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MÉLANGES SGIBNTiriQUES ET LITTERAIItEfl.
appartenant aux six ministères, et bornez-vous à en faire la lecture. Prévenu par les deux écrits que .vous aurez lus d'abord, vous remarquerez avec une vive curiosité, mais sans trop de aurprise, leur grand nombre, les subdivisions multipliées de leur hiérarchie, et la singularité des attributions assignées à plusieurs d'entre eux. Gela fait, adoptez la même marche qu'a suivie le tra<ducteur. Lisez le texte continuement, d'un bout à l'autre, sans recourir aux commentaires. Vous le comprendrez en gros, incomplètement, et beaucoup de détails vous échapperont, ou vous n'en apercevrez pas les relations et l'objet. Mais vous aurez transporté votre esprit dans ce monde ancien ; vous en aurez reconnu l'ensemble ; vous comprendrez le système d'idées qui y domine, et vous serez familiarisé avec Tétrangeté des formes qui les revêtent. Votre condition sera celle d'un voyageur qui vient de parcourir rapidement un pays inconnu. Reprenez alors patiemment la lecture du texte, phrase par phrase, en vous aidant cette fois des commentaires, comme d'un interprète intelligent qui vous accompagne. Vous en apercevrez distinctement tous les détails ; vous en comprendrez l'application et le but ; vous saisirez leurs rapports ; en un mot, vous serez tout à fait naturalisé. Quand vous aurez rempli ces formalités d'une étude critique qui vous mettra en possession complète du texte, si vous avez besoin de retrouver quelque détail isolé, ou de rassembler ceux qui se rapportent à un même ordre de faits, d'idées, de règlements, de pratiques, usez librement du glossaire alphabétique placé par le traducteur à la fin de l'ouvrage, et dans lequel on entre par les idées européennes. Il vous mènera droit à votre but, et vous mettra en main tout l'ensemble des ma^ tériaux que vous cherchez, puisqu'il vous indiquera exactement le kiven et le folio du kiven où chacun d'eux se trouve. Vous n'au^ rez que la peine de les en extraire. Pour les simples curieux, ce glossaire offrirait à lui seul la lecture la.plu8 singulière et la plus piquante; mais ce serait dégrader Timmense travail dont il ré* suite, que de lè présenter comme pouvant servir d'amusement
à une vulgaire curiosité. Il a coûté trop cher pour un tel but.
Mon pauvre fils y a usé le reste de ses forces, et consumé les cinq dernières années de sa vie. Je dois remercier Dieu , de m'avoir accordé après lui assez de jours pour avoir pu achever d'élever ce monument à sa mémoire, avec Fassistance de son maître. En me dévouant à ce pieux devoir, je croyais Favoir près de moi, et qu'il ressentait ce dernier témoignage de notre mutuelle affection. Oui, il y a des communications de sentiments qui survivent à ce mystère de la mort, et qui rejoignent encore les âmes aimantes qu'elle a séparées I
Je ne puis mieux terminer ce dernier adieu que je lui adresse, qu'en rapportant ici les touchantes paroles prononcées par M. Langlois à ses obsèques comme président de l'Académie des inscriptions, et la notice lue par M. Mohl à la dernière séance annuelle de la Société Asiatique sur l'ensemble de ses travaux. On verra, dans ces deux écrits, les diverses phases de sa vie laborieuse, la simplicité de ses goûts, son dévouement à l'étude, la liste de ses ouvrages, et l'expression des sentiments d'estime que' l'honnêteté de son caractère avait inspirés. Voilà tout ce qui reste de lui pour le monde. Mais, que peut chacun de nous espérer, ou souhaiter de plus pour la consolation de ceux qui lui survivent, que de laisser ainsi, après soi, le souvenir de quelques services rendus, et des regrets* î
* Je n'ai pas cru devoir reproduire ici les deux témoignages d*estime donnés à la mémoire de mon fils par les personnes que je viens de nommer. Mais je n*ai pu me résoudre & supprimer ce dernier adieu que je lui adressais. J. B*