AUX OBSÈQUES DE M. BARRAL
s'unit chez lui à l'ardeur d'agir, et on le vit s'engager dans des voies où son talent d'écrivain et sa capacité de travail devaient lui assurer de rapides succès.
C'est ainsi qu'avec Bixio il dirigea le Journal d'agriculture pratique, qui le conduisit à publier tant d'ouvrages excellents dans lesquels il vulgarisa la science agricole et fît faire de réels progrès à l'agriculture.
L'agriculture fut, en effet, la pensée maîtresse, ou plutôt la passion de sa vie. Dans ce cadre, il trouvait groupés tous les problèmes de la nature et de la société, et son ardeur naturelle pouvait s'exercer sur les sujets les plus divers, sans jamais se fatiguer ou s'épuiser.
Les services qu'il a rendus sont incontestables. On consultera toujours avec fruit les articles, discours, rapports, mémoires, éloges, qu'il publia dans le Journal et 'agriculture ou dans le Recueil de notre Société. Le gouvernement l'honorait de sa confiance. Toujours en mouvement, toujours en mission, toujours prêt à la peine et au travail, il parcourait sans cesse la France, inspectant les Concours, dirigeant des enquêtes, faisant des rapports, et tenant la presse, le gouvernement et notre Société au courant de tous les changements que le cours du temps amène dans les conditions de la culture et des cultivateurs.
La Société nationale d'agriculture, en lui confiant le poste éminent de secrétaire perpétuel, couronna ses efforts. Il répondit à ce témoignage de confiance par un dévouement absolu.
On sait la part considérable qu'il prit à la réorganisation de notre Compagnie et à son installation dans l'hôtel que nous a généreusement légué M. de Béhague ; mais ce qui mérite particulièrement notre reconnais-