‹ Mélanges scientifiques et littéraires (volume 2)Chapitre 16 sur 86 · AUX OBSÈQUES DE M. BOULEY · texte numérisé non relu

AUX OBSÈQUES DE M. BOULEY

le présent, les noms de Pasteur et de Bouley. Il comprendrait que sous cette froide pierre repose un homme qui soutint de ses plus énergiques efforts le développement de découvertes grandes et d'un art nouveau, et qui dans son temps eut le mérite de se consacrer à la gloire de son ami pour la gloire de la science.

Car, ne l'oublions pas, messieurs, ce qui fera le caractère particulier de la carrière de Bouley et l'unité de sa vie scientifique, c'est qu'il reconnut les lois providentielles qui unissent l'homme aux animaux et qui, sans se confondre, se rapprochent dans le cadre d'une même physiologie et d'une même pathologie : c'est qu'il soutint résolument et proclama pendant quarante ans la nécessité de plus en plus impérieuse de rattacher l'art encore jeune de la médecine vétérinaire à la vieille science de la médecine humaine.

Adieu, cher et illustre confrère ! Un jour la Société nationale d'agriculture vous rendra un plus complet hommage, et vous décernera les honneurs dus à ceux qui ont mené les grandes batailles de la vie scientifique.

Recevez en ce moment suprême les regrets unanimes de notre Compagnie et l'expression des sentiments les plus affectueux et les plus douloureux de tous vos confrères.

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