quinze jours après, le 20 décembre, il annonta qu'il était parvenu à combiner aussi l'iode avec l'oxygène, d'où résultait un deuxième acide, qu'il appelait Viodique. Ceci pouvait paraître un aperçu contestable ; il le confirma plus tard, par une autre voie. Dans l'iotervalle de ces deux commuoications, Davy se trouvait k Paris, son génie lui ayant servi de titre à an passe-port excepUonnel. On vît alors un bel exemple d'émulation scientifique. On lui avait donné quelque peu de la nouvelle substance. Il en fit des essais eu petit, avec cette adresse ingénieuse qui lui faisait trouver, dans les moindres objets, des instruments d'expérimentation. À la prière de ses amis, au nombre desquels étaient ses émules, il consigna le résumé de ses observations, dans une note, qui fut lue k l'Institut le 43 décembre, après la première, et avant la seconde communication de Gay- Eu-ssac. Tous deux, depuis, continuèrent k s'occuper de ce sujet, pendant l'année suivante, avec une égale activité d'esprit, mais dans des conditions de travail bien différentes. Davy, devenn

riche par un mariage récent, se niDdait avec sa femme en Italie. Quelque; instruments de précision et de maDipulation, quelques réactifs chimiques bien purs, les plus indispensables, lui composaient un laboratoire portatif, qui le suivait partout, et lui suiB- SBit. 11 n'avait & sa disposition qu'une petite quantité d'iode, et ne pouvait donner aux expériences que les moments de loisir d'un voyage d'agrément. Mais sa pensée y était toujours. Des trois mémoires qu'il adressa k la Société royale, au sujet de l'iode, le premier est daté de Paris, le second de Flol«nce, le troisième ' de Rome*. Ce dernier est du mois de février 1815. Il contient la découverte de l'acide iodique, k l'état solide et cristallisé, tandis que Gay-Lussac ne l'avait obtenu qu'en dissolution dansl'eau, on en combinaison avec des bases, de manière à en donner toutefois l'analyse exacte. Du reste, par une conséquence naturelle, ces mémoires de Davy offrent une ricbe collection de faits détachés, babilement vus, plutAl qu'un travail d'ensemble. Gay-Lussac, mieux pourvu de matière, d'instruments, et de temps, effectua ce travail dans les sept premiers mois de 1 81 i *. Guidé par l'analogie qu'il avait reconnue entre le cbloreet l'iode, il développa savamment et patiemment ce parallèle. Il suivit la nouvelle substance dans toutes ses combinaisons, acides, salines, métalloïdes, Jthérées, dont il assigna la composition ; et il fixa toutes ses pro< priélés spéciales, si exactement, que l'on a pu seulement, depuis, étendre les résultats qu'il avait obtenus, ou perfectionner les procédés qu'il avait employés, sans rien trouver k reprendre L ses déterminations. Étant parvenu à extraire l'acide iodique des 'odales, le même seutiment de correspondance le conduisit à Wtain pareillement l'acide cblorique des chlorates, d'où on ne

' franiaetlcnt pMloiofki^et ponr IGtt, p. 74, dsté de Psri», 10 décembre ■N3, Iq t 1b goc. rof *le, 10 Janvier ISlt ; même velume, p. tS7, d*Ue de Fto- "»« 13 mirs'iSii, lu i 1» Soc royale 18 Joln ISIA. Tram. Philo», pour "U. p. 103, iiM.X6 de Rohm, 10 fân-ier IBIS, la h la Soc. njHa 10 avril ISIS.

■ 8m mtmoire fat la h llnatiLst, le 1" wM 1S14.

t3S MÉLANGES SCIENTIFIQUES ET LITTiSAISBS.

l'avait pas encore retiré ; et il en donna l'analyse exacte en pn>portions de poids, ainsi que de volumes. Son mémoire, tosèrè au tome XCI des Annales de chimie, présente un remarqnalte ensemble de toutes les connaissances physiques et cliimiques, appliquées à l'ëtadfl d'un nouveau corps, avec une sûrelè de jugement, et une finesse de tact, <fui ne laissent rien d'ineerlûo ou d'inexploré. Il est aussi complet et parfait qu'un travail cbiroique peitt l'être, jt son temps donné. C'est U que Gay-Lnsssc donna le premier exemple de l'emploi qu'on peut faire de la loi des volumes, pour conclure, par induction, la densité des vapeurs des corps, que l'on ne sait pas vaporiser matériellement. H se servit de cette méthode pour calculer la densité de la vapeur de l'iode qui n'était pas encore connue ; et l'expérience a cooGraïf depuis cette détermination, si hardie alors.

« Un an plus tard , en 1 81 5, Gay-Lussac mit le sceau à sa réputation de chimiste, par la découverte de l'azoture de carbone, ou «jrono^^- Indépendamment d'une multitude de faits nouveaux qu'elle a donnés, et de la lumière qu'elle a jetée sar beaucoup de points jusqu'alors obscurs, cette découverte a été d'ooe haute importance pour la science chimique, sous deux rapports. D'ahord, parce qu'elle a offert le premier exemple d'un corps composé, qui porte et garde, dans ses combinaisons, les caractères, de simultanéité que l'on avait cru jusqu'alors appartenir aux substances réputées simples; en outre, parce que, venaol après la découverte de t'iode, et après l'hypothèse sur la simpU* cité du chlore, elle acheva de montrer avec évidence que l'oiy* gène n'entre pas comme élément nécessaire, dans la coroposilion des corps qui possèdent les propriétés d'un acide ou d'un sel. Gay-Lussac étudia ce nouveau produit, dans toutes ses phases de combinaisons et d'isolement * : il détenntna toutes ses propriétés physiques et chimiques immédiates. Il définit rigoureo-

• iMU^t de eUmie, t, XCV, p. 130 et suif.

temeot sa composition, par deux procédés d'analyse précis et divers : d'abord en le faisant détoner dans l'eudiomëtre de Volta; pais en le brûlant par le bioxyde de cuivre, ce qui était un per- Feclionneinent considérable de la méthode qu'il avait antérieurement im^inée avec M. Thenard, pour analyser les matières organiques par voie de combustion. Il développa alors toutes les particularilés de constitution, tant du cyanogène môme, que de KS combinaisons, dans leurs rapports avec la loi des volumes qu'il avait découvertes. On retrouve, dans ce beau travail, toutes ks excellentes qualités d'esprit qu'il avùt montrées dans l'étude de l'iode. Hais la sagacité et la sttreté avec lesquelles il sut saisir les caractères si imprévus du nouveau produit qu'il avait formé, complËtërent l'idée que l'on avait conçue de son mérite, en y ajoutant la gloire d'un inventeur pénétrant et prudent.

* Ici, il donna le second exemple pratique, de la loi des volâmes employée pour calculer la densité des vapeurs des corps non vaporisables. Les nombreuses vérifications qu'il en avait Isites sur les composés divers des corps gazeux, lui ayant inspiré toute confiance dans ses applications, il eut la hardiesse d'en Mnclure la densité que devait avoir la vapeur du carbone, lapelle se trouvait être un élément commun à toute la série des prodaits qu'il avùt à étudier. Il l'inféra de la composition de l'acide carbonique, en supposant que 1 volume de ce gaz reniffme i volume d'oxygène, plus I volume de vapeur de carbone, •*!« condensation; et le nombre ainsi obtenu lui servit ensuite *Tec succès, pour exprimer tojis ses autres produits par des rapports simples de volumes, d'oti résultait leur composition pono^e. Evidemment, la certitude de ce genre d'induction n'est fus absolue, puisqu'elle se fonde sur le rapport de contraction ou ueipansion que l'on attribue aux vapeurs composantes, dans les ^peurs composées, en leur appliquant de plus la loi de Mariotte lui ne s'y adapte pas avec une entière rigueur. Mais, sauf ce iinin inconvénient, qui est inévitable, le rapport supposé de-

db,GoogIc

vient d'aulant plus probable, qu'on rétablit, dans (^aqne cas, sur des analogies de combinaisons plus înUmes. D'ailleurs, d'après le principe général de la loi, si le nombre représotitif de la densité auquel on est conduit, n'est pas le véritable, il ra sera toujours approximativement un mulliple simple; ce qui permettra de l'introduire dans la série des combinaisons, »bs dénaturer leurs relations essentielles. Cette extension doiiDé« par Gay-Lussac à la théorie des proportions définies, a été une des ioDOvations les plus hardies et les plus fécondes que l'on ait apportées, de nos jours, dans la science chimique.

« Poursuivant toujours la même vue, il montra peu apréi, dans une courte note, comment des corps composés, phjsiqnemeut très-divers, étant considérés à l'état de gaz, peuvent élie idéalement constitués par des groupes de vapeurs représentant d'autres corps, toujours les mêmes, mais assemblés en nomlHH divers et simples, de volumes gazeux*. Cette conception est reconnue aujourd'hui comme la seule rationnelle et générale, par laquelle on puisse exprimer et mettre en évidence, les rapports de composition des substances organiques entre elles. Il ne faol pas imputer à ce principe l'abus qu'on en a pu Taire, en prauut, contre l'intention de son auteur, ces possibilités de représentation pour des réalités absolues, comme cela est arrivé trop souvent.

t L'espace nous manque pour analyser, même pour mentionner, une foule d'autres travaux importants de Gay-Lussac. Nom avons pu citer seulement, parmi leur grand nombre, ceux qui nous ont paru le mieux le caractériser. Pendant les années qu'il y consacra, son talent reconnu l'éleva sans effort, k tous les honneurs des sciences. Professeur de physique ou de chimie, dut plusieurs établissements publics, il porta dans son enseignemâit. comme partout ailleurs, la dignité simple et un peu froide de

• iWiiKH d« chimie, L XCV, p. 311.

■es manières, avec la netteté, la droiture, la justesse d'apprëcialioD, qui étaient habituelles h son esprit. Hais ensuite, una autre carrière, sinon plus belle ou plus attrayante, du moins plus profitable k ses intérêts de fortune,, s'ouvrit pour lui, et l'absorba bienlét presque entiëremeat. Depuis 1805, il était membre du comilé consultatif des arts et manufactures, établi près le minist^ du comoierce. Bn 1818, on l'attacha aussi fa l'administratioD des poudres et salpêtres. Il s'était marié eu 1808, à une personne dont l'affection répondait à la sienne, et il était devenO père de famille. Dans ces circonstances, it parut regarder désormais comme un devoir de tourner son talent vers les applications. Ce fat ainsi qu'il publia successivement des instructions pratiques ffone grande utilité, sur la fabrication de l'acide sulfurique bydnilé, sur les essais des chlorures décolorants, des alcools, des ilcalis employés aux usages du commerce, etc. On y retrouve ton même caractère d'adresse ingénieuse, d'exactitude, d'habileié pmdente, adapté avec une rare intelligence, à la simplicité des manipulatioas industrielles. En cherchant à se rendre l'industrie profltable, il voulait aussi l'avancer; et son intégrité n'aurait «msenti pour aucun prix, comipe le (ont tant d'autres, à propager, ou à étayer par l'autorité de son nom, des procédés, ou des cotreprises, dont le succès ne lui aurait pas paru assuré scientillpement. C'était toujours le même homme, dans une autre sphère. En 1 829 il fut nommé essayeur du bureau de garantie ^ la monnaie, emploi trè^-lucratif; et, au lieu des procédés de h coupeltation employés exclusivement jusqu'alors, it imagina <t introduisit dans les opérations qu'on lui confiait, l'essù de ''■rgent par la voie humide, ce qui leur donna un degré nouveau *• remarquable de facilita de rapidité', de précision. Il prit aussi Oesérieun intérêts dans une fabrique de glaces, qui furentsuivis ^ grands avantages réciproques. Depuis qu'il fut entré dans '^tevoie des affaires, il dut, pour sa consistance même, désirer (TiMir une place dans tes grandes assemblées politiques. 11 fut

m UÊLANGIS 8CIENTIFIQDES ET LITTÉBAIHES.

nommé membre de la Chambre des députés en 4831 ; puis en 1839 membre de la Chambre des pairs. Hais, beureusemeat pour lui, il échappa aux iDCODvéuicDtsde ces positions périllCDSK, parce que, n'y remplissant que le r61e passif d'un savant codâÎdéré, il s'arrangeait politiquement h peu près de tout, et ne ^ sait obstacle à personne. Cette dernière phase de sa vie, fut donc bonorablemeut industrielle et sociale, plutôt que scieotlfiqut. Il est mort le 9 mai ISSO, d'une atrophie du cœur, dans es soixante-douzième année, après s'être longtemps bercé de T^pérance de revenir un jour aux nobles travaux qui avaient M sa célébrité.

iiv'Goo^lc

Page 1